Monuments et lieux touristiques de la ville de Reims
Reims est classée ville d'art et d'histoire.
Ce palais archiépiscopal, construit à Reims entre 1498 et 1509, puis reconstruit en partie en 1675 et après l'incendie du 19 septembre 1914, doit son nom à son plan qui était, au Moyen Âge, en forme de lettre T (tau en grec). C'était le lieu de résidence des rois à l'occasion de leur couronnement. La salle du Tau, où se tenait le banquet royal, héberge une immense cheminée datant du XVe siècle.
Depuis 1972, le palais du Tau est un musée national qui abrite la statuaire déposée de la cathédrale, les tapisseries qui y étaient exposées et, dans deux chambres fortes, le Trésor, qui comporte notamment des reliquaires et de nombreux objets utilisés à l'occasion du sacre des rois de France. Parmi ces reliquaires, on peut citer le talisman de Charlemagne, cadeau du calife Haroun ar-Rachid. Ce bijou en or, émeraude, perles et saphirs contenant une épine de la vraie Croix, a été trouvé au cou de l'empereur quand il a été exhumé, en 1166. Il est au palais depuis 1919.
Le Palais du Tau est classé au patrimoine mondial par l'UNESCO. Il accueille environ 100 000 visiteurs par an.
La basilique Saint-Remi est un édifice religieux chrétien, construit aux alentours de l'An mil, dans la ville de Reims (Champagne). Après la cathédrale, qu'elle égale presque en taille, la basilique Saint-Remi est l'église la plus célébre de Reims. Elle fut longtemps rattachée à une importante abbaye. Saint-Remi date des XIe,XIIe,XIIIe et XVe siècles. Cette église contient les reliques de l'évêque saint Remi (évêque de Reims), qui a baptisé Clovis, roi des Francs, en l'an 496 de l'Incarnation, après la bataille de Tolbiac.
Dans la région de Reims, on a coutume de prononcer saint Remi (voire R'mi), car l'accent aigu n'existait pas à l'époque. Cette coutume de prononciation perdure jusqu'à aujourd'hui.
La basilique a été consacrée par le pape Léon IX en 1049. Ce pape, né à Eguisheim en Alsace (nom actuel de la région), voyageait beaucoup entre les régions actuelles d'Italie, de France et d'Allemagne. On peut noter qu'après qu'il fut fait prisonnier par les Normands et après sa mort en 1054, il y eut un schisme entre l'Orient et l'Occident.
L'édifice adopte le plan de la basilique. La nef et les transepts, de style roman, sont les plus anciens, tandis que la façade du transept sud est la partie la plus récente. Le chœur et l'abside remontent quant à eux aux XIIe et XIIIe siècles.
Les monuments de valeur qui se trouvaient au sein de l'église par le passé ont été pillés durant la Révolution, et même la tombe du saint est une reconstitution récente. Il reste toutefois des vitraux du XIIe siècle dans l'abside, ainsi que des tapisseries représentant l'histoire de saint Remi, données par Robert de Lénoncourt. La Basilique Saint-Remi ainsi que l'abbaye bénédictine attenante du XVIIIe. (Musée Saint-Remi, collections gallo-romaines notamment) sont classées au patrimoine mondial par l'UNESCO.
Le 1er août 1918 des obus allemands s'abattent sur la basilique, le toit s'enflamme et s'effondre. Les murs restent intacts mais le sol est couvert de décombres et il ne reste plus que les transmitions de l'orgue Brisset. Ce n'est qu'en 2000 que la basilique se verra à nouveau dotée d'un grand orgue du facteur Bertrand Cattiaux.
Le pape Jean-Paul II a effectué un voyage à Reims en 1996, pour commémorer le 1500e anniversaire du baptême, par saint Remi, du roi des Francs.
L'Église Saint-Jacques est, après la basilique Saint-Remi, la plus ancienne église conservée de Reims, sa construction remonte au XIIe siècle. Elle desservait le quartier neuf de la couture (actuelles place Drouet-d'Erlon et rues Buirette), loti par l'archevêque Guillaume aux Blanches mains.
L'église possède un chevet du XVIe siècle et des vitraux contemporains de Joseph Sima, peintre tchèque ayant appartenu au Grand Jeu, et de Jacqueline Vieira Da Silva. Depuis quelques années, elle a retrouvé son clocher à lanterne détruit pendant la Première Guerre mondiale.
C'est sur cet édifice que Henri Deneux mit en place en 1920-21 une charpente en éléments de ciment armé assemblés et démontables, procédé qu'il utilisa par la suite sur la cathédrale de Reims dans des dimensions plus beaucoup plus importantes.
- Basilique Sainte-Clotilde
Basilique de Reims élevée en 1898 par l'architecte rémois Alphonse Gosset (1835-1914) pour le quatorzième centenaire du baptême du roi Clovis. Placé sous le vocable de sainte Clotilde, cet édifice de style byzantin rend hommage à l'épouse de Clovis qui fut à l'origine de la conversion du roi des Francs.
Construite à l'instigation du cardinal Benoît-Marie Langénieux alors archevêque de Reims, cette basilique devait être celle des saints et saintes de France. Il sollicita pour cela tous les diocèses qui offrirent des reliques des saints ayant marqué l'histoire de France. Celles-ci furent déposées dans la crypte où s'accumulèrent cent-vingt reliquaires et plus de deux mille reliques.
La basilique Sainte-Clotilde a été l'un des lieux de commémoration du quinzième centenaire du baptême de Clovis en 1996 en présence du pape Jean-Paul II.
- Temple protestant de Reims
Le Temple protestant de Reims est situé 13 bis, boulevard Lundy, à Reims. Il fut construit par l'architecte Charles Letrosne après la destruction de l'ancien temple pendant la guerre de 1914-18 et qui datait de 1867. La première pierre de l'édifice actuel fut posée le 23 octobre 1921. Dédicace le 24 juin 1923.
Les peintures murales en art déco de Jaulmes ont été couvertes d'une peinture blanche en 1973, mais on peut toujours y voir les vitraux de Jacques Gruber, notamment le vitrail central qui représente quatre figures de la Réforme protestante du XVIe siècle (Bèze, Farel, Zwingli et Calvin).
La porte de Mars (ou porte Mars) date du IIIe siècle, ce qui fait d'elle le plus ancien monument de Reims. Elle tient son nom de la proximité d'un temple dédié à Mars le dieu romain de la guerre. C'est un arc de triomphe de 33 mètres de long (le plus long du monde romain) pour 13 mètres haut, constitué de 3 arches bordées de colonnes. L'intrados des voûtes, aujourd'hui très dégradé, offre une rare et intéressante représentation d'une moissonneuse gauloise.
- Cryptoportique gallo-romain
Le cryptoportique de Reims est une galerie souterraine en forme de U à l'endroit actuel de la Place du Forum. C'est certainement l'endroit où (ou au-dessus duquel) se trouvait le forum romain pendant l'antiquité.
- Chapelle Notre-Dame-de-la-Paix (dite "Chapelle Foujita")
De son vrai nom chapelle Notre-Dame-de-la-Paix, la chapelle néo-romane a été décorée par le peintre Léonard Foujita. Sa construction a commencé en 1965 et s'est terminée en 1966.
En 1964, Léonard Foujita (converti au catholicisme) décide avec René Lalou (son parrain, qui dirigeait la maison de vin de Champagne Mumm) de construire une chapelle romane à Reims.
Le cimetière du Nord, ouvert en 1787, est le plus ancien de la ville de Reims.
La chapelle Sainte-Croix, qui reçut le corps du chevalier de Rougeville, connu sous le nom de chevalier de Maison-Rouge, par le roman d'Alexandre Dumas, est classée Monument historique.
Construit à la fin du XVIIIe siècle et inauguré en 1787, i1 contient les restes de la plupart des citoyens qui depuis ont illustré la ville. L’architecture funéraire ayant, dès l'antiquité, été l’objet de soins particuliers à Reims, un certain nombre de monuments, œuvres des architectes rémois : chapelles, sarcophages, cippes et stèles, y sont remarquables par leur conception et leur exécution, en pierre, marbre et granit. Parmi eux, il faut surtout distinguer la tombe de l'abbé Miroy, illustrée par une belle statue couchée en bronze, œuvre de René de Saint-Marceaux. L'abbé Miroy, curé de Cuchery, accusé d’excitations à la résistance armée, fut fusillé par les Prussiens le 12 février 1871, après l'armistice. Son monument fut élevé par souscription ; il est représenté tombant frappé par les balles ennemies et rendant le dernier soupir comme un juste. Le statuaire a saisi le drame sans recourir à aucune exagération ; cette œuvre, quoique son début, montrait déjà les grandes qualités que cet artiste n’a cessé de développer depuis : élévation de la finesse d'observation, distinction du goût, richesse de coloration pour animer la matière
Cimetière du Sud, à Reims
18, boulevard Dieu-Lumière, à Reims.
Ouvert en 1832.
On peut y voir les sépulture de l'amiral Jean-Pierre Esteva, Clémence de Pibrac, Maurice Prévost, etc.
Cimetière de l'Est, à Reims, avenue Jean-Jaurès, à Reims.
Ouvert en 1891.
Sépultures à voir : Mausolée des écuyers de cirque Gruss, sépultures de Roger Gilbert-Lecomte, Jean Goulden, Louis Théron, John Littleton, etc.
Cimetière de l'Ouest, rue de Bezannes, à Reims.
Ouvert en 1893
Sépultures à voir : Edmond Chauvet, Édouard Redont, Enguerrand Homps, etc.
- Cimetière de l'Avenue de Laon
- Cimetière paysager de La Neuvillette
- Crématorium de Reims
- Hôtels particuliers du boulevard Lundy
Le boulevard Lundy est le plus prestigieux de la ville de Reims.
On peut y voir les hôtels particuliers des principaux négociants en vins de Champagne et de la laine.
L'hôtel de Brimont est un hôtel privé, à Reims, construit par l'architecte Paul Blondel, grand prix de Rome, pour la famille Ruinart de Brimont, en 1897. Ancien siège du Champagne Ruinart.
L'hôtel se trouve au 34, boulevard Lundy, à Reims.
- Hôtel des Crayères
- Hôtel Mignot
Hôtel Mignot, 17, boulevard Lundy, à Reims
Construit en 1911 par l'architecte Bocage pour Édouard Mignot, fondateur des Comptoirs français.
Hôtel Godbert est un hôtel particulier, à Reims, construit par l'architecte Édouard Lamy, en 1875, pour le manufacturier Rose-Croix Godbert.
Il se trouve au 2, boulevard Lundy, à Reims.
- Hôtel Werlé, dit Roederer
Hôtel Werlé, dit Roederer, 23, boulevard Lundy, à Reims.
Construit pour le comte Alfred Werlé. Aujourd'hui propriété du Champagne Louis Roederer.
- Hôtels du quartier des Moissons
Autres musées et monuments:
- Tours de la cathédrale Notre-Dame : 13 548 visiteurs (1999)
- Musée-abbaye Saint-Remi (collections gallo-romaines, etc.) : 42 788 vis. (1999)
- Ancien Collège des Jésuites (XVIIe s., planétarium…) : 43 240 vis. (2002)
- Musée des Beaux-Arts : 34 638 vis. (2002)
- Musée de la Reddition (1945) : 16 126 vis. (2002)
- Hôtel le Vergeur (musée du vieux Reims) : 11 547 vis. (1999)
- Musée de l'automobile de Reims Champagne : 15 000 vis. (2002)
- Fonds régional d'art contemporain Champagne-Ardenne (FRAC) : 3653 vis. (2002)
- Musée du Fort de la Pompelle (Première guerre mondiale) : 23 700 vis. (1999)
- Musée de la base aérienne 112 et de l'aéronautique locale (un siècle d'aviation à Reims et dans ses environs)
A proximité de Reims :
- Musée du Fort de la Pompelle (Première guerre mondiale) : 23 700 vis. (1999)
- Musée de la base aérienne 112 et de l'aéronautique locale (un siècle d'aviation à Reims et dans ses environs)
Pour les XIXe siècle, les églises :
- Saint-Maurice (partiellement reconstruite en 1867et après l'incendie de 1943)
- Saint-André, qui possède un vitrail du XVIe siècle ;
- Saint-Thomas (bâtie entre 1847 et 1853 sous le patronage du cardinal Gousset qui repose maintenant entre ses murs);
ne sont pas dénuées d'intérêt.
Parmi les églises construites au XXe siècle, hormis Saint-Nicaise, classée parmi les monuments historiques, on peut distinguer :
- Saint-Benoît du quartier Laon-Zola, construite vers 1910 ;
- Saint-Jean-Marie-Vianney du quartier Wilson, intéressant édifice des années 1960 malgré les vicissitudes ;
- Saint-Vincent-de-Paul du quartier Europe, exemple réussi d'architecture contemporaine en béton armé.
Lien : Plan intéractif des églises de Reims
Lien : Vers les musées de Reims et des alentours
Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Reims#Monuments_et_lieux_touristiques