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samedi 30 décembre 2006

Monuments et lieux touristiques de Reims

Monuments et lieux touristiques de la ville de Reims

Reims est classée ville d'art et d'histoire.

  • Palais du Tau

Ce palais archiépiscopal, construit à Reims entre 1498 et 1509, puis reconstruit en partie en 1675 et après l'incendie du 19 septembre 1914, doit son nom à son plan qui était, au Moyen Âge, en forme de lettre T (tau en grec). C'était le lieu de résidence des rois à l'occasion de leur couronnement. La salle du Tau, où se tenait le banquet royal, héberge une immense cheminée datant du XVe siècle.

Depuis 1972, le palais du Tau est un musée national qui abrite la statuaire déposée de la cathédrale, les tapisseries qui y étaient exposées et, dans deux chambres fortes, le Trésor, qui comporte notamment des reliquaires et de nombreux objets utilisés à l'occasion du sacre des rois de France. Parmi ces reliquaires, on peut citer le talisman de Charlemagne, cadeau du calife Haroun ar-Rachid. Ce bijou en or, émeraude, perles et saphirs contenant une épine de la vraie Croix, a été trouvé au cou de l'empereur quand il a été exhumé, en 1166. Il est au palais depuis 1919.

Le Palais du Tau est classé au patrimoine mondial par l'UNESCO. Il accueille environ 100 000 visiteurs par an.

  • Basilique Saint-Remi

La basilique Saint-Remi est un édifice religieux chrétien, construit aux alentours de l'An mil, dans la ville de Reims (Champagne). Après la cathédrale, qu'elle égale presque en taille, la basilique Saint-Remi est l'église la plus célébre de Reims. Elle fut longtemps rattachée à une importante abbaye. Saint-Remi date des XIe,XIIe,XIIIe et XVe siècles. Cette église contient les reliques de l'évêque saint Remi (évêque de Reims), qui a baptisé Clovis, roi des Francs, en l'an 496 de l'Incarnation, après la bataille de Tolbiac.

Dans la région de Reims, on a coutume de prononcer saint Remi (voire R'mi), car l'accent aigu n'existait pas à l'époque. Cette coutume de prononciation perdure jusqu'à aujourd'hui.

La basilique a été consacrée par le pape Léon IX en 1049. Ce pape, né à Eguisheim en Alsace (nom actuel de la région), voyageait beaucoup entre les régions actuelles d'Italie, de France et d'Allemagne. On peut noter qu'après qu'il fut fait prisonnier par les Normands et après sa mort en 1054, il y eut un schisme entre l'Orient et l'Occident.

L'édifice adopte le plan de la basilique. La nef et les transepts, de style roman, sont les plus anciens, tandis que la façade du transept sud est la partie la plus récente. Le chœur et l'abside remontent quant à eux aux XIIe et XIIIe siècles.

Les monuments de valeur qui se trouvaient au sein de l'église par le passé ont été pillés durant la Révolution, et même la tombe du saint est une reconstitution récente. Il reste toutefois des vitraux du XIIe siècle dans l'abside, ainsi que des tapisseries représentant l'histoire de saint Remi, données par Robert de Lénoncourt. La Basilique Saint-Remi ainsi que l'abbaye bénédictine attenante du XVIIIe. (Musée Saint-Remi, collections gallo-romaines notamment) sont classées au patrimoine mondial par l'UNESCO.

Le 1er août 1918 des obus allemands s'abattent sur la basilique, le toit s'enflamme et s'effondre. Les murs restent intacts mais le sol est couvert de décombres et il ne reste plus que les transmitions de l'orgue Brisset. Ce n'est qu'en 2000 que la basilique se verra à nouveau dotée d'un grand orgue du facteur Bertrand Cattiaux.

Le pape Jean-Paul II a effectué un voyage à Reims en 1996, pour commémorer le 1500e anniversaire du baptême, par saint Remi, du roi des Francs.

  • Église Saint-Jacques

L'Église Saint-Jacques est, après la basilique Saint-Remi, la plus ancienne église conservée de Reims, sa construction remonte au XIIe siècle. Elle desservait le quartier neuf de la couture (actuelles place Drouet-d'Erlon et rues Buirette), loti par l'archevêque Guillaume aux Blanches mains.

L'église possède un chevet du XVIe siècle et des vitraux contemporains de Joseph Sima, peintre tchèque ayant appartenu au Grand Jeu, et de Jacqueline Vieira Da Silva. Depuis quelques années, elle a retrouvé son clocher à lanterne détruit pendant la Première Guerre mondiale.

C'est sur cet édifice que Henri Deneux mit en place en 1920-21 une charpente en éléments de ciment armé assemblés et démontables, procédé qu'il utilisa par la suite sur la cathédrale de Reims dans des dimensions plus beaucoup plus importantes.

  • Basilique Sainte-Clotilde

Basilique de Reims élevée en 1898 par l'architecte rémois Alphonse Gosset (1835-1914) pour le quatorzième centenaire du baptême du roi Clovis. Placé sous le vocable de sainte Clotilde, cet édifice de style byzantin rend hommage à l'épouse de Clovis qui fut à l'origine de la conversion du roi des Francs.

Construite à l'instigation du cardinal Benoît-Marie Langénieux alors archevêque de Reims, cette basilique devait être celle des saints et saintes de France. Il sollicita pour cela tous les diocèses qui offrirent des reliques des saints ayant marqué l'histoire de France. Celles-ci furent déposées dans la crypte où s'accumulèrent cent-vingt reliquaires et plus de deux mille reliques.

La basilique Sainte-Clotilde a été l'un des lieux de commémoration du quinzième centenaire du baptême de Clovis en 1996 en présence du pape Jean-Paul II.

  • Église Saint-Nicaise
  • Temple protestant de Reims

Le Temple protestant de Reims est situé 13 bis, boulevard Lundy, à Reims. Il fut construit par l'architecte Charles Letrosne après la destruction de l'ancien temple pendant la guerre de 1914-18 et qui datait de 1867. La première pierre de l'édifice actuel fut posée le 23 octobre 1921. Dédicace le 24 juin 1923.

Les peintures murales en art déco de Jaulmes ont été couvertes d'une peinture blanche en 1973, mais on peut toujours y voir les vitraux de Jacques Gruber, notamment le vitrail central qui représente quatre figures de la Réforme protestante du XVIe siècle (Bèze, Farel, Zwingli et Calvin).

  • Porte Mars gallo-romaine

La porte de Mars (ou porte Mars) date du IIIe siècle, ce qui fait d'elle le plus ancien monument de Reims. Elle tient son nom de la proximité d'un temple dédié à Mars le dieu romain de la guerre. C'est un arc de triomphe de 33 mètres de long (le plus long du monde romain) pour 13 mètres haut, constitué de 3 arches bordées de colonnes. L'intrados des voûtes, aujourd'hui très dégradé, offre une rare et intéressante représentation d'une moissonneuse gauloise.

  • Cryptoportique gallo-romain

Le cryptoportique de Reims est une galerie souterraine en forme de U à l'endroit actuel de la Place du Forum. C'est certainement l'endroit où (ou au-dessus duquel) se trouvait le forum romain pendant l'antiquité.

  • Chapelle Notre-Dame-de-la-Paix (dite "Chapelle Foujita")

De son vrai nom chapelle Notre-Dame-de-la-Paix, la chapelle néo-romane a été décorée par le peintre Léonard Foujita. Sa construction a commencé en 1965 et s'est terminée en 1966.
En 1964, Léonard Foujita (converti au catholicisme) décide avec René Lalou (son parrain, qui dirigeait la maison de vin de Champagne Mumm) de construire une chapelle romane à Reims.

  • Cimetière du Nord

Le cimetière du Nord, ouvert en 1787, est le plus ancien de la ville de Reims.
La chapelle Sainte-Croix, qui reçut le corps du chevalier de Rougeville, connu sous le nom de chevalier de Maison-Rouge, par le roman d'Alexandre Dumas, est classée Monument historique.
Construit à la fin du XVIIIe siècle et inauguré en 1787, i1 contient les restes de la plupart des citoyens qui depuis ont illustré la ville. L’architecture funéraire ayant, dès l'antiquité, été l’objet de soins particuliers à Reims, un certain nombre de monuments, œuvres des architectes rémois : chapelles, sarcophages, cippes et stèles, y sont remarquables par leur conception et leur exécution, en pierre, marbre et granit. Parmi eux, il faut surtout distinguer la tombe de l'abbé Miroy, illustrée par une belle statue couchée en bronze, œuvre de René de Saint-Marceaux. L'abbé Miroy, curé de Cuchery, accusé d’excitations à la résistance armée, fut fusillé par les Prussiens le 12 février 1871, après l'armistice. Son monument fut élevé par souscription ; il est représenté tombant frappé par les balles ennemies et rendant le dernier soupir comme un juste. Le statuaire a saisi le drame sans recourir à aucune exagération ; cette œuvre, quoique son début, montrait déjà les grandes qualités que cet artiste n’a cessé de développer depuis : élévation de la finesse d'observation, distinction du goût, richesse de coloration pour animer la matière

  • Cimetière du Sud

Cimetière du Sud, à Reims
18, boulevard Dieu-Lumière, à Reims.
Ouvert en 1832.
On peut y voir les sépulture de l'amiral Jean-Pierre Esteva, Clémence de Pibrac, Maurice Prévost, etc.

  • Cimetière de l'Est

Cimetière de l'Est, à Reims, avenue Jean-Jaurès, à Reims.
Ouvert en 1891.
Sépultures à voir : Mausolée des écuyers de cirque Gruss, sépultures de Roger Gilbert-Lecomte, Jean Goulden, Louis Théron, John Littleton, etc.

  • Cimetière de l'Ouest

Cimetière de l'Ouest, rue de Bezannes, à Reims.
Ouvert en 1893
Sépultures à voir : Edmond Chauvet, Édouard Redont, Enguerrand Homps, etc.

  • Cimetière de l'Avenue de Laon
  • Cimetière paysager de La Neuvillette
  • Crématorium de Reims
  • Hôtels particuliers du boulevard Lundy

Le boulevard Lundy est le plus prestigieux de la ville de Reims.
On peut y voir les hôtels particuliers des principaux négociants en vins de Champagne et de la laine.

  • Hôtel de Brimont

L'hôtel de Brimont est un hôtel privé, à Reims, construit par l'architecte Paul Blondel, grand prix de Rome, pour la famille Ruinart de Brimont, en 1897. Ancien siège du Champagne Ruinart.
L'hôtel se trouve au 34, boulevard Lundy, à Reims.

  • Hôtel des Crayères
  • Hôtel Mignot

Hôtel Mignot, 17, boulevard Lundy, à Reims
Construit en 1911 par l'architecte Bocage pour Édouard Mignot, fondateur des Comptoirs français.

  • Hôtel Godbert

Hôtel Godbert est un hôtel particulier, à Reims, construit par l'architecte Édouard Lamy, en 1875, pour le manufacturier Rose-Croix Godbert.
Il se trouve au 2, boulevard Lundy, à Reims.

  • Hôtel Werlé, dit Roederer

Hôtel Werlé, dit Roederer, 23, boulevard Lundy, à Reims.
Construit pour le comte Alfred Werlé. Aujourd'hui propriété du Champagne Louis Roederer.

  • Hôtels du quartier des Moissons

Autres musées et monuments:

  • Tours de la cathédrale Notre-Dame : 13 548 visiteurs (1999)
  • Musée-abbaye Saint-Remi (collections gallo-romaines, etc.) : 42 788 vis. (1999)
  • Ancien Collège des Jésuites (XVIIe s., planétarium…) : 43 240 vis. (2002)
  • Musée des Beaux-Arts : 34 638 vis. (2002)
  • Musée de la Reddition (1945) : 16 126 vis. (2002)
  • Hôtel le Vergeur (musée du vieux Reims) : 11 547 vis. (1999)
  • Musée de l'automobile de Reims Champagne : 15 000 vis. (2002)
  • Fonds régional d'art contemporain Champagne-Ardenne (FRAC) : 3653 vis. (2002)
  • Musée du Fort de la Pompelle (Première guerre mondiale) : 23 700 vis. (1999)
  • Musée de la base aérienne 112 et de l'aéronautique locale (un siècle d'aviation à Reims et dans ses environs)

A proximité de Reims :

  • Musée du Fort de la Pompelle (Première guerre mondiale) : 23 700 vis. (1999)
  • Musée de la base aérienne 112 et de l'aéronautique locale (un siècle d'aviation à Reims et dans ses environs)

Pour les XIXe siècle, les églises :

  • Saint-Maurice (partiellement reconstruite en 1867et après l'incendie de 1943)
  • Saint-André, qui possède un vitrail du XVIe siècle ;
  • Saint-Thomas (bâtie entre 1847 et 1853 sous le patronage du cardinal Gousset qui repose maintenant entre ses murs);

ne sont pas dénuées d'intérêt.

Parmi les églises construites au XXe siècle, hormis Saint-Nicaise, classée parmi les monuments historiques, on peut distinguer :

  • Saint-Benoît du quartier Laon-Zola, construite vers 1910 ;
  • Saint-Jean-Marie-Vianney du quartier Wilson, intéressant édifice des années 1960 malgré les vicissitudes ;
  • Saint-Vincent-de-Paul du quartier Europe, exemple réussi d'architecture contemporaine en béton armé.

Lien : Plan intéractif des églises de Reims

Lien : Vers les musées de Reims et des alentours

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Reims#Monuments_et_lieux_touristiques

jeudi 28 décembre 2006

Reims Management School

Reims Management School

Le Groupe Reims Management School (RMS) est un organisme de formation regroupant 4 écoles et plusieurs programmes spécialisés. Il forme chaque année près de 3500 étudiants français et étrangers. L'ensemble du groupe est accrédité EQUIS (European Quality Improvement System) par l'EFMD.
Sommaire

  • 1 Historique
  • 2 Formations proposées
  o 2.1 Les MBA
o 2.2 Les troisième cycles
o 2.3 Les deuxième cycles
  • 3 Gouvernance

Historique
Le groupe a été fondé en 1928 à l'initiative de la Ville de Reims pour répondre aux besoins en cadres et en professionnels qualifiés pour la vente, la distribution et l'exportation du champagne. Aujourd'hui, le réseau des anciens diplômés est l'un des plus importants en nombre avec plus de 18 000 cotisants.

Formations proposées
En plus de 75 ans d'existence, le groupe n'a cessé de se développer et propose aujourd'hui plusieurs formations :

Les MBA

  • Master in Business Administration : International MBA pour cadres junior, Executive MBA pour cadres seniors avec aménagement des horaires pour le maintien de l'activité personnelle.

Les troisième cycles

  • Sup de Co : le programme phare de RMS qui offre à ses éleves une formation de futurs cadres d'entreprises. Il s'agit d'un programme Grande Ecole ouvert aux étudiants de niveau Bac + 2 minimum.
  • Mastères spécialisés : formation en gestion d’un an avec une spécialisation (management industriel international, analyse financière, management des services, management de la distribution ou consulting).
  • Programme doctoral : le programme doctoral de RMS – IAE de Lille a pour but d’accompagner et d’encadrer les doctorants en Sciences de gestion, étudiants ou professionnels, depuis la phase de développement du projet de thèse jusqu’à la soutenance du doctorat.

Les deuxième cycles

  • Tema : formation Bac+5. ce programme combine technologie et management et prépare en 5 ans aux métiers du management dans les environnements technologiques. Des accords internationaux ont été créé en Allemagne, en Angleterre, en Espagne, en Chine, en Inde, en Autriche, et aux États-Unis pour partir pendant 6 à 8 mois en échange universitaire. Un échange avec l'Ecole Centrale de Paris en dernière année est aussi proposé.
  • CESEM : formation Bac+4 spécialisée en management international incluant 2 années complètes passées à l'étranger grâce aux accords de partenariat conclus avec des universités et écoles en Allemagne, en Angleterre, en Espagne, aux États-Unis, au Mexique, en Irlande, aux Pays-Bas, en Australie ,en Chine et en Italie.
  • Sup'TG : formation Bac+3 au management, avec une 3ème année en alternance école-entreprise.

Gouvernance
Le groupe est dirigé par la Chambre de commerce et d'industrie de Reims et d'Epernay (CCIRE) qui nomme un Directoire, ainsi qu'un Conseil de Surveillance composé de chefs d'entreprises internationales, de représentants de collectivités locales (région, département et ville), de l'Etat, d'un représentant de l'association des diplômés, d'un représentant des étudiants élu par ses pairs, ainsi que des membres de la CCIRE. Le directeur du groupe est François Bonvalet. Il succède à Didier Develey, puis Dominique Waquet.

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Reims_Management_School

Lien vers le site de Reims Management School : http://www.reims-ms.fr/

mercredi 27 décembre 2006

Reims et l'Austrasie

Reims et l'Austrasie

Durant la période mérovingienne, l'Austrasie désignait un royaume franc couvrant le Nord-Est de la France actuelle, les bassins de la Meuse et de la Moselle, jusqu'aux bassins moyen et inférieur du Rhin. La capitale en fut d'abord Reims, puis Metz. Les habitants de l'Austrasie étaient les Austrasiens.

Ce royaume est apparu à la mort de Clovis (511), lorsque le territoire de celui-ci est partagé entre ses fils. Berceau de la dynastie carolingienne, l'Austrasie disparaît avec le dernier roi mérovingien (751), pour être intégrée dans le grand royaume franc que réunirent Pépin le Bref et Charlemagne.

Chronologie des rois en Austrasie

  • De 511 à 534 : Théodoric dit Thierry Ier

Théodoric, plus connu sous le nom de Thierry Ier, reçoit en part d’héritage le Royaume de l’Est ou Austrasie, peuplée de Gallo-romains, de Francs ripuaires, de Chattes, d’Alamans, sur un territoire qui correspondait à ceux de la première Gaule Belgique et de la seconde Gaule Belgique (Lorraine, Rhénanie, Alsace, Champagne, Belgique et une partie de l’actuelle Hollande).Il fixe sa capitale à Reims, puis se ravise et la fixe à Mettis (Metz), qui occupe une partie plus centrale. Il fait relever les remparts de la ville, établit sa cour dans un palais sur la colline de Sainte Croix, sous le nom connu de « la cour d’or ». Un « maire » est chargé de s’occuper du palais et de la haute intendance.
On estime la population de la ville de Mettis à l’époque à 7000 habitants.

  • De 534 à 547 : Théodebert Ier dit Thibert

Considéré comme le plus brillant des rois d’Austrasie et des successeurs de Clovis Ier ; Il s’empresse de montrer son indépendance, frappe sa propre monnaie. Justinien lui envoie des ambassadeurs. Mais il meurt tôt, en 547/548

  • De 547 à 555 : Théodebald Ier dit Thibaud.

son fils Théodebald meurt en 555, laissant l’Austrasie au pouvoir de Clotaire Ier pour six ans. Le « roi de Soisson » réunit donc tous les pays francs sous un seul sceptre.

  • De 555 à 561 : Chlothaire ou Clotaire Ier

Reconstitution du royaume de Clovis au profit de Clotaire I

  • De 561 à 575 : Sighebert ou Sigebert I.

Sigebert 1er, fils de Clotaire Ier reçoit en héritage la partie orientale du Royaume, avec Reims pour capitale. Mais, en 566, il épouse Brunechilde, dite Brunehaut, la fille du roi des Wisigoths à Mettis, dont il fait sa capitale. Tombé sous le coutelas des assassins guidés par l’intrigante Frédégonde, c’est à Brunechilde, connue sous le nom de Brunehaut qu’il advient de gérer le pays, ce qu’elle va faire avec toute son énergie, en secondant son fils Childebert II (575-597), puis son petit fils, Théodebert II (597-612) ; elle dirige avec une grande fermeté, ses préférences, ses rêves (reconstituer le Grand Empire Romain d’Occident), malgré l’amitié marquée du grand évêque Grégoire de Tours, lui valent l’inimitié de ceux qu’elle voudrait réduire : les Leudes austrasiens, dont Arnulf ( Arnoul) et Pépin l’ancien. Finalement, un complot initié par le fils de sa rivale Frédégonde la fait tomber aux mains des Neustriens, après des luttes sanglantes entre les deux royaumes ; elle meurt, attachée vivante, à la queue d’un cheval en furie. Clotaire II, roi de Neustrie, s’empare du pouvoir.

  • De 575 à 597 : Childebert II et de la régente Brunechilde (dite Brunehaut).

En 577, « Entrevue au pont de pierre « Pompierre » : Gontran, roi de Bourgogne, s’allie avec les Austrasiens et adopte Childebert II.
En 587, « Traité d'Andelot » : Le 28 Novembre, Gontran, privé d’héritier mâle, promet de léguer à Childebert la totalité de ses états, ce qui rétablit la paix dans le royaume.

  • De 597 à 612 : Théodebert II dit Thibert II et de la régente Brunechilde (Brunehaut).

Lutte sans merci entre les deux rivales : Frédégonde, la reine de Neustrie et Brunehaut, celle d’Austrasie, qui voit son pouvoir contesté par les colombiens et les Leudes Austrasiens qui supportent mal de voir une femme aux rênes du royaume. Ces complots débouchent sur un traquenard dans lequel tombe l’ancienne arienne qui se voit accusée par ceux qui l’ont trahie de tous les maux : régicide, enfanticide.

  • En 613 : Sigebert II et son frère Corbus exécutés.

Saignés, fracassés contre un rocher et Mérovée ne doit son salut qu’au fait d’être tondu par son parrain (pour les francs, « l'esprit » de chef guerrier -le mund- est symbolisé par le port de la longue chevelure), ce qui lui vaut la vie sauve et de finir sa vie dans un monastère colombanien !

  • De 613 à 622 : Clotaire II

Après l’exécution de Brunehaut et l’assassinat de Sigebert II, Clotaire II s’empare du pouvoir.

  • De 622 à 639 : Dagobert Ier (né entre 604 et 609, mort le 18 janvier 639)

Clotaire II, désormais « roi des Francs » confie l’Austrasie à son fils, Dagobert, qui trouve un collaborateur efficace en la personne de Arnulf, plus connu sous le nom d’Arnould ;celui-ci va être son mentor et monter plus tard sur le trône épiscopal de la cité messine (612), après avoir eu un fils Anségise(l) (qui va épouser Begga, la fille de Pépin l’Ancien, desquels vont naître les successeurs carolingiens). À la mort de son père Clotaire II, Dagobert part pour Paris, nouvelle capitale des Francs, pour y devenir le roi de tous les Francs.

  • De 634 à 656 : Sigebert III

Dagobert part devenir « roi des Francs » et laisse son fils âgé de 2 ans aux bons soins des Leudes Austrasiens. C'est Otto, « domesticus » (officier palatin qui fait partie de la cohorte des antrustions) qui s'est vu confier l'éducation du petit Sigebert III, contrôlé par Pépin et l'évêque de Cologne, Chunibert. La mort de Pépin l’Ancien porte les germes d'un conflit annoncé pour sa succession comme maire du Palais, entre son fils Grimoald et Otto. Sigebert III, qui n'a pas dix ans et doit faire face à une guerre contre le duc rebelle Radulf qui mène les Thuringes à la révolte ; contre toute attente, victime d'un traquenard, l'armée austrasienne, pourtant renforcée par les troupes d'Auvergne, subit un sérieux revers et Radulf se proclame roi de Thuringe après avoir signé un traité d'alliance avec les Wendes qui avaient auparavant fortement ennuyé Dagobert!
Le petit roi Sigebert doit même demander l'autorisation de repasser le Rhin à son vainqueur : le pouvoir royal, pour la première fois, était mis à mal, et laissait la place à toutes les tentations.
Un an et demi plus tard, en 642, Grimoald réussissait à faire assassiner Otto en armant le bras du duc Alaman Leutharius, et se proclamait « maire du Palais »... Un maire du Palais bien fourni en terres, ce qui faisait que sa puissance était sans commune mesure ! Sigebert III, lui, n'était déjà plus qu'un fils naturel, contesté, de Raintrude la concubine et de Dagobert ler, « fruit des désirs frénétiques, donc diaboliques de son père Dagobert », ainsi que le considérait l'évêque missionnaire Amant.
Dès lors, l'ambitieux fils de Pépin de Landen à la mort de son père, en 643, gouverne de fait L'Austrasie, au nom de Sigebert III.

  • De 656 à 662 : Childebert l'Adopté

L'audacieux, sans limites, essaie même de substituer sa descendance à celle de Mérovingiens en faisant adopter son (propre fils ?) Childebert par Sigebert III! (mais n'aurait-il pas « encouragé », perversion suprême, sa propre femme à entrer dans le lit de Sigebert III, ce qui ferait donc de Childebert le vrai fils de Sigebert ?)
Childebert deviendra donc « Childebert IV l'adopté ». Le coup de maître semble réussir, car Sigebert, fort pieux, semble surtout attiré par la fondation de monastères et d’églises (abbaye de Stavelot, de Saint Martin de Metz)...

  • De 663 à 675 : Childéric II

...Mais il est marié avec Himenechilde (ou Emnechilde) qui lui donne, contre toute attente, un fils légitime : Dagobert II, qui naît vers 646. Dès lors, il faut que le masque tombe, mais il faudra faire preuve de patience : attendre que Sigebert III décède en 656, pour que Grimoald s'empare de Dagobert II, le fasse tondre (ce qui lui enlève sa qualité royale), enlever et exiler dans un couvent irlandais.
Les leudes Austrasiens ne semblent pas accepter cet état de fait : tenus en laisse depuis une vingtaine d’années, ils complotent, s'emparent de Grimoald, qu'ils livrent à Clotaire III « le roi des Francs »le Neustrien, qui le fait jeter en prison, en 657 ; il meurt entre le 11 août et le 14 septembre 662, assassiné sur ordre de Clovis II, le successeur de Clotaire III. Le corps de celui-ci est à peine en terre, que l'évêque de Tours, Chrodobertus fait enlever son épouse qu’il oblige à prendre le voile après l'avoir fait passer dans son lit... Passons sur les autres épisodes de ces luttes à répétitions, comme celle qui poursuivit aussi sa fille, pourtant respectable abbesse, qui se fit prendre toutes les terres qui appartenaient à son abbaye : ce qui compte, c'est que la branche mâle des Pépinides avait échoué.
Clovis II, qui régnait sur la Neustrie, mourut peu après, laissant trois fils dont deux régnèrent après lui : Clotaire III (657 à 675) en Neustrie et en Bourgogne, Childéric II (662 à 675) en Austrasie. Au côté de ce dernier, le maire du palais fut un certain Wulfoald membre d’un clan hostile aux Arnulfiens ;
Les Pépinides disparurent pour longtemps de la scène politique d’Austrasie, pendant qu’en Neustrie, le maire du palais Ebroin triomphait.
En 673, Childéric II hérita de la Neustrie de son frère, mais celui-ci fut rejeté par l’aristocratie d’Ile de France ; il fut assassiné avec sa femme en 675, et le fidèle Wulfoald (Wolfuald) ne dut son salut qu’à sa fuite en Austrasie.
Childebert « disparaît » à son tour en 662... Entre-temps, personne ne se soucie plus de Dagobert II, à un point tel que même sa propre mère accepte de devenir régente pour le compte de son neveu Childéric II cette fois, assistée d'un nouveau « maire du palais »Wulfoald ! Le nouveau maître de l'Austrasie possédait aussi un grand nombre de terres et bénéficiait de l'appui du duc d'Alsace : Adalric, un clan qui avait tout pour se poser en rival sérieux des Pépinides.

  • De 675 à 679 : Dagobert II

Les grands du royaume se souviennent alors de l’existence de Dagobert II, l’exilé Irlandais, et ils le font revenir. Revenu sur la terre de ses ancêtres, le pauvre ne règne pas longtemps : victime de la violence de son temps, il fut tué en 679, pendant son sommeil, d’un coup de poignard dans l’œil, en forêt de Stenay ; il y gagna l’auréole du martyr et fut plus tard l’objet d’un culte dont le souvenir se perpétua grâce au prieuré du lieu.
Entre temps, Wolfuald était mort aussi. Sa place était libérée pour un certain Pépin II, le fils d’Ansegise(l) et de Begga, un des petits-fils d’Arnould et de Pépin le vieux.
mais Pépin II rencontre lui aussi des difficultées : ses troupes sont d’abord écrasées par celles d’Ebroïn, en Neustrie, près de Laon ! Mais son vainqueur meurt bientôt...
L’heure de la revanche sonne en 687, à Tertry, où, cette fois les Austrasiens remportent la bataille.
Pépin II prend alors le pouvoir des deux royaumes !
L’histoire de l’Austrasie se termine, pour laisser la place à une autre histoire : celle des Pippinides et des Carolingiens ! Les rois ne sont plus que de « pâles souverains » et les maires du Palais sont les vrais maîtres du jeu politique ; ils mettent en place les ducs de leurs choix, de leur famille ou de leur clan.
Le territoire qui s’étend de Reims au Rhin entre alors en sommeil (du moins au vu des rois francs) ; dans celui-ci, l’heure des abbés et des évêques va sonner : ce sont les prélats qui vont, dorénavant jouer les premiers rôles dans cette région, asseyant ainsi l'autorité de l'Eglise sur les population, autorité avec laquelle devra composer la royauté jusqu'à la Révolution française...

  • De 679 à 691 : Thierry III (roi de tout le royaume franc)
  • De 691 à 695 : Clovis IV
  • De 695 à 711 : Childebert III
  • De 711 à 715 : Dagobert III
  • De 715 à 717 : Chilpéric II
  • De 717 à 719 : Clotaire IV
  • De 719 à 721 : Chilpéric II (restauré)
  • De 721 à 737 : Thierry IV
  • De 737 à 743 : Interrègne
  • De 743 à 751 : Childéric III (dernier roi franc de la dynastie des Mérovingiens)


Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Austrasie

mardi 26 décembre 2006

Liste des archevêques de Reims

Liste des archevêques de Reims

Le premier texte précis concernant le diocèse de Reims est du concile d'Arles en 314; parmi les seize évêques figurant à ce Concile se trouvaient ceux de Reims (Bétause) et de Trèves, province de Belgique. D'après la tradition, l'évéché de Reims fut fondé vers 250 par les saints Sixte et Sinice. Aucun de leurs successeurs ne fut plus célèbre que saint Remi, mort en 533, après 74 ans d'épiscopat.
Une des prérogatives des évêques de Reims fut de sacrer les rois de France, avec l'huile de la Sainte Ampoule. Dans la cathédrale de Reims actuelle, de Louis VIII à Charles X, 25 rois de France furent sacrés. C'est dans la chanson de Roland, vers 750, que l'évêque de Reims, Tilpin, est qualifié pour la première fois d'archevêque. L'archevêque reçut le titre de primat de Belgique seconde en 1089.
En 1023, l'archevêque Ebles acquit définitivement le comté de Reims, qui fut érigé en duché-pairie entre 1060 et 1170.

Quelques noms illustres émergent de l'histoire du diocèse de Reims : après celui de saint Remi, ceux de Gerbert (Sylvestre II), de saint Bruno, et du pape Urbain II, ceux de Gerson et de Jean Mabillon, de saint Jean-Baptiste de La Salle, sans oublier sainte Jeanne d'Arc...

Sommaire

  • 1 Évêques de Reims
  • 2 Archevêques de Reims
    o 2.1 Époque moderne (1453)
o 2.2 Époque contemporaine
  • 3 Bibliographie

Évêques de Reims

  • v.260 : Saint Sixte (1er évêque)
  • v.280 : Saint Sinice (2e)(†286)
  • v.290 : Saint Amanse, Amance ou Amand (3e)
  • av.300-apr.327 : Betause ou Imbétausie (4e), (†327)
  • 328-340 : Aper, Appert ou Evre (5e), (†340)
  • ?-? : Dyscolie (6e)
  • 348-359 : Saint Maternien (7e), (†368)
  • 361-389 : Saint Donatien (8e), (†389)
  • 390-394 : Saint Vivent ou Vincent (9e), (†394)
  • 394-400 : Sévère (†15-1-400) (10e), (†400)
  • 400-407 : Saint Nicaise (11e).
  • 407-441 : Baruche ou Parucie (12e), (†441)
  • 441-??? : Barnabé (13e)
  • ???-459 : Bennade ou Bennage, Bernage (14e), (†459)
  • 459-533 : Saint Remi (15e) (†13 janvier 533)
  • 533-535 : Saint Romain (16e) († 535)
  • 535-??? : Flavius (17e)
  • ???-550 : Mapinius (18e), (†550)
  • 550-590 : Gilles ou Aegidius(19e)
  • 590-593 : Romulphe (20e), (†593)
  • 593-631 : Sonnace (21e), (†631)
  • 631-641 : Leudégisile (22e), (†641)
  • 641-646 : Anglebert (23e), (†646)
  • 646-649 : Saint Landon (24e), (†649)
  • 649-673 : Saint Nivard (25e)
  • 673-689 : Saint Rieul, Rieu ou Réol (26e), (†695)
  • 695-717 : Saint Rigobert (27e), déposé (†743)
  • 717-744 : Milon de Trèves ou Milo (†753)
  • 744-748 : Saint Abel (28e), (†764)

Archevêques de Reims

  • 748-795 : Tilpin ou Turpin (29e) (†806)
  • 795-812 : vacance sur le siège épiscopal
  • 812-816 : Vulfaire (30e), (†816)
  • 816-835 : Ebbon (31e), déposé (†851)
  • 835-845 : vacance sur le siège épiscopal ; Foulques est chorévêque
  • 845-882 : Hincmar de Reims (32e), (†21-12-882)
  • 882-900 : Foulques le Vénérable (33e), (†17-6-900)
  • 900-922 : Herivé ou Hervé (34e), (†922)
  • 922-925 : Séulf ou Seuphes (35e), († 7-8-925)
  • 925-931 : Hugues de Vermandois (36e), (†947)
  • 931-940 : Artaud ou Artauld (37e), (†961)
  • 940-946 : Hugues de Vermandois, de nouveau(†947)
  • 946-961 : Artaud, de nouveau (†961)
  • 962-969 : Odelric ou Odalric (38e), (†966)
  • 969-988 : Adalbéron (39e), (†988)
  • 988-991 : Arnoul de France ou Arnould (40e) (†1021) fils bâtard du roi de France Lothaire, déposé
  • 991-995 : Gerbert d'Aurillac (41e) †1003), devient ensuite pape sous le nom de Sylvestre II
  • 995-1021 : Arnoul de France ou Arnould (†1021), de nouveau
  • 1021-1033 : Ebles Ier de Roucy ou Ebale (42e) (†1033), comte de Roucy, comte de Reims en 1023
  • 1033-1055 : Guy de Roucy ou Guy Ier de Châtillon (43e), (†1055)
  • 1055-1067 : Gervais de Belleme ou Gervais de la Roche-Guyon (44e), (†1067)
  • 1069-1081 : Manassès Ier (45e) † 1092), déposé
  • 1083-1096 : Renauld Ier du Bellay (46e), (†1096)
  • 1096-1106 : Manassès II de Châtillon (47e), (†1106)
  • 1107 : Gervais de Rethel, candidat du roi qui annula l'élection de Raoul le Verd pour installer Gervais, lequel fut condamné par le concile de Troyes le 23 mai 1107
  • 1107-1124 : Raoul le Verd (48e), (†1124)
  • 1124-1138 : Raymond de Martigné ou Renauld II (49e), (†1138)
  • 1140-1161 : Samson de Mauvoisin (50e), (†1161)
  • 1162-1175 : Henri Ier de France (51e), (†1175), frère de Louis VII
  • 1176-1202 : Guillaume aux Blanches Mains ou Guillaume de Champagne (52e) (1135 - †1202), cardinal (1179), fils de Thibaut II comte de Champagne
  • 1205-1206 : Le Bienheureux Guy Paré (53e) (†1206), cardinal (1190)
  • 1207-1218 : Albéric de Humbert (54e) (†1218)
  • 1219-1226 : Guillaume de Joinville (55e) (†1226)
  • 1227-1240 : Henri II de Dreux ou de Braine (56e) (1193 - †1240)
  • 1244-1250 : Yves de Saint-Martin ou Juhelle (57e) (†1250)
  • 1251-1263 : Thomas de Beaumets (58e) (†1263)
  • 1266-1271 : Jean Ier de Courtenay-Champignelles (59e) (1226 - †1271)
  • 1274-1298 : Pierre Barbet (60e) (†1298)
  • 1299-1324 : Robert de Courtenay-Champignelles (61e) (1251 - †1324)
  • 1324-1331 : Guillaume de Trie (62e) (†1331)
  • 1336-1351 : Jean II de Vienne (63e) (†1351)
  • 1351-1352 : Hugues d'Arcy (64e) (†1352)
  • 1352-1355 : Humbert II (65e) dauphin du Viennois († 1355)
  • 1355-1374 : Jean III de Craon (66e) (†1374)
  • 1373-1375 : Louis Thésait (67e) (†1375)
  • 1375-1389 : Richard de Besançon (68e) (†1389)
  • 1390-1390 : Ferry Cassine Ier (69e) (†1390)
  • 1390-1409 : Guy de Roye (70e) (†1409)
  • 1409-1429 : Simon de Cramand (71e) (†1429), cardinal (1413)
  • 1413-1413 : Pierre Troussel (72e) († 1413)
  • 1413-1444 : Renault de Chartres (73e) († 1444), cardinal (1439)
  • 1445-1449 : Jacques Jouvenel des Ursins (74e) (1410 - †1457)

Époque moderne (1453)

  • 1449-1473 : Jean II Jouvenel des Ursins (75e) (1388 - †1473)
  • 1473-1493 : Pierre de Montfort-Laval (76e) (†1493)
  • 1493-1497 : Robert Briçonnet (77e) (†1497)
  • 1497-1507 : Jean Briçonnet (78e) (†1514), cardinal (1495) frère du précédent
  • 1507-1508 : Charles Dominique de Carretto (79e) (†1514), cardinal (1505)
  • 1508-1532 : Robert de Lenoncourt (80e) (†1532)
  • 1533-1538 : Jean de Lorraine (81e) (9-4-1498 - †10-5-1550), Cardinal (1518), fils de René II de Lorraine
  • 1538-1574 : Charles de Guise (82e) (17-2-1524 - † 26-12-1574), Cardinal de Guise (1547) puis de Lorraine (1550), neveu du précédent, fils de Claude de Lorraine, 1er duc de Guise
  • 1574-1588 : Louis II de Guise (83e) (6-7-1555 - † 24-12-1588), cardinal de Lorraine (1578), neveu du précédent, fils de François Ier, 2e duc de Guise
  • 1592-1594 : Nicolas de Pellevé (84e) († 1594), cardinal (1570)
  • 1594-1605 : Philippe du Bec (85e) († 1605), auparavant évêque de Vannes (1559-1566), puis évêque de Nantes (1566-1594).
  • 1605-1621 : Louis III de Guise (86e) (22-1-1575 - † 21-6-1621), cardinal de Guise (1615), neveu de Louis II de Guise, fils d'Henri Ier de Guise dit le balafré, 3e duc de Guise
  • 1622-1629 : Guillaume de Gifford ou Gabriel de Sainte-Marie (87e) († 1629)
  • 1629-1641 : Henri II de Guise (88e) (4-4-1614 - † 2-6-1664), neveu de Louis III de Guise, fils de Charles Ier de Lorraine, duc de Guise
  • 1641-1651 : Léonore d'Estampes de Valençay (89e) († 1651)
  • 1651-1657 : Henri II de Savoie-Nemours (90e) (1625 - † 1659)
  • 1657-1671 : Antoine Barberini (91e) († 1671), cardinal (1627)
  • 1671-1710 : Charles-Maurice Le Tellier (92e) (1642 - †1710)
  • 1710-1721 : François de Mailly (93e) (4-3-1658 - † 3-9-1721), archevêque d'Arles (1697-1710), cardinal (1719)
  • 1722-1762 : Armand Jules de Rohan-Guémené (94e) (1695 - † 1762)
  • 1763-1777 : Charles Antoine de La Roche-Aymon (95e) (1697 - † 1777), cardinal (1771)
  • 1777-1816 : Alexandre Angélique de Talleyrand-Périgord (96e) (1736 - †1821), cardinal (1817), puis archevêque de Paris (1817)

Époque contemporaine

  • 1817-1824 : Jean Charles de Coucy (97e) (23-9-1746 - † 9-3-1824)
  • 1824-1839 : Jean-Baptiste de Latil (98e) (26-4-1761 - † 1-12-1839), cardinal (1826)
  • 1840-1866 : Thomas Gousset (99e) (1-5-1792 - † 22-21-1866), cardinal (1850)
  • 1867-1874 : Jean-François Landriot (100e) (9-1-1816 - † 8-6-1874)
  • 1874-1905 : Benoît Langénieux (101e) (15-10-1824 - † 1-1-1905), cardinal (1886)
  • 1906-1930 : Louis-Joseph Luçon (102e) (28-10-1842 - † 28-5-1930), cardinal (1907)

  • 1930-1940 : Emmanuel Suhard (103e) (5-4-1874 - † 30-5-1949), cardinal (1935), puis archevêque de Paris (1940)
  • 1940-1960 : Louis-Augustin Marmottin (104e) (11-03-1875 - † 9-5-1960)
  • 1960-1968 : François Marty (105e) (18-5-1904 - † 16-2-1994), cardinal (1969), puis archevêque de Paris (1968)
  • 1968-1972 : Jean-Marie Maury (106e), (22-05-1907 - † 5-1-1994)
  • 1973-1988 : Jacques Ménager (107e), (24-7-1912 - † 13-3-1998)
  • 1988-1995 : Jean Balland (108e) (26-7-1934 - † 1-3-1998), cardinal (1998), archevêque de Lyon (1995)
  • 1995-1998 : Gérard Defois (109e) (5-1-1931 - ), évêque de Lille (1998)
  • depuis 1999 : Thierry Jordan (110e) (31-8-1943 - )

Le premier texte précis concernant le diocèse de Reims est du concile d'Arles en 314; parmi les seize évêques figurant à ce Concile se trouvaient ceux de Reims (Bétause) et de Trèves, province de Belgique. D'après la tradition, l'évéché de Reims fut fondé vers 250 par les saints Sixte et Sinice. Aucun de leurs successeurs ne fut plus célèbre que saint Remi, mort en 533, après 74 ans d'épiscopat.
Une des prérogatives des évêques de Reims fut de sacrer les rois de France, avec l'huile de la Sainte Ampoule. Dans la cathédrale de Reims actuelle, de Louis VIII à Charles X, 25 rois de France furent sacrés. C'est dans la chanson de Roland, vers 750, que l'évêque de Reims, Tilpin, est qualifié pour la première fois d'archevêque. L'archevêque reçut le titre de primat de Belgique seconde en 1089.
En 1023, l'archevêque Ebles acquit définitivement le comté de Reims, qui fut érigé en duché-pairie entre 1060 et 1170.

Quelques noms illustres émergent de l'histoire du diocèse de Reims : après celui de saint Remi, ceux de Gerbert (Sylvestre II), de saint Bruno, et du pape Urbain II, ceux de Gerson et de Jean Mabillon, de saint Jean-Baptiste de La Salle, sans oublier sainte Jeanne d'Arc...

Sommaire

  • 1 Évêques de Reims
  • 2 Archevêques de Reims
    o 2.1 Époque moderne (1453)
o 2.2 Époque contemporaine
  • 3 Bibliographie

Évêques de Reims

  • v.260 : Saint Sixte (1er évêque)
  • v.280 : Saint Sinice (2e)(†286)
  • v.290 : Saint Amanse, Amance ou Amand (3e)
  • av.300-apr.327 : Betause ou Imbétausie (4e), (†327)
  • 328-340 : Aper, Appert ou Evre (5e), (†340)
  • ?-? : Dyscolie (6e)
  • 348-359 : Saint Maternien (7e), (†368)
  • 361-389 : Saint Donatien (8e), (†389)
  • 390-394 : Saint Vivent ou Vincent (9e), (†394)
  • 394-400 : Sévère (†15-1-400) (10e), (†400)
  • 400-407 : Saint Nicaise (11e).
  • 407-441 : Baruche ou Parucie (12e), (†441)
  • 441-??? : Barnabé (13e)
  • ???-459 : Bennade ou Bennage, Bernage (14e), (†459)
  • 459-533 : Saint Remi (15e) (†13 janvier 533)
  • 533-535 : Saint Romain (16e) († 535)
  • 535-??? : Flavius (17e)
  • ???-550 : Mapinius (18e), (†550)
  • 550-590 : Gilles ou Aegidius(19e)
  • 590-593 : Romulphe (20e), (†593)
  • 593-631 : Sonnace (21e), (†631)
  • 631-641 : Leudégisile (22e), (†641)
  • 641-646 : Anglebert (23e), (†646)
  • 646-649 : Saint Landon (24e), (†649)
  • 649-673 : Saint Nivard (25e)
  • 673-689 : Saint Rieul, Rieu ou Réol (26e), (†695)
  • 695-717 : Saint Rigobert (27e), déposé (†743)
  • 717-744 : Milon de Trèves ou Milo (†753)
  • 744-748 : Saint Abel (28e), (†764)

Archevêques de Reims

  • 748-795 : Tilpin ou Turpin (29e) (†806)
  • 795-812 : vacance sur le siège épiscopal
  • 812-816 : Vulfaire (30e), (†816)
  • 816-835 : Ebbon (31e), déposé (†851)
  • 835-845 : vacance sur le siège épiscopal ; Foulques est chorévêque
  • 845-882 : Hincmar de Reims (32e), (†21-12-882)
  • 882-900 : Foulques le Vénérable (33e), (†17-6-900)
  • 900-922 : Herivé ou Hervé (34e), (†922)
  • 922-925 : Séulf ou Seuphes (35e), († 7-8-925)
  • 925-931 : Hugues de Vermandois (36e), (†947)
  • 931-940 : Artaud ou Artauld (37e), (†961)
  • 940-946 : Hugues de Vermandois, de nouveau(†947)
  • 946-961 : Artaud, de nouveau (†961)
  • 962-969 : Odelric ou Odalric (38e), (†966)
  • 969-988 : Adalbéron (39e), (†988)
  • 988-991 : Arnoul de France ou Arnould (40e) (†1021) fils bâtard du roi de France Lothaire, déposé
  • 991-995 : Gerbert d'Aurillac (41e) †1003), devient ensuite pape sous le nom de Sylvestre II
  • 995-1021 : Arnoul de France ou Arnould (†1021), de nouveau
  • 1021-1033 : Ebles Ier de Roucy ou Ebale (42e) (†1033), comte de Roucy, comte de Reims en 1023
  • 1033-1055 : Guy de Roucy ou Guy Ier de Châtillon (43e), (†1055)
  • 1055-1067 : Gervais de Belleme ou Gervais de la Roche-Guyon (44e), (†1067)
  • 1069-1081 : Manassès Ier (45e) † 1092), déposé
  • 1083-1096 : Renauld Ier du Bellay (46e), (†1096)
  • 1096-1106 : Manassès II de Châtillon (47e), (†1106)
  • 1107 : Gervais de Rethel, candidat du roi qui annula l'élection de Raoul le Verd pour installer Gervais, lequel fut condamné par le concile de Troyes le 23 mai 1107
  • 1107-1124 : Raoul le Verd (48e), (†1124)
  • 1124-1138 : Raymond de Martigné ou Renauld II (49e), (†1138)
  • 1140-1161 : Samson de Mauvoisin (50e), (†1161)
  • 1162-1175 : Henri Ier de France (51e), (†1175), frère de Louis VII
  • 1176-1202 : Guillaume aux Blanches Mains ou Guillaume de Champagne (52e) (1135 - †1202), cardinal (1179), fils de Thibaut II comte de Champagne
  • 1205-1206 : Le Bienheureux Guy Paré (53e) (†1206), cardinal (1190)
  • 1207-1218 : Albéric de Humbert (54e) (†1218)
  • 1219-1226 : Guillaume de Joinville (55e) (†1226)
  • 1227-1240 : Henri II de Dreux ou de Braine (56e) (1193 - †1240)
  • 1244-1250 : Yves de Saint-Martin ou Juhelle (57e) (†1250)
  • 1251-1263 : Thomas de Beaumets (58e) (†1263)
  • 1266-1271 : Jean Ier de Courtenay-Champignelles (59e) (1226 - †1271)
  • 1274-1298 : Pierre Barbet (60e) (†1298)
  • 1299-1324 : Robert de Courtenay-Champignelles (61e) (1251 - †1324)
  • 1324-1331 : Guillaume de Trie (62e) (†1331)
  • 1336-1351 : Jean II de Vienne (63e) (†1351)
  • 1351-1352 : Hugues d'Arcy (64e) (†1352)
  • 1352-1355 : Humbert II (65e) dauphin du Viennois († 1355)
  • 1355-1374 : Jean III de Craon (66e) (†1374)
  • 1373-1375 : Louis Thésait (67e) (†1375)
  • 1375-1389 : Richard de Besançon (68e) (†1389)
  • 1390-1390 : Ferry Cassine Ier (69e) (†1390)
  • 1390-1409 : Guy de Roye (70e) (†1409)
  • 1409-1429 : Simon de Cramand (71e) (†1429), cardinal (1413)
  • 1413-1413 : Pierre Troussel (72e) († 1413)
  • 1413-1444 : Renault de Chartres (73e) († 1444), cardinal (1439)
  • 1445-1449 : Jacques Jouvenel des Ursins (74e) (1410 - †1457)

Époque moderne (1453)

  • 1449-1473 : Jean II Jouvenel des Ursins (75e) (1388 - †1473)
  • 1473-1493 : Pierre de Montfort-Laval (76e) (†1493)
  • 1493-1497 : Robert Briçonnet (77e) (†1497)
  • 1497-1507 : Jean Briçonnet (78e) (†1514), cardinal (1495) frère du précédent
  • 1507-1508 : Charles Dominique de Carretto (79e) (†1514), cardinal (1505)
  • 1508-1532 : Robert de Lenoncourt (80e) (†1532)
  • 1533-1538 : Jean de Lorraine (81e) (9-4-1498 - †10-5-1550), Cardinal (1518), fils de René II de Lorraine
  • 1538-1574 : Charles de Guise (82e) (17-2-1524 - † 26-12-1574), Cardinal de Guise (1547) puis de Lorraine (1550), neveu du précédent, fils de Claude de Lorraine, 1er duc de Guise
  • 1574-1588 : Louis II de Guise (83e) (6-7-1555 - † 24-12-1588), cardinal de Lorraine (1578), neveu du précédent, fils de François Ier, 2e duc de Guise
  • 1592-1594 : Nicolas de Pellevé (84e) († 1594), cardinal (1570)
  • 1594-1605 : Philippe du Bec (85e) († 1605), auparavant évêque de Vannes (1559-1566), puis évêque de Nantes (1566-1594).
  • 1605-1621 : Louis III de Guise (86e) (22-1-1575 - † 21-6-1621), cardinal de Guise (1615), neveu de Louis II de Guise, fils d'Henri Ier de Guise dit le balafré, 3e duc de Guise
  • 1622-1629 : Guillaume de Gifford ou Gabriel de Sainte-Marie (87e) († 1629)
  • 1629-1641 : Henri II de Guise (88e) (4-4-1614 - † 2-6-1664), neveu de Louis III de Guise, fils de Charles Ier de Lorraine, duc de Guise
  • 1641-1651 : Léonore d'Estampes de Valençay (89e) († 1651)
  • 1651-1657 : Henri II de Savoie-Nemours (90e) (1625 - † 1659)
  • 1657-1671 : Antoine Barberini (91e) († 1671), cardinal (1627)
  • 1671-1710 : Charles-Maurice Le Tellier (92e) (1642 - †1710)
  • 1710-1721 : François de Mailly (93e) (4-3-1658 - † 3-9-1721), archevêque d'Arles (1697-1710), cardinal (1719)
  • 1722-1762 : Armand Jules de Rohan-Guémené (94e) (1695 - † 1762)
  • 1763-1777 : Charles Antoine de La Roche-Aymon (95e) (1697 - † 1777), cardinal (1771)
  • 1777-1816 : Alexandre Angélique de Talleyrand-Périgord (96e) (1736 - †1821), cardinal (1817), puis archevêque de Paris (1817)

Époque contemporaine

  • 1817-1824 : Jean Charles de Coucy (97e) (23-9-1746 - † 9-3-1824)
  • 1824-1839 : Jean-Baptiste de Latil (98e) (26-4-1761 - † 1-12-1839), cardinal (1826)
  • 1840-1866 : Thomas Gousset (99e) (1-5-1792 - † 22-21-1866), cardinal (1850)
  • 1867-1874 : Jean-François Landriot (100e) (9-1-1816 - † 8-6-1874)
  • 1874-1905 : Benoît Langénieux (101e) (15-10-1824 - † 1-1-1905), cardinal (1886)
  • 1906-1930 : Louis-Joseph Luçon (102e) (28-10-1842 - † 28-5-1930), cardinal (1907)
  • 1930-1940 : Emmanuel Suhard (103e) (5-4-1874 - † 30-5-1949), cardinal (1935), puis archevêque de Paris (1940)
  • 1940-1960 : Louis-Augustin Marmottin (104e) (11-03-1875 - † 9-5-1960)
  • 1960-1968 : François Marty (105e) (18-5-1904 - † 16-2-1994), cardinal (1969), puis archevêque de Paris (1968)
  • 1968-1972 : Jean-Marie Maury (106e), (22-05-1907 - † 5-1-1994)
  • 1973-1988 : Jacques Ménager (107e), (24-7-1912 - † 13-3-1998)
  • 1988-1995 : Jean Balland (108e) (26-7-1934 - † 1-3-1998), cardinal (1998), archevêque de Lyon (1995)
  • 1995-1998 : Gérard Defois (109e) (5-1-1931 - ), évêque de Lille (1998)
  • depuis 1999 : Thierry Jordan (110e) (31-8-1943 - )

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_archev%C3%AAques_de_Reims

Jeanne d'Arc

Jeanne d’Arc (née le 5 ou le 6 janvier 1412, et morte le 30 mai 1431), surnommée la Pucelle d’Orléans, est une figure emblématique de l'histoire de France. Fille de Jacques d'Arc et d'Isabelle Romée. Jeanne n'était pas l'unique enfant du couple d'Arc, cette famille était composée de cinq enfants : Jeanne d'Arc, Jacques d'Arc, Catherine d'Arc, Jean d'Arc, Pierre d'Arc.

Jeanne est née à Domrémy, aux marches de Lorraine, pendant la guerre de Cent Ans opposant la France à l’Angleterre. Elle était très pieuse, et aimait se rendre, chaque samedi, à l’église de Bermont, près de Greux, pour prier. Elle mena les troupes françaises contre l’envahisseur anglais mais fut finalement capturée et mise au bûcher après un procès en hérésie.

Ses réponses lors de son procès, dont les minutes ont été conservées, révèlent une jeune femme dotée de courage, de franchise et d'un esprit de répartie saillant, ce qui explique sans doute comment elle avait su galvaniser ses troupes.
Jeanne d’Arc au sacre du roi Charles VII, toile de Dominique Ingres (1780-1867)
Jeanne d’Arc au sacre du roi Charles VII, toile de Dominique Ingres (1780-1867)

Sommaire

  • 1 Contexte
  • 2 De Domrémy à Chinon : 1428 - Février 1429
  • 3 Jeanne la Pucelle, chef de guerre : Avril 1429 - Mai 1430
  • 4 Le procès en condamnation : 9 janvier 1431 – 30 mai 1431
      o 4.1 Des reliques conservées ?

  • 5 Le procès en réhabilitation : 1455-1456
  • 6 Jeanne d’Arc et son époque : Enjeux et problèmes
      o 6.1 Jeanne d'Arc et ses contemporains
o 6.2 Rôle de Jeanne d'Arc dans la guerre de Cent Ans
o 6.3 L’enjeu de la virginité de Jeanne d’Arc
o 6.4 Problèmes des sources historiques
  • 7 La reconnaissance de Jeanne d’Arc
      o 7.1 Relaps avant héroïne
o 7.2 La pucelle devient celle qui a sauvé la France
o 7.3 Les critiques littéraires de la bibliothèque nationale
  • 8 Thèses divergentes
      o 8.1 Thèses sur l’origine de Jeanne d’Arc
o 8.2 Les « consœurs » de Jeanne d'Arc
o 8.3 Fausses Jeanne d’Arc
  • 9 Œuvres inspirées par Jeanne d’Arc
      o 9.1 Bibliographie
o 9.2 Objets ayant appartenu à Jeanne d'Arc
  • 10 Voir aussi
      o 10.1 Articles connexes
+ 10.1.1 Lieux fréquentés par Jeanne d’Arc
+ 10.1.2 Compagnons d’armes de Jeanne d’Arc
+ 10.1.3 Juges de Jeanne d’Arc
+ 10.1.4 Famille de Jeanne d’Arc
o 10.2 Liens externes
o 10.3 Sources

Contexte
Territoires contrôlés par les anglais, leurs alliés bourguignons et les français en 1435
Territoires contrôlés par les anglais, leurs alliés bourguignons et les français en 1435

Durant la guerre de Cent Ans, la plupart du nord et sud-ouest du territoire français est contrôlée depuis 1420 par les Anglais.

Le roi Charles VI, dit Charles le Fol, ne dispose pas de toutes ses facultés mentales. La légitimité de son dernier fils survivant, le Dauphin Charles, héritier de la couronne, est contestée, du fait des aventures qu’aurait eues Isabeau de Bavière, sa mère (en particulier avec Louis d'Orléans).

Le pays est déchiré par une guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons qui se disputaient le pouvoir au sein du conseil de régence présidé par la reine Isabeau du fait de la folie de son époux. Profitant de ce conflit Henri V, roi d'Angleterre relance les hostilités et débarque en 1415. La chevalerie française subit un désastre à Azincourt, face aux archers Gallois. En effet, les Anglais avaient perfectionné l'arc et, bien abrités des charges par des pieux disposés à l'avance, décimaient sous une pluie de flèches la chevalerie française dont les chevaux n'étaient pas encore protégés. Ils ont été ainsi maîtres des batailles à terrain découvert malgré leur nette infériorité numérique, jusqu'à ce qu'apparaisse l'artillerie de campagne qui donnera l'avantage aux Français en fin de conflit.

À l'entrevue de Montereau le 10 septembre 1419, le dauphin Charles et Jean sans Peur devaient se réconcilier, pour faire face à l'ennemi. Malheureusement, Jean sans Peur fut poignardé par un homme du dauphin, probablement Tanguy du Châtel. Philippe le Bon, le fils de Jean sans Peur, se rallia aux Anglais. La puissante université de Paris fit de même.

Alliés au puissant duc de Bourgogne, les Anglais purent imposer le traité de Troyes, qui fut signé entre Isabeau de Bavière, reine de France et régente, et Henri V en 1420. Selon les termes du traité, Henri est marié à Catherine, fille de Charles VI ; à la mort de Charles, la couronne reviendrait à leur descendance, réunissant les deux royaumes.

Ce traité qui spolie le Dauphin de son droit de succession (car enfant illégitime et assassin présumé du duc de Bourgogne) est contesté par la noblesse française. À la mort de Charles VI en 1422, la France n’a donc plus de roi sacré. La couronne de France est revendiquée par le roi d'Angleterre encore mineur, Henri VI. Voir l’article traité de Troyes.

De Domrémy à Chinon : 1428 - Février 1429
Jeanne d’Arc (Basilique du Bois-Chenu, Domrémy)
Jeanne d’Arc (Basilique du Bois-Chenu, Domrémy)

À 13 ans, Jeanne affirme avoir entendu les voix célestes des Saintes Catherine et Marguerite et de l’archange Saint Michel lui demandant d’être pieuse, de libérer le royaume de France de l’envahisseur et de conduire le Dauphin sur le trône. Après beaucoup d’hésitations, à 16 ans, elle se met en route. Arrivée à la ville voisine, elle demande à s’enrôler dans les troupes du Dauphin. Sa demande est rejetée deux fois, mais elle revient un an plus tard et Robert de Baudricourt, capitaine de Vaucouleurs, accepte de lui donner une escorte, résigné face à la ferveur populaire de la ville où Jeanne avait acquis une petite notoriété, notamment en allant rendre visite au duc malade Charles II de Lorraine. Avant son départ pour le royaume de France, Jeanne ira se recueillir à la Basilique de Saint-Nicolas-de-Port, dédiée au Saint-patron du Duché de Lorraine.

Portant des habits masculins (ce qu’elle fera jusqu’à sa mort, excepté pour sa dernière fête de Pâques), elle traverse incognito les terres bourguignonnes et elle se rend à Chinon où elle est finalement autorisée à voir le Dauphin Charles, après réception d’une lettre de Baudricourt. L’anecdote raconte qu’elle fut capable de reconnaître Charles, vêtu simplement au milieu de ses courtisans, et lui parle de sa mission. Par superstition, Jeanne est logée dans la tour du Coudray, celle où Jacques de Molay fut emprisonné et aurait prononcé sa célèbre malédiction. Jeanne annonce clairement quatre événements : la libération d'Orléans, le sacre du roi à Reims, la libération de Paris et la libération du duc d'Orléans. Après l’avoir fait interroger par les autorités ecclésiastiques à Poitiers où des matrones constatent sa virginité, et fait une enquête à Domrémy, Charles donne son accord sur son plan de libération d’Orléans assiégée par les Anglais. Jeanne commence une série de trois sommations destinées aux Anglais.

Jeanne la Pucelle, chef de guerre : Avril 1429 - Mai 1430
Dans la Cathédrale de Reims
Dans la Cathédrale de Reims

Ses frères la rejoignent. On l’équipe d’une armure et d’une bannière blanche frappée de la fleur de lys, elle y inscrit dessus "Jesus Maria", qui est aussi la devise de l'ordre des mendiants (i.e., les Dominicains, Franciscains, etc). En partance de Blois pour Orléans, Jeanne expulse ou marie les prostituées de l'armée de secours et fait précéder ses troupes d'ecclésiastiques. Arrivée à Orléans le 29 avril, elle apporte le ravitaillement et y rencontre Jean d'Orléans, dit le Bâtard d'Orléans, futur comte de Dunois. Elle est accueillie avec enthousiasme par la population, mais les capitaines de guerre s’annoncent réservés. Avec sa foi, sa confiance et son enthousiasme, elle parvient à insuffler aux soldats français désespérés une énergie nouvelle et à contraindre les Anglais à lever le siège de la ville dans la nuit du 7 au 8 mai 1429.

Après cette victoire, célébrée chaque année à Orléans ces deux jours, on la surnomme la Pucelle d’Orléans. Après le nettoyage de la vallée de la Loire grâce à la victoire de Patay (où Jeanne d'Arc ne prit pas part aux combats), le 18 juin 1429 remportée face aux Anglais, elle persuade le Dauphin d'aller à Reims se faire sacrer roi de France.

Pour arriver à Reims, l'équipée doit traverser des villes sous domination bourguignonne qui n'ont pas de raison d'ouvrir leurs portes, et que personne n'a les moyens de contraindre militairement. Selon Dunois, le coup de bluff aux portes de Troyes entraine la soumission de la ville mais aussi de Châlon et Reims. Dès lors, la traversée est possible.

Le 17 juillet 1429, dans la cathédrale de Reims, en la présence de Jeanne d’Arc, Charles VII est sacré par l'archevêque Renault de Chartres. Le duc de Bourgogne, en tant que pair du royaume, est absent, Jeanne lui envoie une lettre le jour même du sacre pour lui demander la paix. L'effet politique et psychologique de ce sacre est majeur. Reims étant au cœur du territoire contrôlé par les Bourguignons et hautement symbolique, ce sacre est interprété par beaucoup à l'époque comme le résultat d'une volonté divine. Il légitime Charles VII qui était déshérité par le traité de Troyes et soupçonné d'être en réalité le fils illégitime du Duc d'Orléans et Isabelle de Bavière.

Cette partie de la vie de Jeanne d'Arc constitue communément son épopée : ces événements qui fourmillent d'anecdotes où les contemporains y verront régulièrement des petits miracles, le tout conforté par leurs références explicites dans les procès, ont grandement contribué à forger la légende et l'histoire officielle de Jeanne d'Arc. La découverte miraculeuse de l’épée dite de « Charles Martel » sous l’autel de Sainte-Catherine-de-Fierbois, en est un exemple.

Dans la foulée, Jeanne d’Arc tente de convaincre le roi de reprendre Paris aux Bourguignons, mais il hésite. Une attaque est menée par Jeanne sur Paris (Porte St Honoré), mais doit être rapidement abandonnée. Le Roi finit par interdire tout nouvel assaut : l’argent et les vivres manquaient et la discorde régnait au sein de son conseil. C’est une retraite forcée vers la Loire, l’armée est dissoute.

Jeanne repart néanmoins en campagne : désormais elle conduit sa propre troupe et donc rien ne la distingue des chefs de guerres indépendants, elle ne représente plus le roi. Ses troupes lutteront contre des capitaines locaux comme Perrinet Gressart, sans beaucoup de succès. Jeanne est alors conviée à rester dans le château de la Trémouille à Sully-sur-Loire. Jeanne s'échappera rapidement de sa prison dorée, pour répondre à l'aide de Compiègne, assiégée par les Bourguignons. Finalement, elle est capturée lors d'une sortie aux portes de Compiègne le 23 mai 1430. Elle essaye de s’échapper par deux fois, mais elle échoue. Elle se blessera même sérieusement en sautant par une fenêtre. Elle est rachetée par les Anglais pour 10 000 livres et confiée à Pierre Cauchon, évêque de Beauvais et allié des Anglais.

Le procès en condamnation : 9 janvier 1431 – 30 mai 1431
Tour Jeanne d’Arc, tour du château de Philippe Auguste à Rouen
Tour Jeanne d’Arc, tour du château de Philippe Auguste à Rouen

Elle est accusée d’hérésie et interrogée sans ménagement à Rouen. Elle est emprisonnée dans le donjon du château de Philippe Auguste, seule une tour de la construction est parvenue jusqu’à nous et appelée maintenant Tour Jeanne d’Arc. Le procès débute le 21 février 1431. Jugée par l’Eglise, elle reste néanmoins emprisonnée dans les prisons anglaises, au mépris du droit canon. Si ses conditions d’emprisonnement étaient particulièrement difficiles, Jeanne n’a néanmoins pas été soumise à la question pour avouer, c'est-à-dire à la torture.

« Sur l’amour ou la haine que Dieu porte aux Anglais, je n’en sais rien, mais je suis convaincue qu’ils seront boutés hors de France, exceptés ceux qui mourront sur cette terre. » Jeanne d’Arc à son procès (le 15 mars 1431)

Les enquêteurs, conduits par l’évêque de Beauvais, Mgr Cauchon, ne parviennent pas à établir un chef d'accusation valable : Jeanne semble être une bonne chrétienne, convaincue de sa mission, différente des hérétiques qui pullulent dans un climat de défiance vis-à-vis de l’Église en ces temps troublés. Le tribunal lui reproche par défaut de porter des habits d’homme, d’avoir quitté ses parents sans qu’ils lui aient donné congé, et surtout de s’en remettre systématiquement au jugement de Dieu plutôt qu’à celui de « l’Église militante », c’est-à-dire l’autorité ecclésiastique terrestre. Les juges estiment également que ses « voix », auxquelles elle se réfère constamment, sont en fait inspirées par le démon. L’université de Paris (Sorbonne), alors à la solde des Bourguignons, rend son avis : Jeanne est coupable d’être schismatique, apostate, menteuse, devineresse, suspecte d’hérésie, errante en la foi, blasphématrice de Dieu et des saints. Jeanne en appelle au pape, ce qui sera ignoré par les juges.

Le 24 mai, les juges mettent en scène une parodie de bûcher pour effrayer Jeanne et la presser de reconnaitre ses fautes. Jeanne sous la promesse orale (donc invérifiable) du tribunal de l’incarcérer dans une prison ecclésiastique, signe d’une croix (alors qu'elle savait écrire son nom) l’abjuration de ses erreurs, reconnaissant avoir menti à propos des voix et se soumet à l’autorité de l’Église. Elle est alors renvoyée dans sa prison aux mains des Anglais. S’estimant trompée, elle se rétracte deux jours plus tard, endosse de nouveau des habits d’homme (dans des conditions obscures). Déclarée relapse (retombée dans ses erreurs passées), le tribunal la condamne au bûcher et la livre au bras séculier. Le lendemain, 30 mai 1431, elle est brûlée vive place du Vieux-Marché à Rouen. Elle rendit l’âme en criant trois fois « Jésus ». Ses cendres furent ensuite dispersées dans la Seine là où un pont a été construit plus tard : Le pont Jeanne d'Arc.

Des reliques conservées ?

Il existe toutefois des ossements conservés au musée de Chinon comme étant des reliques de Jeanne d'Arc. Ces ossement sont en cours d'authentification par le médecin légiste français Philippe Charlier et son équipe de l'Hôpital Raymond-Poincaré à Paris depuis février 2006. Les premières analyses montreraient que les restes n'ont pas été brûlés. La substance noirâtre qui se trouve sur certains ossements ne serait pas des restes organiques carbonisés mais correspondrait plutôt à des débris végétaux et minéraux. De plus, le fragment de lin n'a pas été brûlé, mais teint. Il pourrait quand même dater du XVe siècle. La vingtaine d'experts estime qu'il pourrait s'agir d'une fausse relique ou d'un reste qui aurait été transformé. Ces ossements auraient pu subir une sorte d'embaumement ou de protection, comme cela se faisait lorsque les reliques étaient manipulées. D'autres examens sont en cours, comme la datation au carbone 14 et des analyses génétiques complémentaires pour déterminer le sexe et l'âge de l'individu. Les résultats seront connus d'ici quelques mois.

Le procès en réhabilitation : 1455-1456

Lorsque Charles reprend Rouen, un second procès, à la demande de la mère de Jeanne et sur décret du pape Calixte III, casse en 1456 le premier jugement pour « corruption, dol, calomnie, fraude et malice ». Le Pape ordonna à Thomas Basin, évêque de Lisieux et conseiller de Charles VII, d’étudier en profondeur les actes du procès de Jeanne d’Arc. Son mémoire fut la condition juridique du procès en réhabilitation. Après avoir enregistré les dépositions de nombreux contemporains de Jeanne, dont les notaires du premier procès et certains juges, il déclare le premier procès et ses conclusions « nuls, non avenus, sans valeur ni effet » et réhabilite entièrement Jeanne et sa famille. Il ordonne également l’« apposition d’une croix honnête pour la perpétuelle mémoire de la défunte » au lieu même où Jeanne est morte. La plupart des juges du premier procès, dont l'évêque Cauchon, sont décédés entre temps.

Jeanne d’Arc et son époque : Enjeux et problèmes

Jeanne d'Arc et ses contemporains

Jeanne d'Arc fut très populaire de son vivant, la chevauchée vers Reims la fait connaître également à l'étranger. Elle commence à recevoir des courriers sur des questionnements théologiques venant de nombreuses contrées. On lui demandera son avis sur lequel des papes alors en concurrence est le vrai. Jeanne d'Arc se rapproche des ordres mendiants. Elle était une des nombreux prédicateurs en cette époque se disant directement envoyés de Dieu. Même si l'objet principal de sa mission est la restauration du trône de France, la Pucelle prend parti de fait sur le plan théologique et fait débat. Les conflits d'intérêts autour d'elle dépassent la rivalité politique entre les Anglais et les partisans du Dauphin.

Ainsi l’université de Paris, qui était « remplie des créatures du roi d'Angleterre » ne la voit pas d'un bon oeil, à l'opposé des théologiens de Poitiers, composée des universitaires parisiens exilés par les Anglais, et également à l'inverse de l'archevêque d'Embrun, des évêques de Poitiers et de Maguelonne, Jean Gerson (auparavant chancelier de l'Université de Paris), l'Inquisiteur général de Toulouse, ou encore l'Inquisiteur Jean Dupuy qui ne voyait que comme enjeux « à savoir la restitution du roi à son royaume et l'expulsion ou l'écrasement très juste d'ennemis très obstinés ». Ces gens d'Église, et autres, soutenaient la Pucelle.

Pour l'éminente autorité religieuse qu'était alors la Sorbonne, le comportement religieux de Jeanne dépasse l'enjeu de reconquête du royaume, et les docteurs en théologie de cette institution la considèrent comme une menace contre leur autorité notamment à cause du soutien des rivaux de l'Université à Jehanne, et pour ce que la Pucelle représente dans les luttes d'influence à l'intérieur de l'Eglise.

Jeanne n'as pas eu non plus que des amis à la cour du Dauphin, le parti du favori La Trémouille (dont Gilles de Rais était) se placa régulierement en opposition, au conseil du Dauphin, face aux initiatives de la Pucelle.

Rôle de Jeanne d'Arc dans la guerre de Cent Ans
Jeanne au siège d’Orléans, peinture de Jules Eugène Lenepveu, vers 1886-1890.
Jeanne au siège d’Orléans, peinture de Jules Eugène Lenepveu, vers 1886-1890.

Jeanne d'Arc n'a ni influé à elle seule sur la phase finale de la guerre, qui s'est achevée en 1453, ni été inexistante dans le rôle tactique et stratégique de sa campagne. Dunois parle d'une personne douée d'un bon sens indéniable et tout à fait capable de placer aux points clés les pièces d'artillerie de l'époque. Les faits d'armes sont donc à porter à son crédit même si certaines batailles ont été réglées en partie par de curieuses anecdotes. Elle fut en outre un chef indéniablement charismatique.

Sur le plan géopolitique, le royaume de France, même privé de tout ce qui était situé au nord de la Loire, bénéficiait de ressources humaines et matérielles bien supérieures à celles de l'Angleterre qui était quatre fois moins peuplée. La stratégie de Charles V, qui misait sur le temps, en évitant les combats et assiégeant une par une les places, a parfaitement montré les limites de l'invasion anglaise.

Cependant, avant l'intervention de Jeanne d'Arc, les Anglais bénéficiaient d'un avantage psychologique extrêmement important lié à plusieurs raisons : la réputation d'invincibilité de leurs troupes, le traité de Troyes qui déshéritait le Dauphin Charles et mettait en doute sa filiation à l'égard du roi Charles VI, un état d'abattement et de résignation de la population et l'alliance avec la Bourgogne. Dans cette tendance l'avantage numérique du royaume de France était en train de disparaître. Cette situation faisait qu'en 1429 la dynamique était anglaise. Jeanne a eu indéniablement le mérite d'inverser l'ascendant psychologique en faveur de la France, en remontant le moral des armées et des populations, en légitimant et sacrant le roi, et en battant les Anglais. Charles VII a eu lui l'initiative de se racommoder avec les Bourguignons, étape indispensable pour la reconquête de Paris. Jeanne d'Arc visiblement ne portait pas les Bourguignons dans son cœur à cause de leur proximité avec son village de Domrémy et des heurts qu'il y avait pu avoir.

L’enjeu de la virginité de Jeanne d’Arc

En s’appelant ouvertement la « Pucelle », Jeanne accréditait l’idée qu’elle était envoyée de Dieu et non une sorcière, sa virginité symbolise clairement la pureté de Jeanne, aussi bien physiquement, que dans ses intentions religieuses et politiques. Dès lors vérifier sa virginité devient un enjeu important, étant donné l’importance politique des projets de Jeanne : restaurer la légitimité de Charles, et l’amener au sacre.

Par deux fois, la virginité de Jeanne fut constatée par des matrones, à Poitiers en mars 1429, mais aussi à Rouen, le 13 janvier 1431. Pierre Cauchon (celui-là même qui la fit brûler) avait ordonné ce deuxième examen pour trouver un chef d’accusation contre elle. En vain.

Il est en revanche difficile de savoir ce qu'il s'est passé entre le jugement et le constat de relaps, période où Jeanne a été durement maltraitée par ses geôliers, défigurée. Selon Martin Ladvenu, un lord anglais aurait essayé de la forcer dans sa prison, en vain.

Problèmes des sources historiques

Les deux sources principales sur l'histoire de Jeanne d'Arc sont le procès en condamnation de Jeanne de 1431, et le procès en réhabilitation de 1455-56. Etant des actes juridiques, elles ont l’immense avantage d’être des retranscriptions les plus fidèles des dépositions. Mais elles ne sont pas les seules, des notices, des chroniques ont également été rédigées de son vivant, telle que la «Geste des nobles Francois », la « Chronique de la Pucelle », la « Chronique » de Perceval de Cagny, ou encore le «Journal du siège d’Orléans et du voyage de Reims ». Il faut ajouter également les rapports des diplomates et autres informateurs.

C’est Jules Quicherat qui rassemblera de manière quasi-exhaustive l’historiographie Johannique entre 1841 et 1849, en 5 volumes. Entre le XVe siècle et le XIXe siècle une foule d’écrivains, de politiciens, de religieux se sont déjà approprié Jeanne d’Arc, et leurs écrits sont nombreux. Il faut donc être prudent dans la manipulation des sources : peu lui sont contemporaines, et elles réinterprètent souvent les sources originelles dans le contexte de leur interprète.

Les procès sont des actes juridiques. Les deux procès ont la particularité d'avoir subi une influence politique évidente, et la méthode inquisitoire suppose bien souvent que l’accusée et les témoins ne répondent qu’aux questions posées. De plus le procès de 1431 fut retranscrit en latin (vraisemblablement à l'insu de Jeanne), alors que les interrogatoires étaient en français.

Philippe Contamine, au cours de ses recherches, a constaté une abondance d'écrits dès 1429, et le « formidable retentissement au niveau international » dont cette abondance témoigne. Il remarque également que Jeanne D’Arc fut d’emblée mise en controverse et fit débat par ses contemporains. Enfin, dès le début « des légendes coururent à son sujet, concernant son enfance, ses prophéties, sa mission, les miracles ou les prodiges dont elle était l’auteur. Au commencement était le mythe »

Il apparaît donc qu’aucun document contemporain de l’époque - hormis les minutes des procès - n’est à l’abri de déformation issue de l’imaginaire collectif. Au cours du procès de réhabilitation, les témoins racontent leurs souvenirs à 26 ans de distance. La plupart des dépositions sont cependant étayées par ailleurs.

La reconnaissance de Jeanne d’Arc

Relaps avant héroïne

Avant le XIXe siècle, l’image de Jeanne d’Arc est torturée par la littérature. Seule la notice d’Edmont Richier surtout prolifique sur le plan théologique, apporte un volet historique cependant entaché d’inexactitudes. Voltaire ne consacre qu’un vers et demi à la gloire de Jeanne d’Arc dans son Henriade, chant VII « ... Et vous, brave amazone, La honte des Anglais, et le soutien du trône. » et plus de vingt mille à la déshonorer. Quant à Corneille et Racine, ils n’ont pas embelli du charme de leurs vers le récit de ses exploits.

La pucelle devient celle qui a sauvé la France

Depuis le XIXe siècle, l’histoire des exploits de Jeanne d’Arc sont usurpés pour servir certains desseins politiques au mépris de l’histoire. Les arcanes de cette exploitation d’une héroïne qui symbolise la France de façon mythique, voire mystique, sont explorés dans un excellent article : Jeanne d'Arc : naissance d'un mythe, et ne sont pas abordés ici. Ce chapitre se borne à montrer comment Jeanne d’Arc a été réhabilitée en 1817, dans le livre de Philippe-Alexandre Le Brun de Charmettes Histoire de Jeanne d’Arc, surnommée la Pucelle d’Orléans, tirée de ses propres déclarations, de cent quarante-quatre dépositions de témoins oculaires, et des manuscrits de la bibliothèque du roi de la tour de Londres (en 4 Volumes, Edition Arthus Bertrand, Paris). Le travail scrupuleux de cet historien, basé sur des enquêtes rigoureuses, et l'étude de documents originaux, à souvent été réutilisé comme base de travail par de grands écrivains français et étrangers tels que Jules Quicherat qui ont contribué à redonner ses titres de noblesse à la Pucelle d’Orléans.

Les critiques littéraires de la bibliothèque nationale

C’est sur le site de la Bibliothèque Nationale de France en ligne que l’on trouve les critiques littéraires de 1818 sur la sortie de cet ouvrage charnière : Journal général de la littérature de France ou Répertoire méthodique 1818, pages 13, 49 et 79 : 1. Le premier volet de la page 13 est retranscrit ici, ainsi qu'un extrait de l'ouvrage de Philippe-Alexandre Le Brun de Charmettes.

Extrait de la revue littéraire : Journal général de la littérature de France ou Répertoire méthodique 1818

Thèses divergentes

Thèses sur l’origine de Jeanne d’Arc
Portrait hagiographique de Jeanne d’Arc
Portrait hagiographique de Jeanne d’Arc

Selon la thèse de l'anthropologue Margaret Murray, auteur qui écrit sur des procès pour sorcellerie, Jeanne d'Arc fut une de ces victimes désignées, après des personnages comme William Rufus ou Thomas Becket. À la différence près que Jeanne d’Arc fut en quelque sorte une mystification de l’histoire. Il apparaîtrait selon Margaret Murray qu’une inconnue fut brûlée à sa place, et que tout fut savamment orchestré à des fins politiques. Jeanne d’Arc appartenait, selon Margaret Murray, à la mouvance adepte des « cultes de Diane », soit des antiques rites de la fertilité hérités du fond des âges, et dut être d’accord pour exécuter la mission qu’on lui proposait, par idéal et conviction, par amour probablement. Effectivement jugée, et condamnée au bûcher, chef de l’accusation : avoir porté des habits masculins (ce qui était un délit passible de la peine de mort à cette époque), elle disparut de la scène de l’histoire et, rendue à la vie civile, se maria avec un Sieur des Harmoises, ou Armoises, selon les orthographes (voir à ce sujet le paragraphe sur les fausses Jeanne d’Arc, un peu plus bas).

Il est intéressant de noter que l’armoise est une plante ; voici la définition qu’en donne le Petit Robert : XIIe siècle, du latin artemisia, mot grec, plante d’Artémis (on notera la coïncidence de ce nom, « Artémis », qui est à la fois celui du sieur des « Armoises », et celui du « culte de Diane », mentionné plus haut). Plante herbacée à variétés aromatiques… Armoise absinthe. Armoise vulgaire : herbe de Saint-Jean. Armoise dracunculus, (c’est-à-dire armoise du dragon, en italien dragoncella : estragon).

Selon cette thèse, Jeanne d’Arc n'était donc pas une « pauvre paysanne » analphabète entendant des voix en gardant ses moutons comme nous la présente la tradition, même si, étant très pieuse, elle se crut de bonne foi « appelée » par des voix vers son destin. Elle était issue d’une famille de négociants aisés et avait pour occupation quotidienne tout ce qui ressortait de l’éducation des jeunes filles au Moyen Âge, quelle que fût leur condition sociale.

Pendant longtemps sa famille eut un privilège important, supérieur à ceux de la noblesse, puisqu’elle était totalement exemptée d’impôts ; ce qui accréditerait la thèse de Margaret Murray. Cette hypothèse est cependant considérée comme fantaisiste par les historiens contemporains, aucune preuve n'étant apportée.

Les « consœurs » de Jeanne d'Arc

Jeanne d'Arc ne fut pas un cas unique à son époque. Le Journal d'un Bourgeois de Paris rapporte un sermon entendu le 4 juillet 1431 faisant référence à trois autres femmes :

« Encore dist il en son sermon qu’ilz estoient IIII, dont les III avoit esté prinses, c’est assavoir ceste Pucelle, et Perronne et sa compaigne, et une qui est avec les Arminalx (Armagnacs), nommée Katherine de la Rochelle ; … et disoit que toutes ces quatre pouvres femme frère Richart le cordelier (…) les avoit toute ainsi gouvernées ; (…) et que le jour de Noel, en la ville de Jarguiau (Jargeau), il bailla à ceste dame Jehanne la Pucelle trois foys le corps de Nostre Seigneur (…) ; et l’avoit baillé à Peronne, celui jour, deux fois (…) »

De ces trois autres femmes, le même Bourgeois de Paris relate l’exécution de Pieronne qui « estoit de Bretaigne bretonnant » fut brûlée sur le parvis de Notre-Dame le 3 septembre 1430. Et s’il ne la nomme pas, le Formicarium du frère Jean Nider semble décrire la même exécution.

Fausses Jeanne d’Arc

Il est arrivé au cours de l’histoire que des imposteurs surgissent, prétendant être une personnalité décédée ayant marqué son temps. Ce fut le cas pour Louis XVII à l’issue de la Révolution, ce fut aussi le cas des faux Dimitri à la mort d'Ivan IV le Terrible, pour la princesse Anastasia, et plus récemment pour Elvis Presley. Il semble en avoir été de même pour Jeanne d’Arc, dont bien des détails de la vie nous sont mal connus.

Plusieurs femmes se présentèrent, affirmant avoir échappé aux flammes. La plupart furent rapidement confondues, mais deux d’entre elles parvinrent à convaincre leurs contemporains qu’elles étaient réellement Jeanne d’Arc : il s'agit de Jeanne des Armoises et de Jeanne de Sermaises, qui étaient peut-être une seule et même personne.

D’après une source tardive (trouvée en 1686 à Metz), Jeanne des Armoises apparut pour la première fois le 20 mai 1436 à Metz où elle rencontre les deux frères de Jeanne d’Arc, qui la reconnaissent pour leur sœur. Il est impossible de déterminer s’ils ont vraiment cru qu’elle était leur sœur ou non. Quoi qu'il en soit, Jeanne d'Armoise reste le cas le plus sérieux d'imposture sur le personnage de Jeanne d'Arc.

En 1456, après la réhabilitation de la Pucelle, Jeanne de Sermaises apparut en Anjou. Elle fut accusée de s'être fait appeler la Pucelle d'Orléans, d’avoir porté des vêtements d’homme. Elle fut emprisonnée jusqu'en février 1458, et libérée à la condition qu'elle s’habillerait honnêtement. Elle disparaît des sources après cette date.

Œuvres inspirées par Jeanne d’Arc

Bibliographie

Le personnage, dans son ambivalence et sa grande complexité, a fasciné les écrivains et les dramaturges à travers les époques. Les pièces les plus connues, offrant une large diversité d’interprétation sur sa vie, ont été écrit par Shakespeare (Henri VI), Voltaire (La Pucelle d'Orléans), Schiller (La Pucelle d'Orléans), George Bernard Shaw (Saint Joan), Jean Anouilh (L’Alouette) et Bertolt Brecht (Sainte Jeanne des abattoirs). Samuel Clemens écrivit une biographie de fiction sous le nom de plume de Sieur Louis de Conte, n'utilisant pas son pseudonyme de Mark Twain.

Les biographies et autres études plus spécialisées sont listées ici : Bibliographie relative à Jeanne d'Arc.

Pour consulter la liste de l'ensemble des œuvres inspirées par Jeanne d’Arc, voir la page Œuvres inspirées par Jeanne d'Arc.

Objets ayant appartenu à Jeanne d'Arc

L'étendard : L'étendard de Jeanne d'Arc était de couleur blanche avec en fond une peinture de Hauves Poulnoir, un peintre tourangeau qui avait peint « l'image de notre Sauveur assis en jugement dans les nuées du ciel et un ange tenant une fleur de lys » (description de Jean Pasquerel). "Jhesus Maria" y était inscrit, c'était la devise de l'ordre des mendiants.

Le pennon : Sur ce pennon on pouvait y voir « Notre-Dame ayant devant elle un ange lui présentant un lys ».

L'armure : Charles VII de France fit présent à Jeanne d'Arc d'une armure complète et à sa taille d'une vingtaine de kilogrammes.

L'épée : Cette épée qui accompagna Jeanne d'Arc pendant toutes ses batailles fut découverte sur son indication sous les dalles de Sainte-catherine-de-Fierbois, parmi d'autres épées enterrées par des soldats de passage. Cette épée fort ancienne était décorée de cinq croix, la rouille qui la recouvrait aurait disparue aussitôt que Jeanne d'Arc eut l'épée en main. Jeanne d'Arc la brisa à Saint-Denis, probablement en pourchassant une prostituée, en tapant du plat de l'épée sur son dos selon Jules Quicherat. Certains y virent un mauvais présage. C'est une épée prise à un bourguignon qu'elle offrit en ex-voto à Saint-Denis.

Source :

lundi 25 décembre 2006

Stade de Reims Champagne

Stade de Reims Champagne

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Stade de Reims Club fondé en 1911
Nom précédent Société Sportive du Parc Pommery (1911-1931)
Statut professionnel puis depuis juillet 2002
Couleurs rouge et blanc
Stade Stade Auguste Delaune (9582 places)
Stade Delaune II (22 000 places)
Affluence record 25 225 spectateurs (6 novembre 1976, ASSE)
Siège 2-4 place Jean Moulin
51100 Reims

Extérieur

Le Stade de Reims est un club de football français fondé en 1911. Le club présidé par Jean-Pierre Caillot et entrainé par Thierry Froger évolue cette saison en Ligue 2.

Sommaire

  • 1 Palmarès
  • 2 Repères historiques
  o 2.1 Les débuts en amateurs
o 2.2 Le grand Reims
  • 3 Anciens joueurs
  o 3.1 Vice-champions d'Europe
  • 4 Les entraîneurs
  • 5 Effectif saison 2006-2007
  • 6 Équipe féminine
  • 7 Bibliographie

Palmarès

  • Coupe d'Europe des Clubs Champions :
  o Finaliste : 1956 et 1959.
  • Coupe Latine (1) :
  o Vainqueur : 1953.
o Finaliste : 1955.
  • Championnat de France (6) :
  o Champion : 1949, 1953, 1955, 1958, 1960 et 1962.
o Vice-champion : 1947, 1954 et 1963.
  • Coupe de France (2) :
  o Vainqueur : 1950 et 1958.
o Finaliste : 1977.
  • Trophée des Champions (3) :
  o Vainqueur : 1955, 1958 et 1960
o Finaliste : 1962.
  • Coupe Charles Drago
  o Vainqueur : 1954.
  • Coupe des Alpes (1) :
  o Vainqueur : 1977.
  • Championnat de France de L2 :
  o Champion : 1966.
  • Championnat de France de National (D3) :
  o Champion : 2004.
  • Championnat de France Amateurs :
  o Champion : 1935.
  • Championnat de France de Division d'honneur "Nord-Est" :
  o Champion : 1935.
  • Championnat de France de Division d'honneur "Champagne" :
  o Champion : 1997.
  • Divers saisonnier: Coupe Mohamed V (1962), tournoi international de Nice (1960)

Repères historiques

Les débuts en amateurs

Les débuts du SR La Société Sportive du Parc Pommery est fondée en 1911, sur l'initiative du marquis de Polignac. Promu en Division d'Honneur de la Ligue du Nord-Est en 1929, le club adopte le nom de « Stade de Reims » le 18 juin 1931. Entraîné par Harrisson et renforcé par Garabedian, Serra, Samano et Lee, l'équipe champenoise est championne du Nord-Est en 1935. Ecartant ensuite notamment Quevilly (3-2), le Stade de Reims atteint la finale du Championnat de France Amateurs 1935. Face au FC Bordeaux, les Rémois s'imposent 2-1 à Maisons-Alfort, s'adjugeant le titre de champion de France Amateurs 1935. Les Stadistes adhèrent au professionnalisme dans la foulée de ce titre dès l'été 1935 et participent au championnat de deuxième division, sous la houlette de Aitken, au club depuis 1934. Toujours en 1935, le Groupement des supporters Allez Reims est créé. Installés depuis 1935 au flambant neuf Stade Municipal, inauguré cette même année par le président de la République Albert Lebrun, les Rémois connaissent les pires difficultés à suivre le rythme de la D2 durant trois saisons malgré les efforts des entraîneurs successifs : Kielhotz, Garabedian, Besvekony et Biener. En septembre 1938, le Stade, dirigé depuis 1936 par Maurice Hutin, fusionne avec le Sporting Club Rémois, fondé en 1904, grand rival local du Stade et dont le prestige local était considérable. Le SC participa notamment aux 32es de finale de la Coupe de France en 1923, 24, 26, 27, 29, 32 et 34, et fut sacré champion du Nord-Est en 1938. Le Stade donne son nom à la nouvelle association, le Sporting ses couleurs : le rouge et le blanc. Le Sporting apporte surtout ses dirigeants : MM. Hiltgen, Canard et Germain, tous trois futurs présidents du club. L'amélioration des résultats est immédiate : en 1939, le Stade de Biener se hisse à la 6e place au classement final et atteint les quarts de finale de la Coupe de France.

Le grand Reims

Après la seconde guerre mondiale, le championnat de France se professionnalise. Reims se trouve alors en première division et occupe des places d'honneur dans la première partie de tableau, mais en 1949 Reims devient pour la première fois champion de France et l'année suivante remporte la coupe de France, Reims fait partie donc des clubs phares en France. L'arrivée d'Albert Batteux en 1951 et de Raymond Kopa en 1952 vont permettre au club rémois de poursuivre son ascension, mais il faut attendre deux ans et plusieurs essais de schémas tactiques pour faire du club une équipe imbattable. Sacré champion et vainqueur de la Coupe Latine en 1953, Reims est partie pour marquer les années 1950, puis une nouveau sacre en championnat en 1955 a pour conséquence la proposition du poste de sélectionneur de la France pour Albert Batteux qui accepte tout en restant au club. En 1955, la Coupe d'Europe des clubs champions est créée, ce sera alors l'objectif du club et y concentrera tous ses efforts (sa dixième place en championnat le prouve), Reims fait un parcours héroïque en écartant l'AGF Århus, le Budapesti Voros Lobogo et le Hibernian FC et se voit proposer d'affronter le Real Madrid en finale pour l'obtention du titre au Parc des Princes, mais après un match épique les espagnols gagnent 4-3. La désillusion est grande pour le club et les joueurs qui la compose qui avait tout misé sur cette compétition, et le départ de Raymond Kopa au Real Madrid les aide encore moins.

Mais Reims voit l'arrivée d'un nouveau joueur, débarquant de l'OGC Nice : Just Fontaine qui après une année d'adaptation éclate littéralement en 1958 en devenant le meilleur buteur du championnat de France (34 buts) ce qui permet au club de le remporter, de retrouver la coupe d'Europe et d'en refaire son objectif prioritaire. Après un parcours parfait, Reims retrouve en finale de nouveau le Real Madrid (qui a remporté les trois dernières coupes d'Europe) à Stuttgart avec dans leurs rangs l'ancien enfant chéri du pays : Raymond Kopa. Malheureusement, Reims s'incline logiquement mais semble mieux digérer cette défaite en récupérant Kopa aux madrilènes.

Deux nouveaux titres de championnat sont remportés en 1960 et en 1962, mais sont suivis de mauvais parcours en coupe d'europe, ce qui amène le président à ne pas renouveller Albert Batteux à la fin de la saison 1963, de plus Just Fontaine avait en 1962 pris sa retraite. Le départ de l'entraîneur marquera la fin de l'épopée rémoise et du football champagne

Cette période coïncidera avec l'arrivée au premier plan international de l'équipe de France qui comptera bon nombre de rémois dans ses rangs (Raymond Kopa, Just Fontaine, René Bliard, Robert Jonquet, Michel Hidalgo, Roger Piantoni ou Jean Vincent) et atteindra la troisième marche de la Coupe du monde de 1958

Anciens joueurs

(Robert Jonquet est le seul joueur à avoir disputé les quatre finales européennes que connu le club entre 1953 et 1959)

  • France Albert Batteux
  • Argentine Carlos Bianchi
  • France René Bliard
  • France Pierre Flamion
  • France Just Fontaine
  • France Léon Glovacki
  • France Michel Hidalgo
  • France Robert Jonquet
  • France Raymond Kopa
  • France Roger Marche
  • France Lucien Muller
  • France Armand Penverne
  • France Roger Piantoni
  • France Jean Prouff
  • France Pierre Sinibaldi
  • France Jean Vincent

Vice-champions d'Europe

  • Equipe de 1956 (1 - 3 - 2 - 5):

René-Jean Jacquet - Simon Zimny, Robert Jonquet, Raoul Giraudo - Michel Leblond, Robert Siatka - Michel Hidalgo, Léon Glovacki, Raymond Kopa, René Bliard, Jean Templin (entraîneur: Albert Batteux)

  • Equipe de 1959 (1 - 3 - 2 - 5):

Dominique Colonna - Bruno Rodzik, Robert Jonquet, Raoul Giraudo - Armand Penverne, Michel Leblond - Robert Lamartine, René Bliard, Just Fontaine, Roger Piantoni, Jean Vincent (entraîneur: Albert Batteux)

Les entraîneurs

  • 1931-34 : Dave Harrisson
  • 1934-36 : William Aitken
  • 1936-37 : Léopold Kielholz
  • 1937 : Sarkis Garabedian
  • 1937-38 : Valère de Besvelony
  • 1938-40 : Éric Bieber
  • 1940-41 : Camille Cottin
  • 1941-43 : Jules Vandooren
  • 1943-45 : Sarkis Garabedian
  • 1945-50 : Henri Roessler
  • 1950-63 : Albert Batteux
  • 1963-déc. 63 : Camille Cotti:n
  • déc. 1963-mai 63 : Jean Prouff
  • 1964-avril 67 : Robert Jonquet
  • avril 1967-mai 67 : Claude Prosdocimi
  • 1967-68 : Émile Rummelhardt
  • 1968-avril 72 : Élie Fruchard
  • Avril 1972-mai 72 : Léon Desmenez
  • juin 1972-sep. 72 : Célestin Oliver
  • sep. 1972-74 : Lucien Leduc
  • 1974-mars 75 : Léon Desmenez
  • mars 1975-mai 75 : Michel Leblond
  • 1975-jan. 79 : Pierre Flamion
  • jan. 1979-mai 79 : Claude Prosdocimi
  • 1979-août 1980 : René Vernier
  • août 1980 : Robert Jonquet (intérim)
  • sep. 1980-82 : Léon Desmenez
  • 1982-mars 85 : Pierre Phelipon
  • mars 1985-87 : Carlos Bianchi
  • 1987-88 : Pierre Phelipon
  • 1988-89 : Dominique Bathenay
  • 1989-90 : Jacky Lemée
  • 1990-91 : Didier Notheaux
  • 1991-92 : Pierre Phelipon
  • 1992-93 : Daniel Duval
  • Mars 1993-mai 93 : Ghislain Bournel
  • 1993-95 : Tony Giannetta
  • 1995- oct. 2000 : Manuel Abreu
  • oct. 2000 : Franck Triquenaux (intérim)
  • nov. 2000-déc.2002 : Marc Collat
  • déc. 2002-mai 2003 : Denis Goavec
  • 2003-avr. 05 : Ladislas Lozano
  • avr. 2005-juin 2005 : Jean-Claude Cloet (intérim)
  • juin 2005 : Thierry Froger

Effectif saison 2006-2007

Gardiens de but

  • 1 Français Johan Liébus
  • 16 Français Clément Rigaud
  • 30 Français Olivier Tingry

Défenseurs

  • 3 Français Marc Giraudon
  • 4 Français Philippe Burle
  • 5 Français Ludovic Jeannel
  • 15 Français Olivier Fontenette
  • 19 Français Alexandre Barbier
  • 20 Français Habib Baldé
  • 21 Français Miguel Comminges
  • 23 Français Julien Ielsch
  • 24 Français Serkan Yanik
  • 27 Français Basile Yéhoumé

Milieux

  • 6 Français Karl Tourenne
  • 11 Français Nicolas Bonnal
  • 13 Français Lucas Deaux
  • 14 Français Jean-Cédric Maspimby
  • 18 Français Julien Féret
  • 25 Français Sylvain Didot
  • 26 Français Kévin Barralon
  • 33 Français Stéphane Marseille
  • 12 Ivoirien Siaka Tiéné

Attaquants

  • 9 Français Cédric Fauré
  • 17 Suédois Jon Lundblad
  • 22 Gabonais Shiva N'Zigou
  • 28 Ivoirien Tagro Baléguhé
  • 29 Français Najib Farssane

Équipe féminine

Stade de Reims a aussi triomphé cinq fois en Championnat de France de Football Féminin: 1975, 1976, 1977, 1980 et 1982

source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Stade_de_Reims_Champagne

dimanche 24 décembre 2006

Transports urbains de Reims - TUR

Histoire du réseau

(Informations tirées du site www.tur.fr et de http://fr.wikipedia.org/wiki/Transports_urbains_de_Reims)
Les transports en commun naissent à Reims en 1872 avec la création de 2 lignes de coches hippomobiles radiales allant du Nord au Sud et de l'Est à l'Ouest. 8 ans plus tard, le véhicules sont remplacés par des tramways, toujours tirés grâce à la traction animale qui perdurera jusqu'en 1900, année où l'électricité est installée. Pendant ce temps, le réseau s'est densifié.

Reims fera par la suite, à la veille de la seconde guerre mondiale le choix d'abandonner le tramway et de le remplacer par des autobus, dont l'utilisation est plus flexible. En 1952, la compagnie de transports prend son nom actuel et est accompagné deux ans plus tard de l'ouverture d'un réseau de nuit.

En 1975, le réseau s'étend aux 6 communes du tout jeune District de Reims. En 1978, les premiers bus articulés sont mis en service. Leur livrée est de couleur blanche réhaussée par 2 épaisses bandes rouges horizontales. Elle sera remplacée en 1989 par la célèbre livrée à damiers. Quelques mois plus tard, un service PMR est créé.

Keolis rachète la compagnie en 1990 et crée en 1992 les lignes Citadines, redéveloppées en 2000. Durant cette dernière année, le réseau de soirée est également amélioré et des nouvelles lignes font leur apparition. En 2001, les abonnements sont repensés puis, en 2002, l'identité visuelle du réseau change et les véhciules sont équipés d'équipements de haute technologie tels que les bandeaux dynamiques contrôlés par satellite.

L'année 2003 est le point de départ de l'équipement des véhicules en pots à particules et des nouveaux moteurs à diesel pauvre en soufre. Les services aux usagers continuent de se développer dans l'attente du renouveau des déplacements en pays rémois : le tramway, attendu pour 2010 - 2011.

Structure du réseau

Le réseau est actuellement formé de 24 lignes de jour et de 5 lignes de nuit. Les lignes de jour, nommées par des lettres de l'alphabet, sont les suivantes :

Lignes permanantes

  • A : La Neuvillette Mairie <-> Hôpitaux
     Un Renault PR118 circulant sur la ligne A
Un Renault PR118 circulant sur la ligne A
  • B : Route de Witry <-> Tinqueux (dans la commune de Tinqueux la ligne se divise en 2 branches, vers Boutréaux ou vers Champ Paveau)
  • C : Orgeval <-> Europe
  • D : La Neuvillette École <-> Faculté des Sciences
  • F : Jean XXIII <-> Farman
  • G : Théâtre <-> Cormontreuil Les Parques
  • H : Théâtre <-> Croix Rouge
  • I : Théâtre <-> Val de Murigny
  • K : Bétheny <-> Croix du Sud
  • M : Théâtre <-> Bezannes (dessert à certaines heures la Z.A. des Léitis)
  • N : Tunisie <-> Apollinaire (passe à l'intérieur du Centre Hospitalier)
  • R : Hôpital Sébastopol <-> Faculté de Droit et de Lettres
    Un Heuliez GX117 circulant sur la ligne M
Un Heuliez GX117 circulant sur la ligne M
  • S : Tinqueux <-> Cormontreuil Louvois
  • T : Saint Brice Courcelles <-> Cormontreuil Louvois (dessert à certaines heures la Z.A. des Nuisements)
  • Y : Gare SNCF <-> Parc Colbert
  • Z : Saint Timothée <-> Zone Industrielle Pompelle-Farman


La ligne Z est adaptée aux horaires des ouvriers, étant une liaison directe entre le centre-ville et la zone industrielle régionale, en proposant un renforcement des fréquences de passage en début et en fin de journée, tout comme en milieu de journée.
Les lignes M et T desservent également à certains moments de la journées des zones d'activité, comme précisé dans la liste.
Les lignes K et R ont une fréquence de passage moindre pendant les vacances scolaires.
Lignes non permanentes (scolaires, universitaires et industrielle)

  • E : Théâtre <-> Moulin de la Housse
    Un Renault Agora 2 circulant sur la ligne E
Un Renault Agora 2 circulant sur la ligne E
  • J : Saint Brice Courcelles <-> Collège Trois Fontaines
  • L : Val de Murigny <-> Collège Courbertin
  • P : Val de Murigny <-> Faculté de Droit et de Lettres
  • V : Faculté de Droit et de Lettres <-> Moulin de la Housse
  • W : Bezannes <-> Tinqueux Collège Paulette Billa
  • Y : Gare SNCF <-> Z.I. Colbert

Ces lignes ne circulent qu'en périodes scolaires ou universitaires et sont des liaisons entre des quartiers excentrés et un établissement scolaire ou universitaire, ou bien entre les deux principaux campus.

Leurs horaires sont aménagés, les liaisons scolaires (J, L, W) ne circulant qu'au matin avant les cours, durant la pause méridienne et au soir après les cours. Les liaisons universitaires (E et P) circulent quant à elles tout au long de la journée à un rythme faible.

À noter que la ligne V a des horaires plus proches de ceux des lignes scolaires, celle-ci n'étant qu'une variante plus directe, avec moins d'arrêts, de la ligne R entre les 2 campus. Enfin, la ligne Y, si elle circule toute l'année, est en service aux mêmes heures. Elle dessert la seconde grande zone industrielle de l'agglomération.

Desserte dominicale
Le dimanche, le réseau propose des fréquences réduites (sur toutes les lignes) et des quelques modifications ou suppression de lignes dont suit le détail :

  • B : déplacement du terminus de Route de Witry à Épinettes, soit suppression d'un arrêt.
  • C : déplacement du terminus de Orgeval à Rethel, soit suppression de 3 arrêts.
  • F : déplacement du terminus de Farman à Parc des Expos, soit suppression de 3 arrêts.
  • H : déplacement du terminus de Croix Rouge à Christophe Colomb. La ligne dessert 9 arrêts supplémentaires à la place de la ligne S non assurée.
  • M : ligne non assurée.
  • S : ligne non assurée, remplacée par H entre Croix Rouge et Christophe Colomb.
  • T : 3 arrêts non desservis de 6h à 14h en raison du marché.
  • Y : ligne non assurée.
  • Z : ligne non assurée.

Le réseau circule également au ralenti pendant les vacandes scolaires d'été.
Lignes Citadines
Un Mercedes Benz Cito circulant sur la ligne Cit. 1
Un Mercedes Benz Cito circulant sur la ligne Cit. 1

2 lignes circulaires desservent le centre-ville en semaine. Leurs trajets sont parallèles et se font chacun dans un sens précis, différent l'un de l'autre : sens horaire pour Cit. 1 et sens anti-horaire pour Cit. 2.

Les dessertes sont assurées par des midibus. Leur principal intérêt réside en ce qu'elles offrent un circuit touristique optimal dans le centre historique, les principaux sites s'y situant étant à proximité imminente d'un arrêt desservi par au moins l'une de ces lignes.

Pôles de correspondance

Toutes les lignes (à l'exception des lignes non-permanentes sauf E et Y, plus la S) se rencontrent en un ou plusieurs des pôles majeurs de correspondance suivants :

  • Théâtre : A, B, C, D, F, K, N, T. À cet arrêt, les bus marquent un petit temps d'arrêt afin de faciliter les correspondances. Il s'agit aussi du terminus de 5 lignes : E, G, H, I, M.
  • Gare SNCF : A, C, D, F, K, T, Y, Cit. 1, Cit. 2
  • Saint Timothée : A, I, R, Z, Cit. 1, Cit. 2

Lignes de nuit
Les lignes de nuit circulent de 20 h 45 à 00 h 30. Les horaires sont conçus afin que les 5 lignes se rencontrent simultanément au 'Théâtre'.

  • 1 : Tondeurs <-> Maison Blanche : reprend le parcours de la ligne A.
  • 2 : Épinettes <-> Lynen : reprend le parcours de la ligne B.
  • 3 : Rethel <-> Moulin de la Housse : reprend globalement le parcours de la ligne C.
  • 4 : Théâtre <-> Hôpitaux : reprend entièrement le parcours de la ligne H.
  • 5 : Théâtre <-> Val de Murigny : reprend entièrement le parcours de la ligne G.

Matériel roulant

Le parc comprend près de 140 véhicules et est notamment composé de Renault R 312, PR 118 et PR 180.2, d'Irisbus Agora S Euro2, S Euro3 et Citelis, de Heuliez GX 117 et GX 317 et de Mercedes (Evobus) Cito. Il y aurait également un PR100.2 circulant en renfort lorsque nécessaire. (chiffres à ajouter)

Les lignes Y et Z sont sous-traitées par les Courriers Mosellans.

Un PR180.2 avec l'ancienne livrée circulant sur la ligne C

Un PR180.2 avec l'ancienne livrée circulant sur la ligne C

La livrée

La livrée actuelle des véhicules est à dominante dorée et pourpre, couleurs ancrées dans la vie locale : le jaune doré (sur la caisse) pour la Cathédrale et le pourpre (sur les bas de caisse) pour les vignobles. La livrée est réhaussée par des lignes ou rosaces de couleur argent et des carrés dans différentes nuances de pourpre à l'intérieur des quels des bâtons figurent des personnes en mouvement.

La livrée précédente se constituait d'un bas de caisse gris et d'une caisse séparée en 2 au niveau du bas des vitres. Sur la partie basse on trouvait un "damier" jaune et noir tandis que la partie haute était intégralement blanche réhaussée par un fin trait rouge. Elle a été abandonnée en 2002.

Contacts

Le réseau dispose d'un point d'informations nommé la Boutique situé au 6 rue Chanzy, à deux pas de l'arrêt Théâtre.

Il est également possible d'obtenir des renseignements par téléphone au 03 26 88 25 38 ou à l'adresse 'contact (arobase) tur (point) fr'.

Le dépôt et les locaux administratifs sont situés rue André Huet (ligne Y).

Usages

  • La montée se fait en libre service sur tous les véhicules.
  • Des bulletins d'information sur l'état du réseau sont diffusés à 08h15 et 17h15 tous les jours sur la radio France Bleu Champagne (95.1 FM)

Tarifs

Le ticket à l'unité, achetable dans les véhicules auprès du conducteur, est au prix de 0,90 €. Il est valable pour 1 heure et son utilisation est limitée à 2 trajets (pas d'aller-retour).

Le carnet de 10 tickets est vendu au prix de 7,20 € dans les boutiques partenaires et au point d'information du réseau.

Il existe également un "ticket journée", vendu dans les véhicules, à la Boutique et à l'Office du Tourisme, au prix de 2,50 €, qui permet de circuler à volonté sur tout le réseau pendant 24 heures.

D'autres tarifs sont bien sûr proposés pour groupes, écoles, etc. ainsi qu'une large gamme d'abonnements dont Modulobus, une formule multimodale, pouvant faire bénéficier les usagers de services supplémentaires (comme l'annonce des perturbations par SMS)

Le futur tramway

À l'occasion de l'ouverture de la première ligne de tramway de l'agglomération, prévue pour fin 2010, et qui suivra du Nord au Sud le parcours des lignes F, A et H avant de bifurquer vers la nouvelle gare de Champagne-Ardenne - TGV, un remaniement total du réseau sera effectué. La nouvelle ligne de tramway devraît devenir sa "colonne vertébrale".

L'exploitation du réseau aura alors été transmise à la société Transdev (en 2008) qui a remporté les appels d'offre du projet tramway au sein du consortium "MARS" (Mobilité Agglomération RémoiSe) mené par Alstom qui fournira donc les rames.

Une nouvelle livrée sera également adoptée. Approuvée à près de 90% par la population elle consistera à peindre chaque véhicule dans une une couleur unie parmi une sélection d'une dizaine de teintes vives. Ceci est sensé provoquer des jeux de couleurs au passage devant un abribus dont les vitres seront également fumées dans l'une des couleurs retenues.

samedi 23 décembre 2006

Cathédrale Notre-Dame de Reims

Cathédrale Notre-Dame de Reims

Ce lien contient toutes les photos :
http://www.reims-web.com/ville-reims/index.php/photos-cathedrale-reims

la Cathédrale Notre-Dame de Reims est une cathédrale du XIIIe siècle, postérieure à Notre-Dame de Paris et Notre-Dame de Chartres, mais antérieure aux cathédrales de Strasbourg, Amiens et Beauvais. C'est l'une des réalisations majeures de l'art gothique en France, tant pour son architecture que pour sa statuaire, et elle est inscrite, à ce titre, au patrimoine mondial de l'UNESCO. La cathédrale de Reims était, sous l'Ancien Régime, le lieu du sacre des rois de France. Le dernier sacre, celui de Charles X, eut lieu le 29 mai 1825.

Une première cathédrale fut édifiée à Reims au Ve siècle par l' évêque saint Nicaise sur d'anciens thermes gallo-romains. Déjà dédiée à la Sainte Vierge, cet édifice accueillit le baptême de Clovis (498) consacré par l'archevêque saint Remi. En 816, le fils de Charlemagne, Louis Ier le Pieux choisit Reims pour y être sacré empereur. Le prestige de la Sainte Ampoule et la puissance politique des archevêques de Reims aboutirent à partir d' Henri Ier (1027) à fixer définitivement le lieu du sacre à Reims.

Le 6 mai 1211, l'archevêque de Reims Aubry de Humbert lance la construction de la nouvelle cathédrale de Reims (l'édifice actuel), destinée à remplacer la cathédrale carolingienne détruite par un incendie l'année précédente. Quatre architectes se succédèrent (Jean d'Orbais, Jean-le-Loup, Gaucher de Reims et Bernard de Soissons) sur le chantier dont le gros œuvre fut achevé en 1275.

Le nombre de statues qui l'ornent (2303) est supérieur à celui de toutes les autres cathédrales européennes. La façade intérieure est, elle-même, décorée de petites figures sculptées dont la célèbre « communion du chevalier ». On peut observer notamment sur le portail gauche la statut de "l'ange du sourire", emblème de la ville de Reims.

Notre-Dame de ReimsL'édifice se distingue par une rare unité de style, malgré une construction qui s'étendit sur plus de deux cents ans (principalement au XIIIe siècle).

La hauteur de la nef sous la clef de voûte est de 38 mètres et donc bien inférieure à celle d'Amiens (42,30 m) ou de Beauvais (46,77 m). L'impression générale depuis l'extérieur est, comme pour toutes les églises gothiques, celle d'un grand élan vers le ciel. Les deux tours occidentales sont dépourvues de flèches mais culminent tout de même à près de 82 mètres de hauteur.

Le point le plus élevé est l'ange du clocher à l'ange situé au-dessus de l'abside à 87 mètres.

À 50 mètres du sol, sur la face occidentale, se trouve la galerie des rois avec, au centre, le baptême de Clovis. Plus bas, on peut observer le récit du combat de David contre Goliath et, juste au-dessus du grand portail, le couronnement de la Vierge.

La cathédrale de Reims a été qualifiée de « cathédrale martyre » car, en 1914, peu après le début des hostilités, elle commença à être bombardée par les Allemands. Un échafaudage resté en place sur la tour nord prit feu, permettant à l'incendie de se communiquer à toute la charpente. Le plomb de la toiture fondit et se déversa par les gargouilles. Les riverains le ramassèrent par la suite et le restituèrent à l'issue du conflit.

La cathédrale fut restaurée sous la direction d'Henri Deneux, natif de Reims et architecte en chef des monuments historiques, avec l'aide précieuse de mécènes américains (notamment la famille Rockefeller). Le chantier débuta en 1919 et dure encore de nos jours.
La charpente de chêne, détruite, fut remplacée par une remarquable structure, plus légère et ininflammable, constituée de petits éléments préfabriqués en ciment-armé, reliés par des clavettes en chêne pour garantir la souplesse de l'ensemble. Deneux s'est inspiré d'un ingénieux système inventé par l'architecte Philibert Delorme au XVIe siècle. Son faible encombrement a permis le dégagement d'un vaste espace, formant une véritable nef, au-dessus du voûtement de la nef.

source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Cath%C3%A9drale_Notre-Dame_de_Reims

Clovis

Clovis Ier, roi des Francs
Naissance 466
Décès 27 novembre 511
Paris
Pays
Titre Roi des Francs
Liste des rois de France (481 - 511)

Dynastie
Grade militaire
Arme

Prédécesseur Childéric Ier
Successeur Thierry Ier
Clodomir
Clotaire Ier
Childebert Ier

Fils de Childéric Ier et de Basine de Thuringe
Conjoint Clotilde une princesse franque rhénane Enfants Avec la princesse franque :
Thierry Ier (485-534)
Avec Clotilde :
Clodomir (495-524)
Clotaire Ier (497-561)
Childebert Ier (497-558)

Vision d'artiste de Clovis sur une médaille de bronze datant de 1720Clovis fut roi des Francs de 481 à 511 et considéré anachroniquement comme le premier roi catholique officiel de France (dynastie des Mérovingiens du nom hypothétique de son grand-père, Mérovée : liste des monarques de France)

Le nom de Clovis vient du franc (vieil haut-allemand) Hlodowig, composé des racines hlod (« renommée », « illustre ») et wig (« combat »), c'est-à-dire « Illustre dans la Bataille », « Illustre au Combat » : il donne en français moderne Louis, prénom de la majorité des rois de France, et en allemand Ludwig, aussi latinisé en Ludovic. Fréquemment utilisée par les Mérovingiens, la racine hlod est aussi à l'origine de noms tels que Clotaire (et Lothaire), Clodomir, ou encore, Clotilde.

Nous connaissons Clovis à travers la longue description de son règne par l'évêque gallo-romain Grégoire de Tours, un proche du pouvoir, et dont l'Histoire, rebaptisée tardivement Histoire des Francs est riche d'enseignements, bien que ce texte à visée d'abord édifiante relève plus de l'hagiographie que d'une conception rigoureuse de l'histoire

Sommaire
1 Chronologie
2 La Gaule à la fin du Ve siècle
3 L'extension du royaume de Clovis vers l'est
4 La conversion et le baptême
5 L'extension du royaume vers le sud
6 Paris, la nouvelle capitale
7 Le concile d'Orléans
8 Les légendes autour de Clovis
9 La sépulture royale
10 Le partage du royaume en 511
11 Grégoire de Tours, le baptême de Clovis
12 Notes
13 Bibliographie

Chronologie
La chronologie du règne de Clovis est très mal connue. Tout ce que nous en savons découle de Grégoire de Tours (Histoire, Livre II), qui mentionne les évènements suivant un découpage en tranches de cinq années (réminiscence des quinquennalia ou des lustra romaines ?) : guerre contre Syagrius après cinq années de règne, quinze pour la guerre contre les Alamans, guerre contre les Wisigoths cinq années avant sa mort ; le tout formant un règne de trente ans après un avènement à l'âge de quinze ans. On pourrait rejeter ces informations comme simplificatrices ; or il s'avère qu'aucune étude n'a jamais remis fondamentalement en cause ces indications, qui sont selon toute vraisemblance légèrement simplifiées mais valables à peu de choses près. La seule date fixée par d'autres sources est celle de sa mort, en 511, ce qui daterait son avènement de 481 environ, peut-être 482.
On obtient donc la chronologie suivante :

466 : Naissance de Clovis, fils de Childéric Ier, roi des Francs saliens de Tournai, et de la reine Basine.
481 : Avènement de Clovis. Le royaume dont il hérite correspond à la Belgique Seconde, petite province située entre la mer du Nord, l'Escaut et le Cambrésis, soit un territoire allant de Reims jusqu'à Amiens et Boulogne, à l'exception de la région de Soissons, qui était quant à elle contrôlée par Syagrius.
484 : Alliance avec les Francs rhénans et avec les Francs de Cambrai. (Ragnacaire, roi des Francs de Cambrai, était probablement un des parents de Clovis).
485 : Il se marie avec une princesse rhénane avec laquelle il a un fils, Thierry. Cette union a souvent été interprétée comme l'épisode d'une alliance tactique avec ses voisins orientaux, lui permettant de tourner ses ambitions vers le sud.
486 : Bataille de Soissons contre Syagrius. Syagrius, fils de Ægidius, s'intitulait « Roi des Romains » et contrôlait une enclave gallo-romaine entre Meuse et Loire, dernier fragment de l'Empire d'Occident.
La victoire de Soissons permet au royaume de Clovis d'embrasser tout le nord de la Gaule. Syagrius se réfugie chez les Wisigoths qui le livrent à Clovis. Le chef gallo-romain finira discrètement égorgé.
C'est également lors de cette bataille, qu'eut lieu – selon Grégoire de Tours – l'épisode anecdotique du vase de Soissons, où, contre la loi militaire du partage, le roi demanda de soustraire du butin un vase précieux pour le rendre à l'église de Reims, à la demande de l'évêque de cette dernière cité. L'épilogue de l'histoire eut lieu, quant à lui, le 1er mars 487.
490 : Raids victorieux contre les Wisigoths : Saintonge en 494, Bordeaux en 498. Clovis a alors probablement le désir d'étendre son royaume vers la Méditerranée. Il entame des offensives contre la Germanie rhénane et transrhénane.
493 : Pacte de non-agression avec les rois burgondes, concrétisé par une alliance matrimoniale : Clovis épouse en seconde
noce la princesse burgonde Clotilde (fille du roi burgonde Chilpéric II et nièce du roi Gondebaud). Clotilde œuvrera avec l'évêque Remi de Reims à la conversion de Clovis au catholicisme.
496 : Bataille de Tolbiac (Zülpich) près de Cologne contre les Alamans lors de laquelle Clovis aurait fait le vœu de se convertir au christianisme si « Jésus que sa femme Clotilde proclame fils de Dieu vivant » lui accordait la victoire1. Cette victoire permet au royaume de Clovis de s'étendre jusqu'à la Haute-Rhénanie.
496 le jour de Noël le 24 décembre, Clovis est baptisé à Reims avec « plus de 3000 hommes de son armée » (selon Grégoire)
par l'évêque Remi de Reims (saint Remi). Le baptême de Clovis améliore sans doute sa légitimité dans la population gallo-romaine, mais représente un pari dangereux : les Francs, comme les Germains, considèrent qu'un chef vaut par la protection que lui inspirent les dieux ; la conversion va à l'encontre de cela ; les Germains christianisés (Goths...) sont souvent ariens, car le roi y reste chef de l'Église.
499 : Clovis s'allie au roi burgonde de Genève, Godégisèle, qui veut s'emparer des territoires de son frère Gondebaud



Fibules mérovingiennes500 : Clovis signe un pacte d'alliance avec les Armoricains (peuplades gauloises de la péninsule bretonne et du rivage de la Manche). Après la bataille de Dijon et sa victoire contre les Burgondes de Gondebaud, Clovis contraint ce dernier à abandonner son royaume et à se réfugier à Avignon. Cependant, le roi wisigoth Alaric II se porte au secours de Gondebaud et persuade ainsi Clovis d'abandonner Godégisèle.
Clovis et Gondebaud se réconcilient et signent un pacte d'alliance pour lutter contre les Wisigoths.
502 : son fils Thierry épouse une fille de Sigismond.
506 : bataille de Vouillé, près de Poitiers, contre les Wisigoths : Cette victoire permet au royaume de Clovis de s'étendre en Aquitaine. Le roi des Wisigoths Alaric II est tué et les Wisigoths n'ont d'autre alternative que de se replier en Espagne, au-delà des Pyrénées. Les Ostrogoths de Théodoric ne peuvent intervenir en faveur des Wisigoths en raison d'un conflit avec l’Empire d'Orient.
508 : Clovis reçoit de l'empereur d'Orient Anastase Ier le titre de "consul" et est salué comme "auguste" au cours d'une cérémonie à Tours. Paris devient sa résidence principale. La mythologie nationaliste française y voit, de façon anachronique, la première accession au statut de capitale de l'ancienne Lutèce, qui a pris le nom de ses habitants gaulois, les Parisii. 510 : Clovis s'empare des royaumes francs de Sigebert, de Chararic et de Ragnacaire après les avoir fait assassiner, et étend ainsi son autorité au-delà du Rhin. Clovis est désormais le maître d'un unique royaume, correspondant à une portion occidentale de l'ancien empire romain, de la moyenne vallée du Rhin, (l'embouchure du Rhin est toujours aux mains des tribus frisonnes), jusqu'aux Pyrénées, tenus par les terribles Basques. Le royaume de Clovis ne comprend toutefois pas l'île de Bretagne (actuelle Grande-Bretagne), ni les régions méditerranéennes.
Juillet 511 : premier concile des Gaules à Orléans auquel prennent part trente-deux évêques, dont la moitié proviennent du « royaume des Francs » : Clovis est désigné « Rex Gloriosissimus fils de la Sainte Église », par tous les évêques présents. 27 novembre 511 : Clovis meurt et est enterré dans la basilique des Saints-Apôtres à Paris, sur la montagne Sainte-Geneviève. À sa suite, les descendants de Clovis étendent encore le royaume (Burgondie, Provence...), et régnent pendant près de trois siècles avant de laisser leur place à une famille de la noblesse franque austrasienne : les Pippinides (Charles Martel, Pépin le Bref...).

La Gaule à la fin du Ve siècle
Le royaume franc au milieu Ve siècle, après le partage entre les fils de Clovis.À la fin du Ve siècle, la Gaule est morcelée sous la domination de plusieurs royaumes barbares, constamment en guerre les uns contre les autres, cherchant à étendre leurs influences et leurs possessions :

Les Francs, établis au nord-est, avaient longtemps servi l'Empire romain comme troupes auxiliaires sur la frontière rhénane ; ils sont encore païens à l'avènement de Clovis.
Les Burgondes, établis par Rome en Savoie (en Sapaudia) et dans le Lyonnais, chrétiens ariens et relativement tolérants ; Les Wisigoths, peuple puissant établi au sud de la Loire, en Languedoc, surtout dans la vallée de la Garonne, également ariens, bien moins tolérants envers les catholiques gallo-romains qu'ils dominent ;
Les Ostrogoths ne sont pas présents en Gaule, mais leur roi Théodoric le Grand, depuis l'Italie, cherche à maintenir l'équilibre entre les différents royaumes.
Au loin, l'Empire romain d'Orient exerce encore une autorité purement théorique.
Une multitude de « pouvoirs » locaux ou régionaux d'origine militaire (des « royaumes » ou regna) avaient ainsi occupé le vide laissé par la déposition du dernier empereur romain d'Occident en 476. Parmi ceux-ci se trouve encore le royaume d'un certain Syagrius, établi dans la région de Soissons. Le « pouvoir » dont il est question n'a rien à voir avec les notions modernes de pouvoir législatif, exécutif ou judiciaire, mais couvre une relation dominant-dominé plus proche de celle d'un chef de gang avec le territoire qu'il rackette.

En 481, Clovis, fils du roi Childéric Ier et de la princesse thuringienne Basine, prend quant à lui la tête d'un royaume franc salien, situé dans la région de Tournai en actuelle Belgique. Le titre de « roi » (en latin rex) n'est pas nouveau : il était notamment dévolu aux chefs de guerre des nations barbares au service de Rome. Ainsi, les Francs, anciens fidèles serviteurs de Rome, n'en demeurent pas moins des Germains, des barbares païens et bien éloignés par leur mode de vie des Gaulois romanisés par près de cinq siècles de domination et d'influence romaine.

Clovis n'est alors âgé que de quinze ans et rien ne prédispose ce petit chef barbare parmi tant d'autres à supplanter ses rivaux, plus puissants. À la lumière des événements postérieurs, sa réussite, si elle est incontestable sur le plan militaire, doit au moins autant à l'expérience romaine de la guerre que les siens ont depuis longtemps acquise – la discipline exigée de ses soldats lors de l'épisode de Soissons en témoigne, tout comme la tombe de son père, Childéric – qu'à sa conversion au catholicisme (et non à l'arianisme), et à travers celle-ci, avec les élites gallo-romaines. enfin, une alliance avec l'Empire d'Orient permet à point nommé de « fixer » les Ostrogoths.

Aussi, le règne de Clovis s'inscrit plutôt dans la continuité de l'Antiquité tardive que dans le haut Moyen Âge pour de nombreux historiens. Il contribue cependant à forger le caractère original de cette dernière période en donnant naissance à une première dynastie de rois chrétiens et, en raison de son acceptation par les élites gallo-romaines, en créant un pouvoir original en Gaule.
L'extension du royaume de Clovis vers l'est
Toute sa vie, Clovis tente de conserver son royaume pour ses fils, selon la tradition germanique, et d'agrandir le territoire de celui-ci. Pour cela, il n'hésite pas à éliminer tous les obstacles : il fait assassiner tous les chefs saliens et rhénans voisins, certains de ses anciens compagnons, et même certains membres de sa famille, même éloignés, afin de s'assurer que seuls ses fils hériteront de son royaume.

Il se lance d'autre part dans une grande série d'alliances et de conquêtes militaires, au début seulement à la tête de quelques milliers d'hommes. Plus que les armes, comme on l'a longtemps cru ; celles des Francs étaient efficaces, certes; — c'est un savoir-faire au combat acquis au service de l'Empire et contre les autres barbares qui a sans doute rendu possible les succès militaires des guerriers de Clovis. Autre idée qu'il faut rejeter : à travers lui ce n'est pas un peuple germanique qui s'impose aux gallo-romains, mais la fusion des éléments germains et latins qui se poursuit. Au temps de Clovis, alors que Syagrius, pourtant qualifié de « Romain » par les sources, porte un nom barbare et ne bénéficie visiblement pas de l'appui de son peuple, le roi « barbare » ostrogoth Théodoric le Grand, dans sa prestigieuse cour de Ravenne, perpétue tous les caractères de la civilisation romaine tardive, tout en restant un Ostrogoth arien, un barbare hérétique aux yeux de l'Église.

Si Clovis sait s'imposer assez rapidement, malgré de durs combats, c'est certainement parce qu'en définitive ils paraît être un moins mauvais maître que la plupart des prétendants : au moins, auraient dit les Gallo-romains, était-il catholique et déjà passablement romanisé. À l'inverse, les Wisigoths, chrétiens mais ariens, tenaient l'Aquitaine d'une main de fer et ne faisaient aucun effort pour tenter un rapprochement avec les Gallo-Romains catholiques qu'ils dominaient.

Peu à peu, Clovis conquiert la moitié nord de la France actuelle : il s'allie d'abord aux Francs rhénans, en 484. Puis il mène des offensives vers le sud, à partir de 486. Il commence par renverser Syagrius, le dernier représentant de l'Empire déchu. Le royaume de Syagrius couvrait approximativement l'espace entre Seine et Loire. Contre ce dernier, il emporte les villes de Senlis, Beauvais, Soissons et Paris dont il pille les alentours. C'est lors de ces campagnes qu'a lieu le célèbre épisode du vase.

La conversion et le baptême



Clovis Ier baptisé par l'évêque Saint Remy de Reims à Noël 496L'évêque de Reims, le futur saint Remi, cherche alors probablement la protection d'une autorité forte pour son peuple, et écrit à Clovis dès son avénement. Les contacts sont nombreux entre le roi et l'évêque, ce dernier incitant d'abord Clovis à protéger les Chrétiens présents sur son territoire. Grâce à son charisme et peut-être en raison de l'autorité dont lui même jouit, Remi sait se faire respecter de Clovis et lui sert même de conseiller. Il l'incite notamment à demander en mariage Clotilde, une princesse catholique de haut lignage, fille d'un roi des Burgondes (ce peuple voisin des Francs était établi dans les actuels Dauphiné et Savoie). Le mariage a lieu en 492, probablement à Soissons.

Dès lors, selon Grégoire de Tours, Clotilde fait tout pour convaincre son époux de se convertir au christianisme. Mais Clovis est d'abord réticent : il doute de l'existence d'un Dieu unique ; la mort en bas âge de son premier fils baptisé, Ingomer, ne fait d'ailleurs qu'accentuer cette méfiance. D'autre part, en acceptant de se convertir, il craint de perdre le soutien de son peuple, encore païen : comme la plupart des Germains, ceux-ci considère que le roi, chef de guerre, ne vaut que par la faveur que les dieux lui accordent au combat. S'ils se convertissent, les Germains deviennent plutôt ariens, le rejet du dogme de la Trinité favorisant en quelque sorte le maintien du roi élu de Dieu et chef de l'Église.

Néanmoins, Clovis a plus que tout besoin du soutien du clergé gallo-romain, car ce dernier représente la population gauloise. Les évêques, à qui échoit le premier rôle dans les cités depuis que se sont effacées les autorités civiles, demeurent les réels maîtres des cadres du pouvoir antique en Gaule. C'est-à-dire également des zones où se concentrait encore la richesse. Cependant, même l'Église a du mal à maintenir sa cohérence : évêques exilés ou non remplacés en territoires wisigoths, successions papales difficiles à Rome, mésentente entre catholiques pro-wisigoths (par réalisme) et pro-francs (Remi de Reims, Geneviève de Paris...), etc.

C'est finalement au cours de la bataille de Tolbiac contre les Alamans, vers 496, que le destin efface les doutes de Clovis : son armée est sur le point d'être vaincue. Toujours d'après Grégoire de Tours, ne sachant plus à quel dieu païen se vouer, Clovis prie alors le Christ et lui promet de se convertir s'il obtient la victoire, comme le fit un siècle plus tôt l'empereur romain Constantin. Au cœur de la bataille, alors que lui-même est encerclé et va être pris, le chef alaman est tué d'une flèche, ce qui met son armée en déroute. La victoire est à Clovis et au dieu des chrétiens.



Le baptême de Clovis, d'après Saint GillesSelon d'autres sources, Tolbiac n'aurait été qu'une étape et l'illumination finale de Clovis aurait en fait eu lieu lors de la visite au tombeau de Saint-Martin de Tours. Toujours est-il que Clovis reçoit alors le baptême avec 3 000 guerriers – les baptêmes collectifs étant alors une pratique courante – des mains de saint Rémi, à Reims, le 25 décembre d'une année comprise entre 496 et 499. Ce baptême est demeuré un évènement significatif pour l'histoire de France : presque tous les rois français furent, par la suite, sacrés dans la cathédrale de Reims jusqu'au roi Charles X de France, en 1825.

Ainsi, le baptême de Clovis marque le début du lien entre le clergé et la monarchie franque puis française, lien qui va durer jusqu'au début du XIXe siècle. Dorénavant, le souverain doit régner au nom de Dieu. Ce baptême permet également à Clovis d'asseoir durablement son autorité sur les populations, essentiellement gallo-romaines et catholiques, qu'il domine : avec ce baptême, il pouvait compter sur l'appui du clergé, et vice-versa.

L'extension du royaume vers le sud
Avec l'appui de l'empereur romain d'Orient Anastase, très inquiet des visées expansionnistes des Goths, Clovis s'attaque ensuite aux Wisigoths qui dominent alors la majeure partie de la péninsule ibérique et le sud-ouest de la Gaule (la Septimanie ou « Marquisat de Gothie »), jusqu'à la Loire au nord et jusqu'aux Cévennes à l'est.

Au printemps 507, les Francs lancent leur offensive vers le sud, franchissant la Loire vers Tours, pendant que les alliés burgondes attaquent à l'est. Les Francs affrontent l'armée du roi Alaric II dans une plaine proche de Poitiers. La bataille dite, de « Vouillé », est terrible selon l'historiographie, et les Wisigoths se replient après la mort de leur roi, tué par Clovis lui-même, en combat singulier.

Cette victoire permet aux Francs d'annexer tout les territoires auparavant Wisigoths entre Loire, océan et Pyrénées. Depuis l'Italie, les Ostrogoths de Théodoric reprennent bien la Provence et quelques parties aux Burgondes, mais l'Empire menace leurs côtes, et Clovis garde l'essentiel des anciens territoires wisigoths.

Paris, la nouvelle capitale
Après Tournai et Soissons, Clovis choisit finalement comme capitale Paris, en 508. Il est notable que le pacte de la loi salique est lui aussi daté d'après 507 : peut-être sa promulgation coïncide-t-elle avec l'installation du roi à Paris.

Ses raisons sont sans doute principalement stratégiques, la cité ayant été une ville de garnison et une résidence impériale vers la fin de l'Empire. En outre, un vaste et riche fisc l'entoure. Elle n'a qu'une importance symbolique : le royaume franc n'avait pas d'administration (ni d'ailleurs aucun des caractères qui fondent un état moderne), et les rois francs qui succédent à Clovis n'attachent pas d'importance à la possession de la ville. Cependant, la ville de Lyon, ancienne « capitale des Gaules », perd définitivement sa suprématie politique dans l’isthme Ouest-européen.

Sous le règne de Clovis, en tous cas, et même durant l'ensemble de la période mérovingienne, la ville ne connaît pas de changements majeurscar son développement sera d’abord freiné par la multiplication des capitales issues des partages successifs du territoire de la Gaule : le patrimoine immobilier antique est conservé, parfois réaffecté. Seuls de nouveaux édifices religieux donnés par la famille royale et par l'aristocratie transforment quelque peu le paysage urbain. Mais c'est surtout après la mort de Clovis que les premiers de ces édifices virent le jour (cf. l'article sur Clotilde).

Le concile d'Orléans
En 511, Clovis réunit un concile à Orléans, capital dans l'établissement des relations entre roi et Église catholique. Clovis ne se pose pas comme chef de l’Église comme le ferait un roi arien, il coopère avec celle-ci et n’intervient pas dans les décisions des évêques (même s'il les a convoqués, leur pose des questions, et promulgue les canons du concile).

Ce concile vise à remettre de l’ordre dans l’épiscopat du royaume franc, à faciliter la conversion et l’assimilation des Francs convertis et des ariens, à limiter les incestes (brisant ainsi la tradition germanique matriarcale des clans familiaux endogames), à partager les tâches entre administration et Église, à restaurer les liens avec la papauté.

L’alliance de l’Église chrétienne et du pouvoir, qui a débuté avec le baptême du roi (496) et qui perdurera près de quatorze siècles, est un acte politique majeur qui se poursuit car les populations rurales, jusque là païennes, de plus en plus christianisées, lui font davantage confiance. C’est par cette alliance que Clovis apparaît comme le véritable fondateur de la monarchie française.
Les légendes autour de Clovis
Des légendes feront descendre Clovis du roi troyen Énée par l’intermédiaire de Pharamond († 428), chef plus ou moins mythique. Une autre ferait de Clovis un descendant du Christ, qui ne serait pas mort sur la croix mais qui se serait réfugié en Gaule avec Marie-Madeleine. Une autre légende affirme que lors de la bataille de Tolbiac, un songe lui aurait fait voir une croix tandis qu’une voix lui disait : « In hoc signo vinces » « Sous ce signe, tu vaincras », légende rapportée aussi à l’empereur Constantin lors de sa lutte contre Maxence. D’autres légendes assurent qu’il aurait reçu l’onction miraculeuse d’une huile descendue du Ciel en une sainte ampoule.

La sépulture royale
Clovis meurt à Paris le 27 novembre 511, âgé de 45 ans. Selon la tradition, il aurait été inhumé dans la basilique des Saints-Apôtres, future église Sainte-Geneviève, qu'il avait fait construire sur le tombeau même de la sainte tutélaire de la cité, à l'emplacement de l'actuelle rue Clovis (rue qui sépare l'église Saint-Étienne-du-Mont du lycée Henri-IV).

En réalité, le monument qui accueillait les reliques de la sainte n'était pas achevé. Clovis fut plutôt inhumé, comme l'écrit Grégoire de Tours, dans le sacrarium de la basilique des Saints-Apôtres, c'est-à-dire dans un mausolée construit exprès à la manière de la sépulture qui avait accueilli l'empereur romain chrétien Constantin le Grand aux Saints-Apôtres à Constantinople (P. Périn).

Le partage du royaume en 511
Monnaie à l'effigie de Clovis 1er. Pièce de 1 FrancÀ la mort de Clovis, ses fils Clotaire (futur Clotaire Ier), Clodomir, Thierry et Childebert, se partagent le royaume qu'il avait mis une vie à réunir, conformément à la tradition franque. L'essentiel de la Gaule est soumise, sauf la Provence, la Septimanie et le royaume des Burgondes.

Son royaume peut donc être découpé en quatre parts conséquentes, dont trois à peu près équivalentes. La quatrième, entre Rhin et Loire est attribuée à Thierry, l'aîné des fils de Clovis, né d'une union de type païenne avant 493. Elle est plus grande, puisqu'elle couvrait environ un tiers de la Gaule franque.

Le partage a lieu en présence des grands du royaume, de Thierry qui était déjà majeur et de la reine Clotilde, selon Grégoire de Tours. Il est établi selon le droit privé que Clovis avait fait inscrire dans la loi salique : en 511, c'est donc avant tout le partage d'un patrimoine, celui des héritiers d'un roi propriétaire de son royaume qu'on observe. On peut, à la lumière de cette remarque, comprendre que la royauté des Francs ignorait la notion de « biens publics » (la res publica des Romains) et donc d'État. La disparition de l'État, en effet, semble consommée à travers le partage du royaume de Clovis.

Cette pratique est très différente des partages également pratiqué par les derniers empereurs romains : légalement, l'Empire restait un, le partage avait lieu pour des raisons pratiques, les successeurs étaient choisis parfois en fonction de leurs mérites. Même quand il s'agissait des fils de l'empereur, l'empire n'était pas découpé en autant de parts qu'il y avait de fils, et jamais l'empire n'a été séparé de la notion d'État par les Romains.

Cependant, fait notable, les quatre capitales des nouveaux royaumes sont toutes situées au centre de l'ensemble, relativement proches les unes des autres et dans l'ancien royaume de Syagrius : à partir de ce moment :« on voit apparaître un contraste frappant entre de fortes tendances à la dispersion et la force immanente d'une unité d'ordre supérieur : l'idée d'un royaume des Francs unifié restait ancrée dans les esprits »:(Patrick Périn, Clovis et les Mérovingiens)

Précédé par :
Childéric Ier
(roi des Francs)

Monarques de France
Suivi par :

Childebert Ier



Grégoire de Tours, le baptême de Clovis
Il s'agit d'un extrait du Livre II, chapitre XXXI de l'Histoire des Francs :

« La reine fait alors venir en secret saint Remi, évêque de la ville de Reims, en le priant d’insinuer chez le roi la parole du salut. L’évêque l’ayant fait venir en secret commença à lui insinuer qu’il devait croire au vrai Dieu, créateur du ciel et de la terre, et abandonner les idoles qui ne peuvent lui être utiles, ni à lui, ni aux autres. Mais ce dernier lui répliquait : “Je t’ai écouté très volontiers, très saint Père, toutefois il reste une chose ; c’est que le peuple qui est sous mes ordres, ne veut pas délaisser ses dieux ; mais je vais l’entretenir conformément à ta parole”. Il se rendit donc au milieu des siens et avant même qu’il eût pris la parole, la puissance de Dieu l’ayant devancé, tout le peuple s’écria en même temps : “Les dieux mortels, nous les rejetons, pieux roi, et c’est le Dieu immortel que prêche Rémi que nous sommes prêts à suivre”. Cette nouvelle est portée au prélat qui, rempli d’une grande joie, fit préparer la piscine. Ce fut le roi qui le premier demanda à être baptisé par le pontife. Il s’avance, nouveau Constantin, vers la piscine pour se guérir de la maladie d’une vieille lèpre et pour effacer avec une eau fraîche de sales taches faites anciennement. Lorsqu’il fut entré pour le baptême, le saint de Dieu l’interpella d’une voix éloquente en ces termes : « Courbe doucement la tête, ô Sicambre ; adore ce que tu as brûlé, brûle ce que tu as adoré ». Saint Rémi était un évêque d’une science remarquable et qui s’était tout d’abord imprégné de l’étude de la rhétorique, mais il était aussi tellement distingué par sa sainteté qu’il égalait Silvestre par ses miracles. Il existe de nos jours un livre de sa vie qui raconte qu’il a ressuscité un mort. Ainsi donc le roi, ayant confessé le Dieu tout puissant dans sa Trinité, fut baptisé au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit et oint du saint chrême avec le signe de la croix du Christ. Plus de trois mille hommes de son armée furent également baptisés.  »

source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Clovis_Ier

BA 112 Reims

Base aérienne 112 Reims-Champagne

Présentation
La base aérienne de Reims, héritière de la longue et très riche tradition aéronautique de Reims, figure parmi les plus importantes plates-formes aéronautiques dont dispose l'Armée de l'air. Une place à part justifiée notamment par l’importance de ses effectifs, le nombre de ses appareils et la variété de ses missions.

Située à quelques kilomètres au nord de l’agglomération rémoise, la Base aérienne 112 s’étend sur une superficie de 542 hectares qui, enserrés dans 13600 mètres de clôtures, se répartissent entre les communes de Bétheny, Courcy, Brimont et Witry-lès-Reims. Orientée est-ouest, sa piste, au « format OTAN », a une longueur avoisinant les 2400 mètres qui permet à la base aérienne d’accueillir une très grande variété d’appareils, y compris des avions civils dans la mesure où l’armée de l’Air, affectataire principal de la plate-forme, partage sa piste avec l’aéroport de Reims Champagne.

De la Base aérienne 112 dépendent une dizaine de sites dits « points isolés rattachés », notamment à Reims le bureau armée de l’Air information, le détachement militaire de coordination oeuvrant au sein du Centre en route de la navigation aérienne et le célèbre cercle des officiers « Marin la Meslée » donnant sur la place de la République. Hors de Reims, dans un rayon d’une centaine de kilomètres autour de la base aérienne, la station de communication de Perthes, la section champ de tir air-sol de Suippes-Sommepy, le site de l'ancien dépôt de munitions de Nogent-l'Abbesse, l’ancienne base aérienne de Vouziers-Séchault où sont évaluées des unités spécialisées dans la neutralisation des explosifs et les compagnies du Génie de l’Air, ainsi que les anciennes bases aériennes aujourd’hui désaffectées de Montmédy-Marville et de Marigny, relèvent également de la B.A. 112.

Troisième employeur de l’agglomération rémoise après le centre hospitalier universitaire et les services municipaux, elle emploie environ 1700 militaires – qui se répartissent en officiers, sous-officiers et militaires du rang – et une centaine de personnels civils. Acteur majeur du développement économique local, son impact économique global annuel est évalué à plusieurs dizaines de millions d’euros.

La plate-forme aéronautique de Reims abrite depuis 1994 les escadrons de reconnaissance 01.033 « Belfort » et 02.033 « Savoie », escadrons qui appartiennent à la Force Aérienne de Combat dont dépendent aussi sur la B.A. 112 deux autres unités : l'Escadron de Soutien Technique Spécialisé 2E.033 chargé de la réparation et de la maintenance des avions de la B.A. 112 et l’Ensemble Equipe Technique d’Instruction Spécialisée Mirage F1. Totalisant quarante aéronefs, ces trois escadrons sont équipés de Mirage F1, appareil dont la première version est entrée en service en 1973 dans l’armée de l’Air. Vingt Mirage F1 CR, avions de reconnaissance tactique et d'assaut conventionnel, équipent chacun des deux escadrons de reconnaissance 01.033 « Belfort » et 02.033 « Savoie ».

La mission principale confiée à la B.A. 112 est d’assurer le soutien des escadrons et unités stationnés sur sa plate-forme. La reconnaissance aérienne est ainsi la principale mission opérationnelle qui incombe à la base aérienne, qui joue ainsi un rôle de première importance dans l’exécution des missions confiées à l’armée de l‘Air, notamment dans les domaines de la prévention des crises, de la projection de forces et de la protection. D’autres missions, ponctuelles ou s’inscrivant dans la durée, s’ajoutent à celle-ci et permettent à l’État de faire face, en recourant aux moyens et aux savoir-faire des forces armées, à des situations auxquelles les services publics ne sauraient répondre seuls. Et c’est ainsi que la B.A. 112 intervient dans des domaines aussi variés que la lutte contre le terrorisme par la constitution de détachements déployés dans le cadre du plan Vigipirate, le support logistique au don d’organes par sa capacité à réactiver sa piste à tout moment au profit d’une équipe médicale de l’Etablissement français des greffes dépêchée à Reims pour y effectuer un prélèvement, l’aide aux populations sinistrées dans des situations exceptionnelles de crise telles que la tempête de décembre 1999 ou les inondations de 2001 dans la Somme.

L’activité de la B.A. 112 est en outre marquée par une très importante activité relationnelle. Son commandant, par ailleurs commandant d’armes de la place de Reims, participe à de nombreuses cérémonies militaires organisées localement tandis que la base aérienne, soucieuse de développer les liens unissant les armées à la nation, conduit un certain nombre d’actions à destination du public, parmi lesquelles l’organisation de visites de ses installations, la participation à des événements culturels tels que l’opération « Lire en Fête » ou les Journées européennes du Patrimoine (par l'intermédiaire du Musée de la Base aérienne 112 et de l'Aéronautique locale) et l’organisation d’un important forum emploi.

source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Base_a%C3%A9rienne_112_Reims-Champagne

Université de Reims

Université de Reims Champagne-Ardenne

L'Université de Reims Champagne-Ardenne (URCA) est une Université francaise pluri-disciplinaire. Son implantation est principalement sur la ville de Reims mais elle dispose aussi d'antennes à Châlons-en-Champagne, à Troyes et à Charleville-Mézières.

Sommaire
1 Présentation
1.1 Une université pluri-disciplinaire
2 Historique
2.1 Le passé, le présent et l'avenir
2.2 Les grandes dates
3 Liens externes

Présentation
Une université pluri-disciplinaire
Université d'une région regroupant quatre départements (Ardennes, Aube, Marne et Haute-Marne), l'Université de Reims Champagne-Ardenne offre une gamme complète de formations en premier et en second cycle, et un nombre appréciable de formations de troisième cycle. Plus de cinquante filières et cent cinquante trois diplômes sont ainsi proposés aux étudiants. De plus, plus de cinquante actions ont été mises en place en formation continue. Totalement pluridisciplinaire, l'Université est éclatée géographiquement. Le siège de la Présidence est situé au centre ville, non loin de la cathédrale. Les composantes sont implantées, soit à Reims sur trois sites périphériques, soit dans d'autres villes importantes de la région (Troyes, Charleville-Mézières, Châlons-en-Champagne). Ces dernières années, pour répondre à l'afflux continu d'étudiants, l'Université de Reims Champagne-Ardenne a modernisé ses enseignements, proposé de nouvelles filières, délocalisé certaines de ses formations, augmenté ses capacités d'accueil. C'est ainsi qu'aujourd'hui, plus de vingt trois mille étudiants poursuivent, en Champagne-Ardenne, leurs études. En raison de nombreux problèmes concernant la sécurité des locaux, les étudiants suivent désormais leurs cours dans des "préfabriqués" installés en grande hâte sur le parking.

Historique

Le passé, le présent et l'avenir
Bien qu'elle ait des racines anciennes, l'Université de Reims Champagne-Ardenne existe, sous sa forme actuelle, depuis moins de trente ans. D'abord Ecole cathédrale, l'une des plus importantes d'Europe au Moyen-Age, l'Université de Reims naît en 1548, grâce à l'intervention du Cardinal de Lorraine qui lui fit attribuer sa charge par la papauté. Fermée en 1793 sous la Révolution française, elle connaît une éclipse presque totale pendant un siècle et demi, pour réapparaître dans les années soixante. La faculté des Sciences (1961), le Collège Littéraire Universitaire (1964), le Collège Universitaire de Droit et de Sciences Economiques (1966), l'Institut Universitaire de Technologie de Reims (1966), la Faculté mixte de Médecine et de Pharmacie (1967), l'Ecole Nationale de Chirurgie Dentaire (1970) sont les éléments successifs à partir desquels l'Université de Reims s'est constituée en 1971. La création d'un I.U.T. à Troyes(1973), d'un Institut de Formation Technique Supérieur (1985) et d'un département d'I.U.T (1995) à Charleville-Mézières, le développement à Troyes d'une antenne délocalisée des Facultés de Droit, Sciences Economiques et Lettres de Reims (1991) et l'ouverture d'un département d'I.U.T à Châlons-en-Champagne (1993) affirment désormais l'enracinement régional d'une université qui est devenue, en 1982, l'Université de Reims Champagne-Ardenne.

Les grandes dates
1548 bulle du Pape Paul III fondant à Reims les facultés des arts, de droit civil et canon, de médecine, de théologie.
1549 Ouverture effective de l'Université.
1609 Agrégation du collège des Jésuites de Reims à l'Université.
1793 Suppression de l'Université par décret de la Convention.
1808 Création d'une école de médecine et de pharmacie et d'une faculté des lettres (supprimée en 1815).
1956/1957 Création à Reims de l'« École supérieure des sciences », rattachée à Paris.
1958 Établissement d'un « Centre universitaire » associé à l'Université de Nancy (donc dépendant d'elle).
1959 Création de la faculté des sciences de Reims (ouverture effective en 1961).
1961 Création de l'Académie de Reims.
1963 Installation de la Faculté des sciences au campus du Moulin de la Housse.
Création d'un « Centre d'études supérieures de lettres ».
1964 Transformation de ce centre d'études en « Collège littéraire universitaire » (rattaché à la Faculté des lettres de Nancy).
1966 Création du « Collège universitaire de droit et de sciences économiques ».
Création de l'IUT de Reims. Création de la « Faculté mixte de médecine et de pharmacie ».

1967 Naissance légale, le 1er janvier, de l'Université de Reims, placée sous l'autorité du Recteur de l'Académie.
1968 Création de la Faculté de droit et de sciences économiques.
Création de la Faculté de lettres et sciences humaines. Loi du 12 novembre créant les « établissements publics à caractère scientifique et culturel ». Les facultés perdent leur autonomie au profit de l'Université. Élection du Président à sa tête. Le Recteur devient chancelier de l'Université. Création de l' « IUT de Reims-Troyes ».

1969 En application de la loi de 1968, les facultés deviennent des « UER » (Unités d'enseignement et de recherche).
1970 Création à Reims de l' « École nationale de chirurgie dentaire », transformée la même année en UER d'odontologie.
Création du site Croix-Rouge.

1971 Scission de la Faculté mixte de médecine et de pharmacie en une UER de médecine et une UER de pharmacie. Élection du premier Président de l'Université.

1973 L'IUT de Troyes devient un IUT à part entière.
1982 L'Université de Reims change de nom : elle devient « Université de Reims Champagne-Ardenne », pour marquer son enracinement régional.
1984 Loi du 26 janvier sur l'enseignement supérieur (loi « Savary »). Les « UER » sont transformées en « UFR » (Unités de formation et de recherche).
1985 Scission de l'UER de droit et science économiques en une UFR de droit et science politique et une UFR de sciences économiques et gestion.
1986 Entrée en application de la loi Savary.
Statuts actuels de l'Université. Création de l'IFTS de Charleville-Mézières.

1989 Création de l'ESIEC.
1990 Création de l'Antenne Universitaire de Troyes rattachée aux UFR de lettres, droit et sciences économiques de Reims.
1994 Création du premier département de l'IUT de Reims à Châlons-sur-Marne.
1995 Création d'un département de l'IUT de Reims à Charleville-Mézières.
1996 Création de l'IPAG de Reims.
1998 Création de l'UFR STAPS.
1999 Célébration du 450ème anniversaire de l'Université.

source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Universit%C3%A9_de_Reims_Champagne-Ardenne

Sacre des rois de France

Le premier sacre d'un roi en France est celui de Pépin le Bref, principalement par alliance avec l'Église pour assurer sa légitimité. Il est sacré une première fois en mars 752 par une assemblée d'évêques du royaume des Francs réunie à Soissons et sans doute conduite par l'archevêque de Mayence, Boniface. Le dimanche 28 janvier 754, il est sacré une deuxième fois à Saint-Denis par le pape Étienne II qui sacre aussi ses deux fils et bénit son épouse Bertrade ou Berthe de Laon dite au Grand Pied.
Les Ordines ad consecrandum coronandum regem décrivent précisément la liturgie de cette cérémonie.

Sommaire
1 Les acteurs du sacre
2 La liturgie du sacre
2.1 Le roi prête serment
2.2 L'adoubement royal
2.3 L'onction avec l'huile de la Sainte Ampoule
2.4 Remise des insignes royaux
3 L'importance de la cérémonie du sacre

Les acteurs du sacre
Le roi est sacré par l'archevêque de Reims, entouré de cinq évêques suffrageants de sa province ecclésiastique ainsi que du chapitre de la cathédrale de Reims. À ceux-ci s'ajoutent l'abbé de Saint-Remi de Reims, gardien de la Sainte Ampoule ainsi que l'abbé de Saint-Denis, gardien des autres insignes royaux.

Les pairs sont cités pour la première fois en 1226. Il s'agit des six pairs ecclésiastiques (six évêques les plus importants du royaume) et des six pairs laïques (d'abord les six plus grand vassaux du roi de France, à l'époque moderne des princes du sang ou des grands seigneurs). Finalement sont présents les grands officiers de la Couronne, pour l'autel du roi, et le public.

La liturgie du sacre
Le sacre a normalement lieu à Reims un dimanche ou le jour de la célébration d'une grande fête liturgique de l'Église chrétienne. Certaines circonstances exceptionnelles du moment ont fait que certains sacres se sont déroulés un autre jour de la semaine et dans un autre lieu. La cérémonie est présidée par l'archevêque de Reims.

Il faut noter qu'Henri IV n'a pu être sacré à Reims, qui était entre les mains des Ligueurs : la cérémonie a donc été célébrée à Chartres, par l'évêque de la ville, avec l'huile de la Sainte Ampoule (voir ci-dessous) de l'abbaye de Marmoutier.

Le roi prête serment
Le contenu du serment prêté par le roi est assez vague, en résumé il promet d'assurer la protection de l'Église et de ses biens. Il promet également de procurer la paix à l'Église et aux peuples chrétiens, et depuis Latran IV, de combattre les hérétiques. Par paix on entend que le roi s'engage à préserver l'ordre social voulu par Dieu et de rendre la justice.

Ce serment était au départ une limite au pouvoir royal : le roi était obligé de respecter et de faire respecter la justice (comme Saint-Louis). Ensuite, cette obligation est devenue une augmentation du caractère sacré du roi : le roi était nécessairement toujours juste, et ses décisions ne pouvaient donc pas être injustes.

À l'époque moderne, les serments prêtés sont les suivants :

le serment ecclésiastique, promettant au clergé français de conserver et défendre leurs privilèges canoniques le serment au royaume :
conserver la paix
empêcher l'iniquité
observer la justice et la miséricorde
exterminer (c'est-à-dire bannir) les hérétiques
Henri IV y ajoute en 1594 un troisième serment, celui de maintenir les ordres créés par ses prédécesseurs (à savoir l'ordre de Saint-Michel et l'ordre du Saint-Esprit). Louis XV ajoute celui de l'ordre de Saint-Louis, et Louis XVI celui de faire observer les édits contre le duel.

L'adoubement royal
L'adoubement est plus ou moins confisqué par l'Église. L'abbé de Saint-Denis apporte les insignes de chevalerie, qu'on va remettre solennellement au roi. Le grand chambrier (plus tard le grand chambellan) remet les souliers, le duc de Bourgogne (plus tard un grand seigneur) l'éperon d'or et l'archevêque de Reims lui remet l'épée qui est portée par le sénéchal pendant la cérémonie.

Depuis la fin du XIIIe siècle, on utilise Joyeuse, l'épée de Charlemagne.

L'onction avec l'huile de la Sainte Ampoule
La Sainte Ampoule contient une huile miraculeuse apportée par une colombe le jour du baptême de Clovis pour oindre les Rois de France pendant le sacre.

L'archevêque de Reims conserve cette ampoule comme une grande relique. Il s'agit ici d'une confusion entre sacre et baptême, où l'on utilise le chrême. L'huile miraculeuse donne un très grand prestige au Roi de France. Le choix de la ville de Reims pour le sacre est fondé sur la possession de l'ampoule par l'archevêque.

L'évêque de Laon, duc et pair du royaume, a le privilège de porter la Sainte Ampoule au cours de la cérémonie. Le Roi est oint en sept endroits différents du corps, avec un mélange de chrême et d'huile de la Sainte Ampoule. Par cette onction, le roi est roi « par la grâce de Dieu » : Dieu l'a choisi.

Remise des insignes royaux



Couronne du sacre de Louis XVLes insignes royaux sont donc apportés par l'abbé de Saint-Denis. Ces insignes sont :

la tunique jacinthe à fleurs de lys, qui possède un caractère sacerdotal car une allusion est faite au grand prêtre de l'Ancien Testament
la chape sans chaperon, un surcot sans manches, taillé comme la chasuble du prêtre
l'anneau, signe de la dignité royale, de la foi catholique, un peu à l'image de l'évêque
le sceptre, terminé par une fleur de lys
la main de justice, qui apparaît au moment où la justice royale s'impose réellement
la couronne d'or, composée d'un cercle d'or surmonté de quatre fleurs de lys posé sur un bonnet en velours orné de perles (couronne fermée), qui est ceinte sur la tête du roi par l'évêque après avoir été soutenue par tous les pairs du royaume ou leurs représentants.
les éperons et l'épée symbole de la fonction militaire
Le roi est ensuite intronisé, et les pairs viennent chacun lui rendre hommage par un baiser en lui disant : "Vive le roi éternellement". Acclamation reprise par l'assemblée au son des trompettes (Plus tard, on introduira le peuple dans la Cathédrale et on chantera un Te Deum). Puis, on lachait des oiseaux et on jetait pièces et médailles.

Après la remise des insignes, on assiste à une messe et un banquet, tous deux, comme le sacre, payés par la ville de Reims.

L'importance de la cérémonie du sacre
Le sacre est un sacramental et non un sacrement, mais il élève le roi au-dessus du reste des laïcs. Il devient un personnage sacré. Il n'est plus considéré comme un pur laïc mais « il approche l'ordre sacerdotal » c'est-à-dire des prêtres. Il peut communier sous les deux espèces (pain et vin consacrés), comme les clercs.

Le roi sacré a également la particularité d'être thaumaturge: il a la réputation de guérir les écrouelles (maladie d'origine tuberculeuse causée par une affection des ganglions lymphatiques du cou, la scrofule), lors des grandes occasions (sacre lui-même, grandes fêtes liturgiques), en touchant les malades et en prononçant la formule : « Le roi te touche, Dieu te guérit » (« te guérisse » à partir de Louis XV). Pour cela, il doit être en état de grâce. Louis XV cesse de toucher les écrouelles à partir de 1744, Louis XVI rétablit cet usage en 1775.

Ce statut sacré rend le roi inviolable. Tout attentat contre sa personne est puni avec une très grande sévérité. Le coupable est accusé de régicide, torturé et exécuté, même si le roi n'est que blessé et que la blessure est légère. Ainsi Damiens fut écartelé après avoir été tenaillé et couvert de plomb fondu pour avoir frappé Louis XV d'un coup de canif, blessure sans gravité.
Le sacre pose un problème juridique : le sacre fait-il le roi ? Dans l'opinion des juristes royaux, depuis la mort de Saint Louis, le sacre n'a plus de valeur constitutive. Dès la mort du roi, l'armée a reconnu Philippe le Hardi comme successeur, même si le sacre n'a eu lieu qu'un an plus tard en 1271. Dans l'opinion populaire médiévale, le roi reste celui qui est sacré. (cf. Jeanne d'Arc).

À l'époque moderne se développe une théologie du « sang royal » : sitôt le roi mort, son successeur devient roi. C'est l'application au droit public de la formule de droit privé « le mort saisit le vif », qui aboutira à la célèbre formule : « le roi est mort, vive le roi ».

source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Sacre_%28France%29

Montagne de Reims

La montagne de Reims est un ensemble géographique boisé, situé entre Reims et Epernay et bordé au nord, au sud et à l'est par des coteaux de vignes. Une grande partie de ce territoire constitue le parc naturel régional de la montagne de Reims notamment connu pour les faux de Verzy qui sont des hêtres tortillards, très nombreux (plus de 800) à cet endroit.

Le point culminant de la montagne de Reims est le mont Sinaï qui se trouve à 283 mètres d'altitude.

On y trouve, entre autres, les villages viticoles de Ludes, Mailly-Champagne, Verzenay, Verzy, Ambonnay, Bouzy.

Sommaire

1 La faune

2 La flore

3 Situation administrative de la forêt de la montagne de Reims

4 Liens externes

La faune
Elle est composée de grands mammifères comme par exemple des sangliers, des cerfs dont une population a été réintroduite dans les années 1950 et des chevreuils. Les petits mammifères sont aussi bien représentés (fouines, martres, hermines, renards, blaireaux et chats sauvages).

On y trouve aussi plusieurs espèces de reptiles caractéristiques des forêts européennes comme le lézard des souches.

Les principaux amphibiens que l'on trouve dans la montagne de Reims sont :

grenouilles (grenouille verte, grenouille rousse, grenouille agile)
crapauds
tritons (triton ponctué, triton palmé et triton alpestre)
La faune aviaire y est aussi très riche avec de nombreux rapaces comme la buse, la bondrée apivore et le faucon crécerelle.

Le massif abrite également 7 espèces de chauves-souris dont le grand murin qui est en danger d'extinction.

La flore  

Fau de Verzy sur la Montagne de ReimsLe parc naturel abrite des spécimens caractéristiques de la flore continentale et de la flore atlantique.

Le massif est parcouru par des forêts caducifoliées, c’est-à-dire essentiellement composées de feuillus. Ils se développent sur un vaste plateau d’argile à meulière recouvert de limons.

La chênaie domine cet espace (60 % de chênes) mais on y trouve aussi un grand nombre de frênes (10 %), ainsi que des conifères (pin sylvestre et pin noir), des hêtres et des charmes. On y observe aussi des clairières composées de pelouse calcicole. La hêtraie-chênaie acidiphile de plateau est liée à la présence de sols limono-sableux.

La forêt de la montagne de Reims est parcourue par des taillis sous futaie et des futaies de dizaines de kilomètres, symbole de l'exploitation ancienne de la forêt. Ces méthodes y ont été appliquées pendant des siècles et dont l’objectif était alors de produire beaucoup de bois en très peu de temps.

Situation administrative de la forêt de la montagne de Reims  

Les 6 200 ha de forêts domaniales et des collectivités sont dotés d’un plan d’aménagement et sont gérés par l’Office national des forêts.

Les 13 800 ha de forêt privée sont, pour la plupart, dotés d’un plan simple de gestion qui assure la pérennité du massif.

Le Parc s’est investi très tôt dans la sauvegarde et la valorisation du patrimoine forestier. En collaboration avec le Centre régional de la propriété forestière, il conduit des actions de formation et réalise des visites diagnostics avec les propriétaires pour que ceux-ci gèrent leurs propriétés dans le respect de l’environnement.
Aujourd’hui, plus de 3 500 ha de forêts du Parc sont éligibles au titre de la directive « Habitat » et pourraient intégrer le futur réseau Natura 2000. C’est le Parc qui a la responsabilité de réaliser ces études.

Sur son versant sud, la montagne de Reims comporte un site sous la protection de Natura 2000 d’une superficie de 1 725 ha.

Elle comporte aussi plusieurs sites ZNIEFF (zone naturelle d’intérêt écologique faunistique et floristique).


source :http://fr.wikipedia.org/wiki/Montagne_de_Reims

reims

Reims est une commune française, située dans le département de la Marne et la région Champagne-Ardenne.

Ses habitants sont appelés les Rémois (un Rémois, une Rémoise).

1 Devise
2 Géographie
2.1 Démographie
3 Histoire
3.1 Région de Reims à l'époque pré-romaine (préhistoire)
3.2 Les Rèmes et Rome
3.2.1 Invasions barbares
3.3 Le Moyen Âge
3.4 La Renaissance
3.5 Le XXe siècle
4 Reims aujourd'hui
4.1 Économie
4.2 Études
4.3 Administration
4.4 Activités associatives soutenues par la municipalité
4.4.1 Les jardins familiaux à Reims
4.4.2 Société d’Horticulture
5 Monuments et lieux touristiques
5.1 Autres musées et monuments
5.2 Autres édifices
6 Gastronomie
7 Jumelages
8 Le sport à Reims
8.1 Sportifs célèbres (Rémois ou étant passés par Reims)
9 Personnages célèbres
9.1 Y sont nés
9.2 Y reposent
9.3 Y ont séjourné
10 Citations
11 Voir aussi
11.1 Liens internes
11.2 Liens externes

Devise de Reims

Dieu en soit garde

Géographie  de Reims

Reims est une ville du nord-est de la France, à environ 130 km de Paris, dans la Champagne crayeuse. Avec 187 206 habitants (source INSEE, 1999, sans double compte), c'est la douzième ville de France par sa population. C'est la plus grande ville de la région Champagne-Ardenne, chef-lieu d'un arrondissement du département de la Marne, sous-préfecture, archevêché, cour d'appel, académie et université. Reims est la capitale économique de la région Champagne-Ardenne et du Nord-Est du bassin parisien.

Reims est située dans une plaine, sur les deux rives de la Vesle, un affluent de l'Aisne, et sur le canal de l’Aisne à la Marne. Au sud et à l'ouest s'élève la Montagne de Reims, dont les versants abritent une partie des meilleurs crus du vignoble champenois. Les principales places de Reims sont la place Drouet-d'Erlon (que les Rémois appellent simplement place d'Erlon), où se concentrent cafés, restaurants et commerces, et au centre de laquelle on trouve la fontaine Subé, surmontée de la Gloire, statue dorée ; la place Royale, au centre de laquelle on peut voir une statue de Louis XV, et la place du Cardinal-Luçon, parvis de la cathédrale, où se trouve une statue de Jeanne d'Arc. On peut également citer la place de la République et la place des Droits-de-l'Homme, situées sur les grands boulevards ceinturant le centre ville et servant de portes d'entrée dans le centre de Reims. La rue de Vesle, l'artère commerciale la plus importante, traverse, sous différents noms et selon un schéma hérité du plan antique, la ville du sud-ouest au nord-est, en passant par la place Royale. Parmi les autres grandes rues commerçantes, on peut citer en centre ville : la rue de l'Étape, la rue du Cadran-Saint-Pierre, la rue des Élus et la rue de Talleyrand.

Démographie  de Reims

Commune (1999) : 187 206 habitants, 3990 hab/ km² Unité urbaine (1999) : 215 581 habitants, 2283hab/ km² Aire urbaine (1999) : 272 620 habitants La Communauté d'agglomération de Reims comprend 6 communes: Reims, Bétheny, Bezannes, Cormontreuil, Saint-Brice-Courcelles et Tinqueux.

Évolution de la population communale de Reims:

(source pour population avant 1921 : Histoire de Reims, Pierre Desportes, éditions Privat)

1793 : 32 371 habitants (archives communales de Reims R.218) vers 1800 : 30 000 habitants 1840 : 39 000 habitants 1872 : 70 000 habitants 1914 : 115 000 habitants 1921 : 76 785 habitants 1936 : 117 229 habitants 1954 : 121 753 habitants 1975 : 178 381 habitants 1982 : 177 234 habitants 1990 : 180 620 habitants 1999 : 187 206 habitants

Histoire

(orthographe anciennement et parfois encore utilisée en anglais : Rheims)

Région de Reims à l'époque pré-romaine (préhistoire)

Les premières traces d'implantation humaine dans la région remontent au néolithique et au chalcolithique (fin du IIIème millénaire avant Jésus-Christ). On y a retrouvé des champs d'urnes de l'âge du bronze. La vallée de la Vesle a connu une occupation assez dense pendant l'âge du fer. Il y a cependant très peu de vestiges de ces époques sur le site actuel de Reims.

Vers 80 avant J-C, les Rèmes construisent un oppidum sur le site qui deviendra Reims.

Les Rèmes et Rome

Reims est mentionnée dans les commentaires de Jules César sous le nom de Durocortorum. Strabon cite le nom de Durocortora. Voyant l'avancée de l'armée de César, les Belges s'allièrent pour repousser cette invasion. Les Rèmes refusèrent cette alliance et choisirent d'aider Rome. L'alliance fut votée par le Sénat de Rome. Les Belges furent battus sans grande difficulté. En 53 avant J-C, César ordonna au concilium Galliae de se réunir à Durocortorum, nom donné à Reims autrefois, pour y juger la conjuration des Sénons et des Carnutes.

Les Rèmes ayant prouvé leur fidélité à Rome, Durocortorum fut classée dans les cités fédérées, considérées comme indépendantes. Sous Auguste (entre 16 et 13 avant J.-C.), les Rèmes furent placés dans la province de Belgique dont Durocortorum devint la capitale. Les nombreux monuments ou autres traces de l'époque romaine montrent que Reims était à l'époque très prospère. Sept grandes voies desservaient la ville.

Invasions barbares

En 357 et en 366, des invasions germaniques furent repoussées dans la région avant qu'elles n'atteignent Reims. En 406, les Vandales s'emparent de la ville et la pillent. Les Rémois s'étaient réfugiés dans l'église chrétienne. L'évêque saint Nicaise fut décapité sur le seuil de sa cathédrale ; une dalle dans la nef de la cathédrale actuelle en indique l'emplacement. En 451, les Huns attaquent la ville.

Le Moyen Âge  à Reims

C'est à Reims que Clovis Ier fut baptisé en 496 par l'évêque saint Remi. Ultérieurement, et pour cette raison, elle devient la ville du sacre des rois de France et l'archevêque-duc est pair de France.

À l'époque mérovingienne, Reims fut l'une des capitales de l'Austrasie (on parle parfois de royaume de Reims), avec Metz. En 719, Reims fut démantelée par Charles Martel. Un grand nombre de monuments rappelant son ancienne puissance et sa prospérité à l'époque gallo-romaine disparurent.

En 804, Charlemagne y reçoit le pape Léon III.

Vers l'An mil, l'archevêque de Reims, Gerbert d'Aurillac, est élu pape sous le nom de Sylvestre II.

En 1119, la ville reçoit un concile.

En 1143, la ville obtient des franchises communales.

La Renaissance

L'université de Reims est créée au XVIe siècle. Supprimée à la Révolution, elle renaît progressivement durant la seconde moitié du XXe siècle.

Le XXe siècle

Les débuts du XXe siècle sont marqués par de retentissants événements aériens qui font de Reims l'un des berceaux de l'aviation dans le monde, organisés pour la plupart au nord de la ville, à l'emplacement de l'actuelle Base aérienne 112 Reims-Champagne : premier voyage aérien de l'histoire mondiale de l'aviation effectué par Henri Farman le 30 octobre 1908 entre Bouy et la cité des sacres, première Grande semaine d'aviation de la Champagne organisée du 22 au 29 août 1909 (premier meeting international d'aviation), seconde Grande semaine d'aviation de la Champagne organisée en juillet 1910, concours d'aéroplanes militaires de Reims d'octobre et novembre 1911 (autre première mondiale) et coupe internationale d’aviation de vitesse Gordon-Benett des 27, 28 et 29 septembre 1913.

La Première guerre mondiale a détruit une très grande partie de la ville. La cathédrale fut gravement endommagée par des bombardements allemands. Elle a fait depuis l'objet d'importantes campagnes de restauration qui se poursuivent encore actuellement.

Pendant les années 1920, Reims fut le lieu de naissance d'un mouvement littéraire d'importance : Le Grand Jeu, animé principalement par René Daumal et Roger Gilbert-Lecomte.

De 1940 au 30 août 1944, Reims sera occupée par l'armée allemande ; Eisenhower y installera son quartier général après la libération de la ville de Reims.

La reddition de l'armée allemande a été signée à Reims dans une salle du Collège technique et moderne (actuel lycée Roosevelt) le 7 mai 1945 à 2 h 41, par le maréchal allemand Alfred Jodl. Cette date correspond donc à la fin des combats en Europe. Le lendemain 8 mai 1945, à l'initiative de l'URSS, une seconde signature eut lieu à Berlin par le maréchal Keitel. Cette seconde date correspond à la capitulation sans conditions du régime allemand.

Au sortir de la guerre, comme une grande partie de la France, la ville de Reims va connaitre une forte urbanisation, notamment avec l'aménagement de quartiers populaires, surtout dans les années 1960-1970 (quartiers Wilson, Orgeval, Europe, Châtillons, Croix-Rouge, etc.)

En 1962 Charles de Gaulle et Konrad Adenauer participent à une messe pour la réconciliation franco-allemande à Notre-Dame de Reims. En 1996, le pape Jean Paul II rend visite à la cathédrale de Reims pour célébrer les mille cinq cents ans de la monarchie chrétienne en France, correspondant au baptême de Clovis. Sur la Base aérienne 112 Reims-Champagne, il célèbre une messe devant plus de deux cent mille fidèles.

Reims aujourd'hui
Économie

Les principaux secteurs d'activités économiques de Reims :

Agroalimentaire (en particulier, le champagne) ; Industrie pharmaceutique ; Industrie automobile (équipement) ; Banque, assurance, immobilier et services aux entreprises ; Construction, bâtiment et travaux publics ; Santé et action sociale ; Enseignement et recherche ; Hôtellerie et restauration ; Industrie des métaux ; Industrie du verre ; Une agence de développement économique (Reims Champagne Développement) a été créée en 2004 pour favoriser la venue d'investissement sur l'agglomération rémoise. Celle-ci est financée par la ville de Reims, la Chambre de commerce et d'industrie et l'agglomération (Reims Métropole).

Reims est le est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Reims et d’Epernay. Elle gère l’aéroport et le port fluvial.

Études

Institut d'aménagement du territoire et d'environnement de l'université de Reims | Master Urbanisme, Aménagement, Environnement de Reims L'Université de Reims Champagne-Ardenne, dont l'IUT Reims-Châlons-Charleville et l'école d'ingénieur en emballage et conditionnement (ESIEC) Reims Management School (École supérieure de commerce de Reims) Lycée Colbert Lycée Hugues-Libergier Lycée Jean-XXIII Lycée Jean-Jaurès Lycée Marc Chagall Lycée Franklin-Roosevelt Lycée Georges-Clemenceau Lycée Val-de-Murigny Lycée Le Sacré-Cœur (Reims) Lycée Saint-Joseph

Administration

Maires de Reims :

1790-1790 : Jean-François Pierret 1790-1793 : Nicolas Hurtault-Pinchart 1793-1793 : Nicolas Galloteau-Chappron 1793-1794 : Pierre Martin Coutier-Marion 1795-1795 : Pierre Nicolas François Pinchart 1796-1797 : Pierre Jobert-Lucas 1797-1798 : Nicolas Galloteau-Chappron 1798-1800 : Jean-Baptiste Jeunehomme 1800-1805 : Pierre Jobert-Lucas 1805-1810 : Jacques Quentin Tronsson-Lecomte 1810-1820 : Nicolas Ponsardin 1820-1827 : Irénée Ruinart de Brimont 1827-1832 : Florent Simon Andrieux 1832-1837 : Augustin Marie de Paul de Saint-Marceaux 1837-1838 : Louis Joseph Demaison-Henriot 1838-1839 : Léonard Plumet-Folliart 1839-1845 : Augustin Marie de Paul de Saint-Marceaux 1845-1848 : Nicolas Henri Carteret 1848-1849 : Jean Louis Théodore Mennesson-Tonnelier 1849-1849 : Aimé Louis Richardot 1850-1850 : Théodore Denis Belin 1852-1868 : Édouard Werlé 1868-1871 : Simon Dauphinot 1871-1872 : César Poulain 1872-1874 : Victor Diancourt 1874-1874 : Henri Paris 1874-1879 : Victor Diancourt 1879-1884 : Octave Doyen 1884-1896 : Henri Henrot 1896-1900 : Maurice Noirot 1900-1904 : Charles Arnould 1904-1908 : Adrien Pozzi 1908-1919 : Jean-Baptiste Langlet 1919-1925 : Charles Roche 1925-1942 : Paul Marchandeau 1942-1943 : Joseph Bouvier 1943-1944 : Henri Noirot 1944-1945 : Jean Billard 1945-1947 : Michel Sicre 1947-1948 : Albert Réville 1948-1953 : Roger Jardelle 1953-1957 : René Bride 1957-1959 : Pierre Schneiter MRP 1959-1977 : Jean Taittinger UDR 1977-1983 : Claude Lamblin PC 1983-1999 : Jean Falala RPR 1999- : Jean-Louis Schneiter UDF En 1970, Reims a fusionné avec la petite commune voisine de La Neuvillette.

En 1964, Reims commença à s'associer avec les communes périphériques en un district urbain. Suite à la loi de 1999 sur l'intercommunalité (loi Chevènement), le district est devenu une structure caduque, et les communes devaient adopter une nouvelle forme d'intercommunalité. Les membres du district n'ayant pas réussi à se mettre d'accord sur les modalités de création d'une communauté d'agglomération (structure préconisée pour une agglomération de cette taille), le district a été transformé par défaut, le 1er janvier 2002, en communauté de communes. Ce n'est qu'au 1er janvier 2004, un accord ayant finalement été trouvé, que la communauté d'agglomération de Reims a pu voir le jour. Elle comprend 6 communes : Bétheny, Bezannes, Cormontreuil, Reims, Saint-Brice-Courcelles, Tinqueux et compte 218 928 hab. (1999). En 2005, la communauté d'agglomération de Reims prend le nom de Reims Métropole.

Depuis le 8 juillet 2002, 8 quartiers ont été institués, chacun disposant de son Conseil qui a un rôle d'écoute, de liaison et de proposition.

Reims est divisée en 10 cantons :

Le 1er canton est formé d'une partie de Reims et des communes d'Ormes, Thillois et Tinqueux (29 898 habitants) Le 2e canton est formé d'une partie de Reims (23 796 habitants) Le 3e canton est formé d'une partie de Reims (16 769 habitants) Le 4e canton est formé d'une partie de Reims et de la commune de Bétheny (16 137 habitants) Le 5e canton est formé d'une partie de Reims et de la commune de Bezannes (22 257 habitants) Le 6e canton est formé d'une partie de Reims (24 847 habitants) Le 7e canton est formé d'une partie de Reims et des communes de Cormontreuil, Saint-Léonard, Taissy et Trois-Puits (20 148 habitants) Le 8e canton est formé d'une partie de Reims et des communes de Champigny et Saint-Brice-Courcelles (13 578 habitants) Le 9e canton est formé d'une partie de Reims (27 267 habitants) Le 10e canton est formé d'une partie de Reims (23 851 habitants)

Les jardins familiaux à Reims

Un jardin familial dans l'agglomération de ReimsÀ Reims, il existe 9 associations de jardins familiaux. Le but de ces associations est de fournir à des familles ou personnes seules des jardins pour leurs besoins personnels, à l’exclusion de toute activité commerciale. Les différentes associations sont situées sur la communauté de communes de Reims (Reims Métropole) et sont les suivantes :

Association des jardins familiaux Pays de France. Association des jardins familiaux Croix du Sud. Association brico-corcellienne des jardins familiaux. Association rémoise des jardins familiaux. Jardins du Cheminot section Reims. Jardins associatifs de la Communauté d’agglomération de Reims. Association des jardins familiaux du Quartier Maroc. Association des jardins familiaux Trois-Fontaines. Association des jardins familiaux Trois-Rivières. Ce qui représente environ 1 800 parcelles associatives. Certaines associations se sont regroupées en fédération locale. Les jardins familiaux de Reims ont reçu le prix spécial 2005 du fleurissement des jardins familiaux collectifs du Conseil des villes et villages fleuris.

Société d’Horticulture  de Reims

À Reims, la Société d’horticulture de l’arrondissement de Reims a été créée en 1877 et adhère à la Société Nationale d'Horticulture de France. Ses principales activités sont :

greffage, jardinage, art floral, plantes potagères, fuchsias, orchidées, arboriculture fruitière, plantes vivaces, bassins et plantes aquatiques, parasitologie. Environ 400 personnes y adhèrent.

Monuments et lieux touristiques de Reims

Vue de la face principale de la Cathédrale Le palais du TauReims est classée ville d'art et d'histoire.

Cathédrale Notre-Dame de Reims Palais du Tau Basilique Saint-Remi Église Saint-Jacques Basilique Sainte-Clotilde Église Saint-Nicaise Temple protestant de Reims Porte Mars gallo-romaine Cryptoportique gallo-romain Chapelle Notre-Dame-de-la-Paix (dite "Chapelle Foujita") Cimetière du Nord Cimetière du Sud Cimetière de l'Est Cimetière de l'Ouest Cimetière de l'Avenue de Laon Cimetière paysager de La Neuvillette Crématorium de Reims Hôtels particuliers du boulevard Lundy Hôtel de Brimont Hôtel des Crayères Hôtel Mignot Hôtel Godbert Hôtel Werlé, dit Roederer Hôtels du quartier des Moissons Office de tourisme de Reims

Autres musées et monuments de Reims

Tours de la cathédrale Notre-Dame : 13 548 visiteurs (1999) Musée-abbaye Saint-Remi (collections gallo-romaines, etc.) : 42 788 vis. (1999) Ancien Collège des Jésuites (XVIIe s., planétarium…) : 43 240 vis. (2002) Musée des Beaux-Arts : 34 638 vis. (2002) Musée de la Reddition (1945) : 16 126 vis. (2002) Hôtel le Vergeur (musée du vieux Reims) : 11 547 vis. (1999) Musée de l'automobile de Reims Champagne : 15 000 vis. (2002) Fonds régional d'art contemporain Champagne-Ardenne (FRAC) : 3653 vis. (2002) A proximité de Reims :

Musée du Fort de la Pompelle (Première guerre mondiale) : 23 700 vis. (1999) Musée de la base aérienne 112 et de l'aéronautique locale (un siècle d'aviation à Reims et dans ses environs) Musées de Reims

Autres édifices  de Reims

Pour les XIXe siècle, les églises :

Saint-Maurice (partiellement reconstruite en 1867et après l'incendie de 1943) Saint-André, qui possède un vitrail du XVIe siècle ; Saint-Thomas (bâtie entre 1847 et 1853 sous le patronage du cardinal Gousset qui repose maintenant entre ses murs); ne sont pas dénuées d'intérêt.

Parmi les églises de reims construites au XXe siècle, hormis Saint-Nicaise, classée parmi les monuments historiques, on peut distinguer :

Saint-Benoît du quartier Laon-Zola, construite vers 1910 ; Saint-Jean-Marie-Vianney du quartier Wilson, intéressant édifice des années 1960 malgré les vicissitudes ; Saint-Vincent-de-Paul du quartier Europe, exemple réussi d'architecture contemporaine en béton armé.

Gastronomie  rémoise

Bouteilles de la Veuve Clicquot PonsardinVin de Champagne Biscuits roses de Reims Vinaigre et moutarde de Reims Jambon de Reims Les biscuits Charles VII Le biscuit Rem (créé à Reims en 1938) Le pain d'épices

Jumelages  : villes jumelées avec Reims
Florence, Italie depuis 1954 
Canterbury, Royaume-Uni depuis 1958 
Salzbourg, Autriche depuis 1964 
Aix-la-Chapelle, Allemagne depuis 1967 
Brazzaville, République du Congo depuis 1969 
Arlington, États-Unis depuis 2005
Le sport à Reims

Reims est le berceau de l'hébertisme. Le lieutenant de vaisseau Georges Hébert fut invité par le marquis Melchior de Polignac à mettre en pratique sa "méthode naturelle" dans le parc Pommery, créé en 1907 (aujourd'hui parc de Champagne), un espace de 22 ha consacré aux loisirs et aux sports. Une véritable "École supérieure de formation des professeurs de gymnastique" est alors créée, dont Hébert devient le directeur en 1913.

Basket-ball : Reims Champagne Basket (Pro A) et Saint-Jacques Sport Reims (féminines - NF1) Football : Stade de Reims, club de ligue 2, webzine Hockey sur glace Division 2 : site officiel Sport automobile Histoire du circuit de Reims

Sportifs célèbres (Rémois ou étant passés par Reims)

Jean d'Aulan Eunice Barber Bruno Bonhuil Just Fontaine Georges Hébert Raymond Kopa Paul-Henri Mathieu Robert Pirès Marcel Thil Adeline Wuillème, escrimeuse (fleuretiste) française née à Reims le 8 décembre 1975. Julien Siwiela, football américain champion d'europe junior 2006

Personnages célèbres
Sont nés à Reims

René Alexandre Adolphe d'Archiac Jean-Baptiste Armonville Arthur Baligot de Beyne Émile Barau Jean Berque Jackie Berroyer Jean Baudrillard Paul Bocquet Bruno Bonhuil Jean-Baptiste Pierre Boudet Jean-François Boulard Eugène Bourgouin Andrée Brabant Jean-Baptiste Brunet Jean Joseph Bruyant Roger Caillois Robert Camelot Général Carré Hubert Martin Cazin Gustave Louis Chaix d'Est-Ange Claire de Chandeneux Léon Chavalliaud Louis de Chevigné Simon Clicquot-Blervache Veuve Clicquot Pascal Collasse Jean-Baptiste Colbert Guillaume Coquillard Remi Armand Coulvier-Gravier Eugène Courmeaux Maurice Couve de Murville Marquis de Croissy Henri Dallier Nicolas David Jules Denisot Louis Émile Dérodé Charles Desteuque, dit l'Intrépide Vide-Bouteilles Laurent Détouche Paul de Dinechin Eugène Doyen Jean-Baptiste Drouet d'Erlon

Eugène Dupont

Philippe Entremont L'amiral Jean-Pierre Esteva Général Favart d'Herbigny Jean François Xavier Ferrand Père Féry Flin des Oliviers Jean-Louis Forain Paul Fort Foulquart Jacques Frémin Bernard Fresson Gabriel Gabrio Alfred Gérard Nicolas Eugène Géruzez Roger Gilbert-Lecomte Gilles Gobelin Jean Goulin Nicolas de Grigny Élie Guillemart Maurice Halbwachs Philippe Henriot Charles Auguste Herbé Général Herbé Paul Herbé Jean Nicolas Houzeau-Muiron Eugène Alexandre Husson Ernest Kalas Fernand Labori Louis Landouzy Jean-Baptiste de La Salle Achille Laviarde, dit Achille Ier, roi d'Araucanie Leclère, acteur. Ernest Lefèvre Maria Legault Léo Lelièvre Achille Lemot Jean-Marie Le Sidaner Simon-Nicolas-Henri Linguet Eugène Lion

Jean Charles Loriquet

Comtesse de Loynes Paul Marchandeau Henri Marteau Olivier Métra Pierre Minet Edmond Missa Môme Moineau André Morizet Robert Nanteuil Hippolyte Nazet Pol Neveux Alexandre Noll Pierre Ordioni Alphonse Périn Cécile Périn Lié Louis Périn Ambroise Petit Robert Pirès Noël Pluche Patrick Poivre d'Arvor Antoine-Rémy Polonceau René de Pont-Jest Maurice Prévost Môme Moineau Nicolas Regnesson Étienne Robert Michel Robin Nicolas Roland Léon Rothier René de Saint-Marceaux Général de Saint-Pol Pierre Schneiter Émile Senart Adrien Sénéchal Jean-Frantz Taittinger Jacques Tarbé de Saint-Hardouin Louis Théron Tronsson-Ducoudray Corneille Trumelet René Viellart Raoul Villain François Warnier Jules Warnier Paul Wenz Adeline Wuillème, escrimeuse (fleuretiste) française née à Reims le 8 décembre 1975.




Reposent  à Reims

Frère Arnould Jean d'Aulan Jean-Baptiste Caqué Jean Falala Léonard Foujita René Girier, dit « René la Canne » Théodore Goepp Jean Goulden La famille Gruss, artistes de cirque Hédouin de Pons-Ludon Henri Jadart John Littleton Maurice Maillot l'abbé Miroy, fusillé en 1871 par les Prussiens Clémence de Pibrac Albert Réville Félix Désiré Soullié Pierre Taittinger Prosper Tarbé Jacques Tarbé de Saint-Hardouin Alfred Thomas

Ont séjourné  à Reims

Guillaume d'Ercuis Barbara, lors de la composition de l'Aigle Noir, dans un bistrot bien connu Georges Bataille Gustave Bley Louis Bréhier Blanchette Brunoy René Daumal Marcel Déat Paul de Dinechin Armand Dutertre Le général Dwight David Eisenhower Lucienne Ercole Luc Étienne Claude Lefort Léonard Foujita, artiste peintre japonais Georges Hébert Robert Hossein Victor Hugo Paul Jamot Henri de Kerillis Sophie Manéglier Jean-Pierre Miquel Musidora Gustave Pierre Marie Charles Jean Melchior de Polignac Antoine Renard Maurice Renard Alexandre Gonsse de Rougeville, ou chevalier de Maison-Rouge Marie Stuart Gabriel Syveton Aimée Tessandier Roger Vailland Jean Paul II en 1996 L'acteur Shake we are

Citations

« Il n'est de cité que je préfère à Reims : C'est l'ornement et l'honneur de la France. » Jean de La Fontaine



Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Reims

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